‹ Des doctrines religieuses des JuifsChapitre 78 sur 225 · Munk,- la Palestine^ p · texte numérisé non relu

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vaincante de rattachement que les Juifs alexandrins conservèrent pour la foi de leurs pères. Partout où les Israélites se trouvaient en nombre sifflisant pour constituer une communauté religieuse, leur premier soin était de fonder une synagogue.

Ni les préjugés et les préventions des masses, ni le mépris des classes éclairées ne purentles détourner de leurs croyances. Us réussirent à convertir des païens au monothéisme aucun d’eux ne î3e décida à faire fumer un encens sacrilège sur les autels des dieux de la Grèce.

Mais si le monothéisme ne courait aucun danger parmi les Juifs hellénistes, il ne pouvait se faire que leurs -conceptions religieuses ne prissent une direction différente de celle qui régnait dans la . Judée. Loin de leur patrie et des opinions séculaires qui s’y étaient formées, au milieu de nations accoutumées a un courant d’idées différent, dans des villes populeuses où les croyances, les langues, les .mœurs les plus diverses venaient chaque jour

if Le nombre des païens qui incUnaient pins ou moins vers le judaïsme était fort considérable à l’époque de la naissance du christianisme, et c’est parmi eux que la religion nouvelle obtint ses plus brillants succès. Rsuss, ibid., 1. 1 , p. 97 et 98.

se rencontrer, se heurter, se mêler, où la nature des choses amenait ou favorisait du moins un mouvement de confusion et d’assimilation , où, pour ainsi dire, un courant d’air plus libre tendait à balayer les lourdes vapeurs des préjugés locaux, les Juifs hellénistes étaient amenés a ouvrir leur esprit à des idées nouvelles, généreuses, cosmopolites, tout à fait étrangères à leurs frères de la Palestine, que tout retenait dans le cercle étroit de leurs habitudes nationales *.

A Jérusalem, tout élément étranger se présentait en ennemi. Le sentiment général le repoussait comme une impiété et comme une menace à la religion établie par Dieu lui-même. Au contraire, les Juifs répandus parmi les nations de l’Europe, de l’Égypte et del’Asie-Mineure, étaient forcés de reconnaître qu’ils étaient eux-mêmes les étrangers, qu’ils devaient s’accommoder de la présence des païens comme on s’accommodait de la leur, et qu’ils n’avaient pas le droit de s’attribuer une supréniatie qu’on n’était d’ailleurs nullement disposé à leur accorder. Le spectacle d’une civilisation

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