Matth. XXII, 16; Marc., ni, 6; xn, 13, vni
2. Othonis Lexicon rabbin, au mot Herodiani ; Winer, Biblisches Beawdrtcrb, t. i, p. 672 et.573.
DES DOCTRINES RELIGIEUSES DES JUIFS iSl
térilés et professant des doctrines différentes de celles de la foule. Jean-Baplisle menait une vie à peu près semblable, et le portrait qu’Hégésippe a tracé de Tapôtre Jacques * rappelle celui que Josèphe a laissé de Bane.
L’ascétisme dont il est ici question était bien plus prononcé que celui des esséniens. Il s’alliait d’ailleurs à une certaine indépendance d’esprit qui était inconnue dans la secte essénienne.>Il se. distingue bien plus encore du naziréat, avec lequel on l’identifie d’ordinaire. Les vœux des naziréens, soit qu’ils ne dussent durer qu’un certain temps, soit qu’ils s’étendissent sur la vie entière, n’imposaient a celui qui les avait prononcés, ni une abstinence complète, ni une séparation absolue de la société. Au contraire, Bane et les ascètes qui lui ressemblaient étaient dans le principe de véritables solitaires ; ils s’étaient condamnés a une pénitence continuelle, ils n’avaient non plus rien de commun avec les pharisiens, dont ils méprisaient sans doute les petites pratiques de piété. Jusqu’à queL point tenaient-ils au judaïsme officiel ? Il est