‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 180 sur 225 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

dortrinfls de l'immortalité do

rdnio et do la rêsiiiTPctioii

des corps.

Ni la doclrine de rimmortalilé de Tâme, ni colle de la résurrection des corps ne font partie des enseignements mosaïques. Nous n'avons pas ici à peser les conjectures plus ou moins hasardées par lesquelles on a voulu, à diverses reprises, expliquer ce silence. 11 nous suffit de constater que la sanction de la Loi est placée par le mosaïsme sur la terre, et que, selon lui, la piété reçoit sa récompense et Fimpiété sa punition pendant cette vie.

C’était cependant une opinion populaire parmi les enfants d’Israël que tout ne finit. pas entièrement à la mort. L’homme, après avoir répandu son âme avec son sang S ou l’avoir exhalée avec son dernier souffle devient une ombre faible et

1. (.'en,, IX, 3-6; Lévit., xvii. 11; Deul., xii, 23. i. (Jeu., XXXV, 18; 1 Rois, xvii, 21.

:i3f> DKS ÜOCTRINKS HELKMKUSES DES JUIFS

légère*, el descend au scheol séjour ténébreux 'S situé dans les entrailles de la terre fermé de solides portes, que des incantations criminelles et prohibées pourraient seules momentanément .forcer Le juste el Timpie, le bon el le méchant vont également habiter dans ce lieu où il n’y a ni à craindre les calamités trop ordinaires à la vie humaine, ni à espérer les quelques moments de bonheur qui rembellissenl •

Les prophètes idéalisèrent quelque peu le fond de la loi mosaïque ; ils n’y ajoutèrent rien. Si par suite de ce développement des esprits qui s'opère même parmr les nations les [)lus enfermées en . elles-mêmes, ils la comprirent dans un sens plus élevé que ne ravaiem fait leurs aïeux, s’ils ne se contentèrent pas d’en réclamer une observation purement extérieure, et s’ils voulurent que le

Page 1