‹ Des droits de successionChapitre 11 sur 112 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Succession ab intestal

123%. — Les notions générales que nous avons données en tête de notre étude nous ont fait pressentir l'influence que devraient exercer sur le réglement des droits du conjoint les diverses conceptions qu'on s’est faites aux différentes époques de la notion du mariage et de la nature des rapports entre les époux. Nous venons déjà de vérifier l'exactitude de cette observation, en recherchant, dans une partie préliminaire, comment avaient été

réglés dans les législations primitives les droits de succession de l'époux survivant. Mais c’est spécialement ici, dans cette première partie de notre étude, où nous allons suivre chez un même peuple, depuis ses origines jusqu’à sa chute, la marche ascendante de la civilisation, que va nous apparaître, en même temps que l'utilité des notions qui précèdent, l'exactitude des réflexions générales qu’elles nous suggéraient.

Nous allons voir à Rome, dans une première période, le droit civil dénier au mari tout droit de succession sur les biens de sa femme, dans les cas, assez rares au début, où celle-ci en mourant laissera un patrimoine, et refuser également à la femme en tant qu’épouse tout droit sur la succession de son mari. — Nous verrons, dans une seconde période, le préteur inaugurer timidement un système successoral original, où figurera le conjoint, mais à un rang dérisoire, et il nous faudra attendre jusqu’à la fin de l’Empire pour voir consacrer, non pas au profit du conjoint en général, mais seulement au profit du conjoint pauvre, un droit sérieux, qu'il pourra fairé valoir en présence des héritiers les plus favorables.

SECTION I

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