PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES
graduellement. Toutefois, en fait de régime, il n'y a pas de règle sans exception, nous Payons déjà dit. Parmi les vieillards, il en est quelques-uns qui conservent, selon l'expression vulgaire, un estomac de fer, et qui peuvent continuer à manger comme à quarante ans, et au besoin même, changer brusquement leurs habitudes de vie, les heures de leurs repas, les retarder ou les avancer, jeûner, où manger deux fois plus qu'à Tordinaire, sans trouble notable dans leur santé; mais ils forment exception.
Bien que les modifications que subissent les aliments dans la bouche et dans le conduit qui les porte de cette cavité dans l'estomac, fassent partie intégrante de la digestion, et qu'elles entrent, pour une bonne part, dans les modifications subséquentes que leur imprimeront l'estomac et les intestins, noiis nous conformerons à Fusage : personne n'a jamais donné le nom de dyspeptiques aux troubles que la mastication^ la déglutition pharyngienne et œsophagienne peuvent présenter; et nous-^même, en traitant des dyspepsies, nous limiterons notre sujet aux troubles digestifs dont l'estomac et les intestins sont le siège. Nous iie négligerons pas cependant l'étude des phénomènes qui se passent dans les parties de l'appareil digestif situées au-dessus du cardia,, dans la bouche en particulier; mais nous les envisagerons surtout relativement à l'influence qu'ils exercent sur la digestion stomacale et intestinsdç.