‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 178 sur 225 · partie des croyances religieuses des Perses dans · texte numérisé non relu

partie des croyances religieuses des Perses dans

le IV® siècle avant l’èrc chrétienne, et si l’on tient compte de la lenteur du mouvement de la pensée chez les peuples d'Orient, on sera sans aucun doute en droit de lui accorder une bien plus haute antiquité. Le léîuoignage de Théopompe nous

4. riuliirch., De fside et OsiriJe, § 23. Plutarque fait précéder la cilaiion de Théopompe de cette exposition de la môme doctrine : ■ Il viendra un temps fatal et prédéterminé auquel « cet Aliriman, après avoir amené sur le monde la famine et » la peste, sera détruit et entièrement exterminé par eux (les » douze dieux- faits parOnnuzd); alors la terre sera tout unie » et égale; il n’y aura plus qu’une vie et ((u’une soi te de gou- » vernement pour les hommes, qui n’auront plus <pi’une seule » langue et qui vivront heureux. »

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suffit dans tous les cas pour ivi^arder comme un fait démontré que cette eschatologie est antérieure aux croyances apocalyptiques juives, dont la première apparition se trouve dans le livre qui porte le nom du prophète Daniel et qui est généralement reconnu comme composé à l’époque d’Antiochus Épiphane.

Le passage de l’écrivain grec contient quelques traits qui ne sont pas mentionnés dans le Vendis dad, mais qui se retrouvent dans quelques autres écrits religieux rnazdéens. C’est là déjà une preuve que plusieurs des développements dont nous avons parlé sont d’une date ancienne. Telle est aussi l’opinion de tous les hommes compétents ; ils regardent ces livres, quoique d’une époque postérieure au Vendidàdj comme renfermant des idées, probablement même, des fragments, remontant à

des temps reculés ‘ .

i. Le Bûundehesch coiUieul l’exposition là plus détaillée de l’eschatologie mazdéenne; mais on ne peut en ap[»eler à ce livre qu’avec la plus grande circonspection, non-seulement parce qu’il est d’une époque comparativement moderne, sa rédaction déünilive étant postérieure <\ l’ére chrétienne , mais encore parce qu'il contient une foule d’éléments étrangers à l’ancien mazdéisme et empruntés au judaïsme et quelques-uns môme au christianisme

ÜES DüCTKINES RELIGIEUSES DES JUIFS

■ D’après ces documents, Çaoshyanç apparaîtra sur là terre à la fin de la quatrième dynastie perse. La décadence de cette dynastie sera marquée par de terribles calamités. Les nations coalisées engageront une longue lutte avec les adorateurs d’Orinu'zd.' Le sang coulera à grands flots ; semblable à un fleuve impétueux, il pourrait mettre en mouvement les roues d’un moulin. Les méchants triompheront des hommes vertueux, les peuples impurs des vrais adorateurs de la lumière. Quand tout semblera désespéré, deux prophètes, Oschcder-Bami et Oscheder-Mah, viendront successivement sur la terre pour préparer l’œuvre de Çaoshyanç D’après un passage du Minokhired

• 1. Glose de la Iraduclion Houzvarescfi smt le Yaçtui, hymne 28. Ce point pourrait bien ne pas appartenir à l’ancien mazdéisme et n’ôtre qu’une imitation postérieure de la doctrine juive des précurseurs du Messie. Spiegel, Avesta, t. I, p. 32 et 244. note I.

2. Il ne nous est pas prouvé non plus que ce règne de mille ans des précurseurs de Çaoshyanç soit d’origine \Taimenl mazdéenne. Cependant \c Minokhired , quoique de l’époque des Sassanides, semble se rattacher de beaucoup plus près que le Boundehesch aux anciennes traditions des Perses. La polémique très-vive qu’on y trouve contre les autres religions alors connues dans la Perse peut faire croire que son auteur ou son com-

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chacun de ces précurseurs du libérateur régnera un hazare^ c’est-à-dire mille ans S et ajoutera un nouveau livre (Nosk) aux révélations anciennes. Le malfaisant Dahak, qui était enchaîné à la montagne Demavand,’ verra tomber ses fers, et il s’abattra sur le monde. C’est alors que Çaoshyanç viendra au milieu des vrais adorateurs de la lumière, pour rétablir la loi d’Orinuzd, chasser la fraude et le mal, et fonder la cinquième et dernière période.

La longue lutte engagée entre Ormuzd et Ahriman sera terminée, non par l’anéantissement de celui-ci, mais par ce que nous pourrions appeler sa conversion. Ahriman, avec son armée d’esprits rebelles, se prosternera devant Ormuzd, proclamera sa puissance et sa supériorité, et se joindra

pilateur cluit peu porté à faire des emprunts, soit an judaïsme, soit au christianisme.

I. M. Spiegel prétend que ce mot Juizare, (jui signitie nulle, ne fut employé plus tard que pour désigner la durée du i*ègne de chacun de ces deux prophètes. Il parait cependant que ce mot conserva sa signification primitive; ainsi les célèbres ruines, connues sous le nom de Tchéhel-Minar, les quarante colonnes, sont ainsi nommées Hazar-Sutoun , les mille colonnes. Svl. lie Sacy, Mémoire sur diverses antiquifés de hf l*erse, p. 1, note I .

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aux chœurs des esprits bienfaisants *• Ainsi, à la fin des temps, tout rentrera dans la communion universelle du bien, tout, jusqu’aux hommes impurs qui s’étaient opposés à son triomphe , jusqu’au prince du mal et à la ténébreuse cohorte des Dævas. La pure satisfaction de voir la conversion des méchants est l’objet des prières des fervents sectateurs du mazdéisme

(^,hangez les noms des acteurs de ce grand drame mazdéen,et vous croirez lire une apocalypse juive. La ressemblance entre l’une et l’autre s’étend jusqu’aux moindres traits de détail. La cinquième monarchie de Daniel correspond à la cinquième dynastie fondée par le libérateur Çaoshyanç. Le prince des mauvais esprits se mettant à la tête des peuph‘s idolâtres j)Our combattre les élus de Jéhovah, ressemble fort au prince des té-

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