Reuss, ibid., l. i, p
valent entendre et parler Fidiome de ceux. avec’ lesquels ils avaient à traiter. Ils s’approprièrent donc la langue grecque pour l’usage de la vie commune d’abord, et ils arrivèrent bientôt à ne plus pouvoir s’en passer dans les autres sphères de la pensée
Il devint alors nécessaire de traduire en grec les livres de la Loi. Ce besoin se fit sentir principalement à Alexandrie, où la masse des luifs était plus considérable que dans aucune autre des villes grecques. La célèbre version des Septante n’a pas (Fautre origine. Quoi qu’en disent les légendes inventées parles Juifs alexandrins pour en relever l’autorité, elle ne fut faite que pour mettre la Loi à la portée des Israélites qui avaient oublié la langue sacrée !• Ce ne fut que plus tard que les autres livres de l’ Ancienne Alliance furent traduits en grec. La, traduction du Pentateuque, la seule partie indispensable au culte public et à l’instruction du peuple, fit naître ensuite la pensée et le désir de traduire tout le reste de l’Ancien-Testament.
L’existence de cette version est une preuve con-