‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 184 sur 225 · Ibid., VI, 1 ot 4, XXII · texte numérisé non relu

Ibid., VI, 1 ot 4, XXII

jamais Aucun document palestinien ne parle de rimmorlalilé de Tame ; aucun livre alexandrin de la résurrection des corps.

Celte division, si nettement tranchée, nous impose Tobligalion d’examiner à part cc qui regarde chacune de ces deux doctrines. Nous commencerons par celle de l’immortalité de l’âme, dont la détermination offre bien moins de difficultés que celle de la résurrection des corps.

Do l'origine de la doctrine do i’immorlalitô do i'àmc chez las Juifs

d’Alexandrie.

Les documents que nous avons ici à considérer sont les livres de la Sagesse de Salomon et les

i. Il est à peine nécessaire de faire remarquer que ces doux doctrines, quoique destinées à conduire au même résultat, à l’idée de la permanence do la conscience individuelle dans un monde futur et à celle d’une rétribution définitive, sont fort distinctes et indépendantes Tune de l’autre. L’histoire montre que la doctrine de la résurrection des corps a dominé surtout dans les lieux et dans les temps où l’on n’avait pas une idée nette de la spiritualité de l’àme, ni par conséquent de son immorlalité, et que d’un autre côté, la do<!lrinc de l'immortalité de Tàme a eu pour effet, là où elle s’établit solidement, d’affaiblir la croyance à la résurrection ries corps.

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nombreux écrits de Philoii, le plus parfait représentant de la philosophie judéo-alexandrine.

D’après l’auteur de la Sagesse de Salomon, l’âine est un esprit de vie, pleine d’activité faite à l’image de Dieu Elle vient habiter dans le corps ; mais elle lui est antérieure ^ ; elle y est enfermée comme dans une maison d’argile qui l’appesantit et borne ses facultés Elle doit lui survivre, parce qu’elle est faite pour être immortelle Il semble cependant que, d’après ce livre, l’immortalité n’est réservée qu’à l’âme innorente‘% et que les vicieux sont destinés à périr et à disparaître entièrement

Le même ordre d’idées se trouve dans Philon, mais d’une manière plus explicite. Et d’abord ,' l’âme est représentée comme antérieure à la formation du corps. En venant l’animer, elle quitte

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