‹ Des doctrines religieuses des juifs pendant les deux siècles antérieures à l'ère chrétienneChapitre 56 sur 56 · DES DOCTRINES DE LA THÉOLOGIE JUIVE · texte numérisé non relu

DES DOCTRINES DE LA THÉOLOGIE JUIVE

Chapitre I er . De la doctrine de Dieu. — Le triomphe du monothéisme en Israël date de l’exil de Babylone : 1° Les théophanies et les anthropomorphismes expliqués dans un sens spiritualiste par la version des Septante et par les Targums; — 2° Dieu est incompréhensible à la raison humaine. Théorie de l’Ecclésiastique. Théorie de Philon. Superstitions populaires sur le nom inetfable de Jéhovah. — 3° Spéculations mystiques sur le nom de Jéhovah. Elles partent du principe que Dieu est trop pur pour être en rapport immédiat avec les choses créées; ce principe conduit à la théorie des êtres intermédiaires. . , . , 143

Chapitre II. De la doctrine du Verbe. — Cette doctrine est commune aux palestiniens et aux alexandrins. Elle n’a pu cependant prendre naissance que dans la Palestine. — 1* L'origine de cette doctrine est rapportée à l’influence du mazdéisme et à celle du platonisme. Discussion de

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cette hypothèse. La doctrine du Verbe ne dérive ni du mazdéisme dont la doctrine sur ce point est entièrement différente de celle des Juifs, ni du platonisme dont le Logos représente toute autre chose que le verbejuif. — 3° La doctrine du Verbe est la conséquence de la doctrine juive de Dieu. Elle se rattache à quelques formes de langage propres aux livres de l’ancienne alliance 178

Chapitre III. De l’angélologie. — L'angélologie dans les écrits antérieurs A la captivité de Babylone, Elle n’est pas encore définie et arrêtée. 1* Cette doctrine prend de nouveaux développements dans la théologie juive pales tinienne. Uiérarchie, noms et fonctions des anges. — Influence du mazdéisme sur la formation de l’angélologie des Juifs de la Palestine et de la Babylonie. — 2° Angélologie des esséniens, doctrine métaphysique des êtres inter médiaires. — Angélologie de Philon calquée sur les théories de Platon touchant la chute des âmes et les dieux contingents 216

Chapitre IV. De la démonologie. — Démonologie des anciens Hébreux renfermée dans les limites de quelques vagues croyances populaires. Azazel, Satan. 1° La croyance aux mauvais esprits répugne au monothéisme. Elle se développe dans la Babylonie et dans la Palestine sous l'influence du mazdéisme. Le v Livre de Tobit. Opinion superstitieuse de Josèphe.— 2° La démonologie des alexandrins est plus grave. Les dieux des païens sont des démons. Le diable a introduit le mal et la mort dans le monde. — Philon ne donne aucune importance à ces croyances. — 3° Démonologie despseudé-

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pigraphes de l’Ancien Testament très-développée. Noms et hiérarchie des esprits du mal, lis sont des anges déchus. Origine de cette légende. Elle se rattache à Genèse vi 2 et 4, mal traduit par les Septante , et elle a pris naissance dans une secte juive ascétique de l’Égypte 240

Chapitre V. Des croyances apocalyptiques. — Définition de l'a'pocalypge. Elle n'est propre qu'au judaïsme palestinien et babylonien. 1° Son développement depuis le Livre de Daniel jusqu’à l'ère chrétiepne. — 2° Les croyances apoca lyptiques sont une extension des espérances messianiques. La philosophie grecque a été étrangère à leur formation. — 3° Influence du mazdéisme sur la transformation des espé rances messianiques en idées apocalyptiques — 4° De quelle manière s'est exercée cette influence et jusqu’à quel point elle a agi 266

Chapitre VI. Des doctrines de l'immortalité de l’âme et de la résurrection des corps. — Ces deux doctrines ne sont propres qu’au judaïsme, la première au judaïsme alexandrin et la seconde aux synagogues de la Palestine et de la Babylonie. 1° De l'origine de la doctrine de l’immortalité de l’âme chez les Juifs d’Alèxandrie. — Théorie de l’âme dans la Sapience et dans Philon. Elle dérive du platonisme ; mais les Juifs alexandrins prétendent la rattacher aux enseignements de Moïse. 2» De l’origine de la doctrine de la résurrection des corps chez les Juifs de la Palestine. — § 1. Celte doctrine se développe peu à peu Livre de Daniel, le 2 Maccabées. — § 2. Elle n’est pas le produit de la spéculation philosophique. — § 3. Elle n’est pas due à l’in-

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fluence égyptienne. — §4. Elle a suhi dans 8a formation quelque action du mazdéisme. — & 6. Mais elle n'est pas un emprunt pur et simple fait aux croyances persanes. § 5. La doctrine Je I* résurrection des morts doit être rat tachée aux idées apocalyptiques, dont elle est un postulat, et dont elle est inséparable dans sa portée religieuse comme dans sa formation historique 311

Chapitre Vil. Les idées morales. — 1° État moral de l'homme. Dignité morale. Le libre arbitre. Le péché originel. — 2° Règle morale — Tendance juridique des écoles palestiniennes. La réglementation morale. VOpus uperatum. Le particularisme juif. — Opposition du point de vue spiritualiste à cette tendance dans les écoles de la Judée. ■ — Tendance spiritualiste de la morale des judéo-alexandrins. La raison, législateur suprême de l’homme. La pureté de l’intention. Ascétisme. Universalisme. . . 259

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