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sive, que la promesse de la délivrance des enfaiils d’Israël, délivrance que les évéïierncnls semblaient rendre à jamais impossible, et c’est pour en bien marquer Timpossibililé , selon le cours naturel des choses, qu’elle est comparée à la résurrection des corps morts. Ces deux passages sont Esaïe, XXVI, 18 et 19, et Ézéchiel, xxxvii 1-14. Leur discussion détaillée nous écarterait trop du but que nous nous proposons ici ; maris nous pouvons renvoyer à l’explication que les deux prophètes donnent eux-mêmes de la figure qu’ils emploient (ÉsAÏE, XXVI, 20 et 21 et Ézéchiel, xxxvii, 11-14); elle vaut mieux (jue toute discussion exégéliepie, pour donner le véritable sens de leurs paroles.
Le point de vue mosaïque- persista dans la masse du peuple juif, dans la Palestine, longtemps après le retour de la captivité de Babylone. La doctrine de la résurrection des corps n’était pas encore universellement reçue du temps de Jésus- Christ. Enseignée dans les écoles des pharisiens, elle était inconnue à la plupart des Juifs. Nous en avons une preuve incontestable dans l’Évangile de saint Marc, ix, 10. Quand, après sa transfi-
guratioii, Jésus-Christ défend à Pierre, à Jacques cl à Jean, de parler de la scène dont ils viennent d’élre témoins, jusqu’à ce qu’il soit ressuscité des morts, les trois apôtres ne comprennent pas ce que le Maître veut dire et se demandent entre eux, avec anxiété, ce que c’est que la résurrection des morts *•
Ce passage de l’évangéliste est tellement concluant qu’il pourrait nous dispenser de toute autre preuve. Nous ferons cependant observer que la plupart des livres apocryphes de l’Ancien Testament, qui nous représentent les opinions de l’époque à laquelle ils furent écrits, ne parlent ni de riinmorlalilé de l’âme, ni de la résurrection des corps, et ne connaissent pas d’autre récompense pour l’homme juste que la prospérité terrestre, ni d’autre châtiment pour l’impie que les maux qui l’atteignent pendant cette vie. La mort est encore un objet de terreur -? Celui qui a fini sa carrière terrestre, a quitté la lumière , comme le fou a perdu l’entendement il est semblable à celui qui
,4 1. il/arc, IX, 1 0 .^