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rendra les membres qu’il perd par altachemenl pour sa Loi (vu, i l). Les autres meurent dans la môme confiance, et la mère les console par ces paroles : « Le créateur du monde, au jour de sa » miséricorde, vous rendra l’esprit et la vie que » vous allez perdre pour lui. » (vu, 23.) L’auteur de ce livre a mis dans la bouche de cette pieuse femme la raison par laquelle on expliquait déjà <*ette croyance. Dieu, qui a donné une première fois la vie, peut bien la rendre à ceux qui lui sont (idèles et qui meurent pour obéir à sa Loi. C’est une restitution commandée par la justice. Celui qui donne sa vie pour Dieu, la recevra une seconde fois de sa miséricorde L
1. 2 ^facc., VII, 23. Cel argumenta éti' depuis reproduit presque constamment, te Si Dieu, dit Alliériagore, a pu former les corps des hommes dans un temps où ils n'dtaient pas, il pourra aussi, quand il lui jdaira, les rappeler à l’existence quand ils ne seront plus. {De la résurrection des' corps^ deuxième partie.) » De môme, Tcrtullien : Cl utique idoneus est rcficere, qui fccit; quanto plus est fecisse, quam rcfccisse; initium dédisse, quam reddidisse. lia restilutionem carnis faciliorem credas instilutione (De resurrectione carnis, §11). La théologie moderne se sert du môme argument. « Je ne vois pas, dit Pascal, qu’il y ail plus de difficulté de croire la résurreclion dos corps que la création. Est il plus difficile do reproduire un homme que de le produire? »
3λ2 DKS DüCTUINKS HKUGIKUSKS ÜKS JUIFS
Les enfants cTIsracl doivent-ils seuls jouir du bénéfice de la résurrection des corps ? Nous ne trouvons dans le second livre des Maccabées aucun passage qui puisse donner une solution précise à cette question. Les menaces que les sept martyrs font entendre à Antiochus Épiphane ne se rapportent qu’aux choses de cette vie ; mais il serait peut-être téméraire d’en induire que la punition divine ne doit pas, dans l’esprit de l’écrivain juif, aller au delà. Nous ne voudrions pas trop insister non plus sur les paroles du quatrième martyr, qui déclare a son persécuteur qu’il n’y aura pas pour lui de résurrection de vie ' ; car, à la rigueur, cette déclaration pourrait signifier seulement qu’ Antiochus n’a pas à espérer un sort heureux dans la vie future. Cependant, l’impression générale que l’on rapporte de la lecture de ce chapitre vu, c’est que, dans l’opinion de l’auteur, la résurrection des morts est réservée aux seuls enfanis d’Israël fidèles à la loi de Dieu
1. So( dvdtixMtç £tç C</)T}v oux’eatai; 2 Maccah. vu, 14. Coni|>., ibid.y XII, 44.
2. Lo quatrième livre des Macoabèos annonce , au contraire, que le méchant est menacé de tourments qui doivent servir sa
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Quant à Tépoque à laquelle elle doit avoir lieu, on peut la voir indiquée dans les mots iv tü> ÈXést : les morts ressusciteront au temps de la miséricorde, c’est-à-dire au commencement du règne du Messie. L’auteur du livre de Daniel place au môme moment ce grand événement.
Il est encore question de cette croyance dans deux autres passages de ce second livre des Maccabées (xii, 44 et 45, et xiv, 46). Encore ici elle nous est présentée comme l’espérance et la consolation des fidèles Israélites qui combattent ou qui meurent pour la défense de la religion nationale. La forme du verset 45 du chapitre xii semble impliquer qu’elle n’était pas généralement reçue parmi les descendants d’Israël et qu’elle était particulière à un nombre plus ou moins limité de Juifs. D’un autre côté, nous Savons qu’elle faisait partie des doctrines des pharisiens. C’est ce que nous apprend Josèphe Le Nouveau Testament
purification (x, 16; ix, 9; xiii, 15). Ce livre est d'une date postérieure au deuxième livre des Maccabées, dont il n’est du reste qu'un remaniement développé.
I. (luerre des Juifs^ ii, 8, 14; Antiq.^ xviii, I, 3; Actes, \xm, 8. Josèphe représente la doctrine des pharisiens sur l'Ame comnje une espj^e de métempsycose. Mais il est naturel de
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rend le même témoignage à celte secte. Enfin le ïalmud , qui est son œuvre , enseigne partout celle doctrine de la résurrection des corps.
Tout nous porte à croire que c'çst dans les écoles des pharisiens- que celle croyance se développa. « C’est par elle , nous dit Josèphe qu’ils acquirent une si grande autorité parmi le peuple, qu’il suit leurs opinions dans tout ce qui regarde le culte divin et les cérémonies religieuses. » On peut croire que leur patriotisme, sentiment toujours et partout si bien accueilli de la multitude, ne contribua pas peu à consolider leur influence, l^cs pharisiens jouèrent certainement un rôle considérable dans le mouvement national excité par la persécution d’Anliochus Épiphnne ; ou , pour mieux dire, ce fut probablement à cette époque que les Juifs fervents, attachés à la fois à l’indépendance de leur pays et aux traditions qui s’étaient formées dep'uis la restauration de la nation , se rapprochèrent dans un commun danger, serrèrent
noire qu'il ne se scnil de relie manière de parler que pour se faire comprendre des Grecs, auxquels la dorlrine de la résurrection des corps était entièrement inconnue. Arfr^, wii, 32.