‹ Des dyspepsiesChapitre 102 sur 122 · PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES · texte numérisé non relu

PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES

même remède et d'un même régime une. influence pareille. Ma^is une teUe supposition porte son infirmation avec elle , <^t le médecin qui réglerait sur elle sa conduite manquerait aux règles du bon sens, guide bien autrement sûr que la logique aventureuse des théories.

En conséquence, dans les cas où la dyspepsie flatulente s'accommoderait mieux, des aliments trèschauds ^ et les malades qui prennent chaque matin un potage, une tasse de café^ ^e chocolat ou de thé, sont à même d'en apprécier les effets, on devrait adopter la même température pour les autres aliments. Les boissons elles-^mépes doivent alors être prises très-chaudes. Veau pure serait nauséeuse ; on la remplace par quelque infusion aromar tique, celle de camomille , de fleurs ou de feuilles d'oranger, par exemple, pure ou coupée avec une certaine proportion de vin et légèrement sucrée fi|u besoin. Il convient d'observer exactement les effets de ces modificalionsde régime sur les digestions et sur les flatuosités, et l'on conclut, d'après les résultats, s'il y a lieu de continuer ou de suspendre l'usage *des boisson^ chaudes, qui ne conviennent, que par exception, dans cette forme de maladie.

De semblables expérimentations ne devraient pas être faites dans toutes les dyspepsies indistinctement. MaTb dans la forme flatulente, qui est à la fois l'une des moins graves et l'une de celles qui réclament le

plus de diversité dans l'emploi du régime et des remèdes, ces essais ne sont pas seulement permis, ils sont même quelquefois nécessaires, pour arriver à connaître ce qui doit être fait ou évité.

Quand la dyspepsie flatuiente occupe principale* ment les intestinSy on joint aux remèjles recommandés dans la- forme stomacale, l'emploi de lavements préparés avec les mêmes infusions aromatiques, précédemment indiquées. On y joint par intervalles quelques purgatifs résineux. Dans les cas où l'émission des gaz par l'anus of^ de grandes difficultés, on a quelquefois procuré un notable soulagement en inti^oduisant dans le rectum une grosse sonde œsophagienne, qu'on y laisse un cei^ tain temps, un quart d'heure, une heure même, en recommandant au patient de varier ses attitudes sur les côtés, sur le ventre même , et de revenir à celle qui parait la plus favorable à cette émission. Ce moyen, lorsqu'il réussit, doit être employé plusieurs fois le jour, aussi souvent que la distension du ventre le rend nécessaire.

Il faut d'ailleurs ne pas se faire illusion sur son efficacité ; soit que les ouvertures de la sonde aillent se heurter contre les parois de l'intestin, soit qu*ellé n'atteigne pas le point où les gaz sont amassés, soit par tout autre motif, il manque le plus souventson but.

Un moyen plus simple, qui n'est pas sans quelque utilité, consiste dans l'emploi de frictions prolon^

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