‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 19 sur 225 · rimolA.iii, 4 S · texte numérisé non relu

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DES DOCTRINES RELIGIEUSES DES lUIFS 7

suite du discours que les interprètes juifs. Quand ils lisaient dans un prophète : « J'ai ramené mon fils hors d’Égypte * » , paroles qui se rapportent à la délivrance des Hébreux de la servitude dans laquelle les Égyptiens les avaient tenus,* ils se rappelaient que Jésus, dans son enfance, avait été aussi ramené d’Égypte, et ils lui appliquaient ce passage, dans lequel ils voyaient une prophétie messianique.

A Alexandrie, c’étaient desallégories continuelles qu’on se plaisait à voir dans les Écritures. Cette méthode d’interprétation ne fut pas étrangère à ceux des premiers chrétiens qui étaient hellénistes de naissance. La Genèse parle de Sara, femme d’ Abraham, et d’Agar,sa concubine. Philon prétend 'que celle-ci est le symbole de la science profane, qui n’a pas d’autre valeur que de servir de préparation à la science divine, et que celle-là représente cette science divine , couronnement de la première *. N’est-ce pas par quelque enchaînement analogue d’idées, dans tous les cas, par l’emploi de

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