‹ Des dyspepsiesChapitre 101 sur 122 · PARTIE 11. DT8PEF8IE6 HABITUELLES · texte numérisé non relu

PARTIE 11. DT8PEF8IE6 HABITUELLES

D. De la glace, des boissons et des aliments froids dans le traitement

de la dyspepsie flatuletite.

L'eiqploi des boissons glacées^ et surtout l'emploi de la glace concassée x)u miaux râpéCy ou préparée soit <en sorbets, soit en fromage glacé^ a été recom* mandée ; et, pour ce qui ma concerne, j' en ai généralement observé de meilleurs effets que de la plupart des autres rernêdes yivé^ery^nt toujours la première place, dans les dyspepsies.de tout genre, dans celte*ci en particulier, au régime et à l'exercice, généralement plus efficaces que tous les remèdes. La glace me parait agir ici principalement comme tonique, comme stomachique , selon l'expression vulgaire. Nous avons déjà, dans l'article consacré au traitement de la dyspepsie en général , signalé, pour un certain nombre de personnes, les bons effets obtenus de l'emploi des boisson^ glacées aux repas et du régime froid en général. Us nous paraissent plus particulièrement applicables encore dansi la dyspepsie flatulente. Sans faire un précepte de leur usage dans cette forme de dyspepsie, nous engageons du moins à en essayer, à n'y renoncer que dans le cas où leur effet serait nul ou nuisible.

Indépendamment de l'action tonique des aliments froids et surtout de la glace, on ne peut méconnaître qu'ils n'aient encore une action condensatrice^ particulièrement sur les gaz renfermés dans la première

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partie du canal digestif. Mais je me hâte d'ajouter que cette action est fort limitée, qu'elle cesse, de toute nécessité, à mesure que la température des substances froideç introduites dans l'estomac, s'équilibre avec celle des substances qui y existaient auparavant. Toutefois, même en tenant compte de toutes ces conditions, lorsqu'un repas se fait en totalité avec des substances glacées ou très-froides, l'estomac ne contenant guère, avant l'ingestion des aliments, que des gaz, ceux-ci subissent nécessairement par l'inges* tion successive de ces substances froides, pendant toute la durée du repas, une condensation qui diminue d'autant le volume des gaz et la distension qui en est T effet.

E. Des boissons et des aliments très-chauds dans le tpaitement des

dyspepsies flatulentes.

On trouvera sans doute fort extraordinaire qu'après avoir signalé la glace et les aliments glacés, comme ayant une action favorable dans la dyspepsie flatulenté, nous proposions, dans le traitement de la même maladie un moyen tout opposé, c'est-à-dire l'emploi des boissons et des aliments très-chauds. Il y aurait assurément là quelque chose de complètement illogique, si la dyspepsie se montrait constamment sous la même forme , chez des sujets de constitutions semblables et dans des organes digestifs identiques, et recevant tous d'un

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