‹ Des douanes dans l'empire romainChapitre 5 sur 16 · I. La PRBMiàRE PROVINCE A CONSTITUÉ l'AsiA · texte numérisé non relu

I. La PRBMiàRE PROVINCE A CONSTITUÉ l'AsiA

Après la défaite d'Antiocbus à Magnésie, sur le Sipyle, les Romains (565 de Rome, 189 avant J.-G.) envoyèrent le consul Gn. Manlius et dix commissaires sénatoriaux pour organiser les territoires conquis ; la province paraît avoir été définitivement constituée en 133 avant J.-G., après la mort d'Attale 111, roi de Pergame, qui transmit par testament son royaume au peuple

< StraboQ, liv. XII, ch. III. 1 , traductioi d'Amédée Tardieu, tom. Il, pag. 483.

romain; cette province fut l'objet d'organisations successives de la part de M. Aquilius, Sylla, Lucullus, Pompée, César et Auguste.

La capitale politique, administrative et financière de la province fut Éphèse ; ses limites n'ont pas beaucoup varié pendant les trois premiers siècles de Tempire, les voici telles que les indique M. Waddington * : a En tenant compte de ces remarques, et en les contrôlant par les listes de villes de la province, rédigées par Pline au i'''' siècle et par Ptolémée au milieu du ii'', on peut déterminer fort exactement les limites de la province d'Asie pendant les trois premiers siècles de l'empire. Commençant par le nord, le cours duUhyndacus servait d'abord de limites' jusqu'un peu au delà de la ville de Hadriani, qui appartenait à l'Asie et non à la Bithynie ; la frontière se dirigeait ensuite à l'est, passant au nord de Dorylœum, atteignait probablement le Sangarius, puis redescendait au midi, en passant à l'est de Midaeum, d'Amorium et de Philomelium, qui était la ville la plus orientale de la province ; de là, la ligne pass ^ au nord d'Antioche et d'ApoUonie, qui appartenaient à la Pisidie, descend entre cette dernière ville et Apamaea Cibotus, et se dirige ensuite vers Cibyra, qu'elle laisse un peu à l'ouest, pour gagner la mer, vers Temboucbure du Calbis. y>

Dans cette province, nous trouvons beaucoup de cités qui, à certaines époques, ont joui de l'autonomie, privilège très important, mais plus ou moins étendu suivant la volonté du peuple romain, qui l'accordait; les unes le devaient à la résistance opi* ni&tre contre Antiochus, les autres à la fidélité au peuple romain dans les guerres contre Mithridate ; d'autres à des causes particulières: protection d'un grand personnage, antique origine....

De ces cités privilégiées, nous citerons : Apbrodisias, qui obtint d'Antoine la liberté et Timmunité (39-35 av. J.-C.)' ;

Cyzicus : cette cité nous montrera combien précaire était

* Lebas et Waddington ; Voyage archéologique en Asie Mineure ; fastes con^ sulaires de la province d'Asie, toni. Ill, pag. 663. ^ Pline., //. N.. V, § 14Î.

3 PliDCp //. N. V, i 106.— G. L G., 2737, 2845. iïg^tpwrj im Mltw^t.

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l'état des cités privilégiées ; Gyzique perdit sa liberté en 20 avant J.-C • ; elle lui fut de nouveau accordée en 15 avant J. -G. *, et elle la perdit de nouveau en 24 après J.-C. *;

Enfin Ilium, à laquelle les privilèges les plus étendus furent accordés « propter incly tam nobilitatem civitatis et propter con- ]>junctionem originis RomansB, Iliensilus jam antiquitus et senaotusconsultisetconstitutionibus principum plenissima immunitas »tributa est^.D

IL Province de Bithynie bt de Pont.

Cette province, sous le nom de Bithynie, fut organisée en 680 de R. (74 av. J.-G.), à la mort de Nicomède III, qui par testament Tavait donnée au peuple romain ; la partie occidentale du royaume de Pont y fut annexée, et Pompée la divisa en onze districts. La frontière vers Test fut longtemps indécise et suivait les chances des armes et de la politique romaine ; des renseignements nombreux sur l'administration de la province nous sont donnés par Pline le Jeune, qui fut dans ces provinces le commissaire impérial extraordinaire de Trajan.

Peu de cités privilégiées existaient dans cette province. Nous pouvons citer Âmisus : cette ville avait reçu d'Auguste son autonomie, non pas par suite d'une coocossion gracieuse de ce prince, mais comme conséquence du traité d'alliance fait entre les Romains et les Amiséens, ce qui résulte de la correspondance de Pline et de Trajan*.

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