‹ Des dyspepsiesChapitre 15 sur 122 · DEFINITION · texte numérisé non relu

DEFINITION

Je désigne et comprends sous ce nom les troubles persistants des fonctions digestives qui se montrent sous des formes très* variables, indépendamn^ent de toute autre maladie appréciable soit des organes mêmes de la digestion et de ceux qui concourent avec eux à cette fonction, tels que les glandes sali vaires, le foie, le pancréas^ soit de ceux qui ne leur sont associés que par les lois de la sympathie. En conséquence, seront en dehors de notre sujet, tous les troubles digestifs qui se rattachent aux inflammations diverses de F estomac, des intestins et du péritoine, à l'embarras gastrique et intestinal^ aux lésions organiques de ces viscères, ulcérations secondaires ou primitives, cancer, ramollissement, vé-

gétations, rétrécissement, présence de corps étrangers venus du dehors ou formés au dedans, etc. U en est de même des troubles digestifs qui accompagnent les maladies du péritoine, des viscères abdominaux, et en particulier des reins, de la vessie, de Tutérus, et qui donnent souvent lieu à des vomissements si intenses qu'ils semblent constituer le symptôme prédominant. Je ne rangerai pas non plus dans les dyspepsies essentielles, celles qui sont dues au relâchement des parois abdominales , consécutif à l'ascite ou à la grossesse. Dans ces derniers cas, l'absence de soutien convenable peut entraîner dans les fonctions digestives, des désordres ordinairement modérés, mais persistants, dont le meilleur remède est l'emploi méthodique d'une ceinture qui comprime modérément le ventre et supplée à l'action affiBiiblie des muscles abdominaux. Ici la dyspepsie n'est évidemment que secondaire. U en sera de même et à plus forte raison de ces troubles gastriques et intestinaux qui sont dus à l'existence manifeste ou obscure de hernies abdominales, sur lesquels nous reviendrons avec une certaine étendue, au chapitlre consacré au diagnostic. — J'en dirai autant de ces désordres des digestions qui surviennent dès le principe des maladies aiguës, des phlegmasies thoraciques ou cérébrales, des fièvres continues ou intermittentes, à une période avancée , de toutes les lésions organiques , des

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altérations graTes du sang et des aot?es liquides de récQnomie. Elles entraînent inévitablement dans lés fonctions digestives, comme dans t'assknilation, des perturbations symptomatiques, tout aussi grandes, et le plus souvent plus sérieuses que ceHes qu'on observe dans te& dyspepsies proprement dities.

Je dois encore placer à c6té des dyspepsies symptomatiques, celles qui, sans être liées à une maladie, ne sauraient non plus être considérées comme es^ sentielles. Telles sont celles qu'on observe chez beaucoup de femm^s^ns le cours de la gesiation ; telles encore celles qui, en dehors^ de la grossesse, surviennent constamment chez quelques femmes aux époques mensuelles et sont marquées par l'inappétencë, les mausées, les vomissements ou la diarrhée. Elles sont évidemment sympathiques des conditions particulières dans lesquelles se trouve alors la matrice : les voies digestives ne sont atteintes que secondairement.

En montrant ainsi , df une manière explicite, ce qui est en dehors de notre sujet, on appréciera mieux les limites dans lesquelles il est renfermé. Il ne comprend que le& troubles digestifs, qui , ne se rattachant à aucune autre maladie appréciable, sont le résultat de causes généralement manifestes, agissant sur les voies digestives : elles justifient ainsi le titre d'essentielles que nous leur donnons, pour les distin-» guer nettement des autres dyspepsies que tous les

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médecins désignent squs le nom de sympiomatiques. A une certaine i^^ue de la vie, où les organes digestifs subissent Y influence commune de» progrès de fàge^ ri n'est pas rare de voir survenir une dyspepsie qui ne cédera, qu'à un. changement sérieux dans le régime suivi jusqu'alors^ et qui n'est accepté généralement qu'avec difficulté et résistance. Beaucoup de vieillards lîe veulent pas comprendre qu'il y ait nécessité pour eux de f^ire aujourd'hui autre^ ment qu'ils n'ont fait hier. Illeur en coûte surtout de diminuer leur premier repas, celui où l'appétit est le meilleur. Et^^ependant, comme nous l'avons déjà fdt remarquer, la longueur des digestions augmentant avec l'âge, il faut à mesure qu'on avance dans la vie, manger moins soupenL Tout au plus le vieillard pwt-il, une fois le jour^ manger à sa faim, et dans ce cas, le mieux serait sans doute déplacer ce repas au milieu, du jour^ ^ préférablement encore vers deux heures de l'après-midi, c'est-à-dire à distance à peu près égale des heures du levôr et du conchér. Mais dans les habitudes actuelle de la classe aisée, le choix n'est pas complètement libre. Le vieillard tient et aime à. prendre ses repas à l'heure de tous ; il se trouve obligé, pour attendre 4e second re« pas, de faire le matin un déjeuner qui doit être trèslégeré En conservant le régime d'un âge moins avancé, beaucoup de vieillards seraient inévitable* ment altdnts de dy^epsie ; ils doivent le modifier

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