IbM., XXIV, 3 et suiv
G. Proverbes, viii, 22-31.
entre le modèle et la copie. Dans Tun et dans Taii' tre, la Sagesse est antérieure à la création *; mais dans les Proverbes, elle assiste en spectatrice, ou tout au plus en conseillère, à la production de Tunivers ^ tandis que dans l’Ecclésiastique, elle crée elle-même toutes les choses Faut-il voir dans les paroles de Jésus, lils de Sirac, une prosopopée poétique ? ou bien regarde-t-il la Sagesse comme une hypostase, comme une première émanation de la divinité, comme un Dieu second, ainsi que s’exprime Philon? Il est difficile de se prononcer; les critiques sont loin de s’entendre. Mais c’est un fait certain que la personnification de la Sagesse est plus hardie, plus fortement dessinée dans l’Ecclésiastique que dans les Proverbes.
Enfin, il est un trait qui nous découvre la profondeur des modifications qui s’étaient déjà produites dans la manière de penser et de vivre de la nation juive. Tandis que dans la période hébraïque,