Anli(f.. VIII
n\ DES DOCTIUNES HELIGIEUSKS DES Jl'IFS
Pour les Juifs alexandrins, les fausses divinités du paganisme sont des démons. On en a la preuve dans la version des Septante. Chaque fois qu'il est question dans rAncien-Testament des idoles païennes, la version grecque traduit par ^ai(xovia La même opinion - est également professée par l’auteur alexandrin de la seconde partie de Baruch a Vous avez, dit-il aux Israélites; auxquels » il reproche leur penchant à ridolàtrie, sacrifié à » des démons et non pas à Dieu » Cette métamorphose des fausses divinités païennes, que le texte hébreu appelle des êtres fictifs, des nonêtres, en des puissances malfaisantes, s’explique par la répulsion qu’inspira aux Juifs hellénistes l’idolâtrie des peuples païens, au milieu desquels
ils vivaient.
1. paaume xcvi (xcv dans les lxx), 5; cvi (ca- dans les lxx), 37; Deutér. wwi, 17; /i.stfYc, lxv, H] etc.
2. Elle passa plus tard dans l’Église chrOlicnne et fut adoptée par presque tous les Pères,
3. La partie de ce livre, depuis le chap. iii, 9, jusqu’ft la tin, est regardée comme l’œuvre d’un Alexandrin qui traduisit de l’hébreu en grec ce qui précède et y ajouta les chap iii, 9 ù v, 9. Kurzgef. exeget. Ilandb. zu âcn. Apnkrgph., par Fritzscbe. ï. T', p. 173 et suiv.