Actes
PRÉFACE
de la vie S le Sauveur Ceux qui neTavaient pas connu personnellement s’cn firent uneimagc idéale, et cet idéal grandissant de plus en plus,' par un
effet naturel de la vénération des fidèles, il ne s’é-
coula pas un temps bien long avant qu’on ne se représentât le fondateur de la religion chrétienne comme élevé au-dessus des conditions de l’existence humaine. Il fallait un nom pour désigner cet idéal divin. Un juif helléniste, converti au christianisme, trouva que tout ce que Philon dit de son
Dieu second convenait à merveille à Jésus; il lui »
donna en conséquence la qualification de Logos, bien persuadé, non-seulement qu’il restait dans la vérité chrétienne, mais encore qu’il expliquait fort heureusement la nature surhumaine du Sauveur. Tous les chrétiens, juifs hellénistes d’origine, — et le nombre en était relativement considérable, —
adoptèrent avec empressement une dénomination
qui exprimait très-bien l’idée qu'ils sc faisaient du