PABTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES
cun-la guérisqn n'aurait lieu sans son concours. En conséquence, en méipe temps qu'on réglera strictement le régime d'après les bases établies dans l'article consapré aux dyspepsies graves (page 242)^ on aura recours aux moyens suivants, employés soit avant le repas, pour prévenir les douleurs, ce qui est de beaucoup préférable; soit au moment même des crises, quand, leurs retours n'étant pas fixes, rien ne fait connaître le moment où un remède préventif pourrait être opportunément administré.
§ 1".^ Dyspejpsfe ^astralg^iqne.
Dans les cas où les malades atteints de dyspepsie gàstralgique sont pris, soit immédiatement après l'ingestion des aliments, soit quelques heures après, de ces douleurs aiguës qui ont été précédemment décrites (pages 87 et i 48) , il convient de leur donner une demi-heure , une heure avant l'ingestion de la petite. quantité d'aliments permise^ une substance calmante qui modère, endorme, en quelque sorte, l'extrême sensibilité de l'estomac et prévienne l'impression douloureuse que ressent ce viscère, soit par le contact de ces aliments, soit, ce qui est. plus ordinaire, par le travail que ces aliments provoquent. Quelques praticiens font prendre tes calmants avec les aliments eux-mêmes; mais il m'a paru plus rationnel et plus efficace de les donner
avant les repas, surtout quand les douleurs suivent immédiatement Fingestipn des aliments, quelquefois même celle des premières cuillerées de potage.^ pliant au choix du remède, quelques médecins ont employé dans ces cas les antispasmodiques, tels que la valériane, le castoréum, le sous-nitrate de bis* muth, etc. Je donne la préférence aux narcotique». C'est à Topium ou à quelqu'une de ses préparations que j'ai directement recours. J'ai grande foi dans la puissance bonne ou mauvaise des narcotiques, et surtout de l'opium; j'en ai peu dans la vertu antispasmodique de la plupart des remèdes qu'on a décorés de ce titre.
L'opium est pour moi le roi des narcotiques, et -ce n'est que par exception, et à raison de quelque disposition idiosyncrasique, que j'emploie quelque autre remède de la même classe. Les pilules d'extrait thébaïque. conviennent au plus grand nombre ; celles de codéine, aux malades chez qui l'opium, ;mème à petites doses, provoque des maux de tète ou du narcotisme. Celles de morphine agissent plus fortement, et leur dose doit être moins élevée: elles m'ont paru entraver davantage l'action digestive de l'estomac et donner lieu plus souvent à des vomissements. Je réserve l'extrait de belladone^ sa poudre et l'extrait de jttsquiame pour quelques affections particulières et pour les malades qui ne supportent pas l'opium et ses préparatimis ; et «ces