‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 160 sur 225 · Ésaïe, xi, 13; ix · texte numérisé non relu

Ésaïe, xi, 13; ix

i»9i DES DüCThINES KELH;iEL'SES DES JUIFS

la captivité de Babyloiie, raffermi dans son ancienne patrie, tout ce qui se rapporte à la venue du Messie prit des couleurs nouvelles. Le plus ancien document qui présente cette transformation des espérances messianiques en vues apocalyptiques est le livre qui porte le nom du prophète Daniel. Le tableau y est cependant encore incomplet ; quelques-uns des points les plus imporlanlsy manquent; d'autres y sont vaguement indiqués. On sent, en lisant ce livre et surtout en le comparant à des écrits semblables postérieurs, que Tapocalypse est en voie de formation et qu’elle n’est pas encore achevée ; mais les caractères distinctifs de ces croyances y sont déjà très-bien marqués. Ce livre est resté d’ailleurs le modèle de presque tous les ouvrages de ce genre.

Il s’agit bien encore ici du rétablissement du peuple d’Israël, .sous la conduite d’un descendant de David, du triomphe définitif du monothéisme sur le culte des idoles, d’une ère de prospérité pour les élus de Dieu, en un mot, de tout ce qui fait le fond des espérances messianiques ; mais, d’un côté, ces faits sont décrits sous un jour nouveau, avec des détails en grande partie inconnus

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aux anciens prophètes, et, d’un autre côté, ils sont rattachés à une suite d’événements qui n’embrassent rien moins que l’histoire des grandes nations figurant, à cette époque, sur la scène du monde.

L’auteur de ce livre annonce que le Messie ne paraîtra parmi les hommes qu’après que quatre puissantes monarchies se seront succédé dans la domination universelle. Les grands traits de leur histoire, les mouvements tragiques qui doivent les élev^er et les renverser sont peints d’une manière symbolique. Que par les quatre grands empires, représentés tantôt par les matières diverses qui composent la statue du songe de Nabuchodonosor », tantôt par les quatre animaux sortant du sein de la mer^*, on doive entendre les Chaldécns, les Mèdes, les- Perses et les Macédoniens , ou, comme le veulent d’autres interprètes, avec moins de raison, selon nous, les Cbaldéens, les Médo- Perses , les Macédoniens et les Romains , peu importe pour le but de nos reclierches actuelles;

J . Dan., Il, 31-43.

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