‹ Des dyspepsiesChapitre 20 sur 122 · BIS · texte numérisé non relu

BIS

Une vie trè6*a€ti¥e peut (fimîmier ou annihiler les mauvais effets de ce r^me, qui sont surtout marqués qu9nd il y a absence d'exercice. J'ai connu un homme d'État, qui, de lui-même et par suite de ses propres observations , avait été conduit à ne prendre à son déjeuner, lorsqu'il était chargé d'un portefeuille, et c'était celui des finances, la plus lourd de tous à cette époque, qu'une simple tasse de café au lait ; tandis qu'il déjeunait à peu près comme il dînait, lorsque les vicissitudes parlemen* tairez lui rendaient, avec sa liberté, la vie physiquement active dont il avait l'habitude. On voit beaucoup de magistrats et d'avocats obligés chaque année, en reprenant leurs travaux, de se soumettre à ce régime, qu'ils ont, pu abandonner sans inconvénient, pendant les vacances qu'ils passent à la campagne ou en voyage.

Du reste, les inconvénients d'un déjeuner co* piçux deviennent plus manifestes encore, lorsque c'est par exception qu'il a lieu. Tout le monde a observé qu' un déjeuner en^ viUe amène presque toujours une perturbation sensible dans la santé, chez lesp^^ sonnes qui, après ce premier repas, plus abondant et plus tardif que d'ordinaire, dînent à peu près comme si rien n'avait été changé à leur régime du matin*

Remarquons encore que dans les habitudes ao^ tuelles de notre société parisienne, le temps qui sépare le dîner du déjeuner, n'est guère que de ^x

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heures, tandis que celui qui se passe entre le dtner et le déjeuner suivant, est presque triple.

Dans nos provinces, le nombre plus grand des repas, leur durée plus longue, sont des causes de dérangements notables qui seraient bien plus marqués encore, si la vie plus active des champs ne devenait pour beaucoup de per^nnes, une compen* sation au mauvais régime alimentaire qu'on y suit. . Si la multiplicité trop grande des repas est une cause presque inévitable de dyspepsie ; l'habitude de certaines personnes de sucer presque perpétuellenient, avant c^mme après les repas, des sucreries de toute espèce, n'est pas moins mauvaise. Elles croient trouver dans la saveur agréable des produits du confi*^ seur , dans La qualité. digesHve de ses pastilles, un soulagement à la lenteur de leurs digestions, à certains malaises qui les accompagnent, tandis que par le fait elles entretiennent ainsi et prolongent indéfiniment, les souffrances auxquelles elles croient remédier.

ARTICLE II.'

ABSENCE d'exercice ET d'oCCUPATION.

Une vie occupée est une condition presque indispensable àl'aeeomplis^menidesfonctionsdigestives: ces fonctions se troublent presqueinévitablementdiez les faomînes dont le corps et l'esprit sont désoeuvrés*

La vie sédentaire est une des causes les plus fré*^

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quentes de dyspepsie. On peut dire que les jambes sont à Festomac des auxiliaires presque indiis^n-^ sables, qu'on digère avec ses jambes autant qu^avec son estomac. L'exercice est d'iiutant phis nécessaire aux individus que la force de leur constitution leur en permet et leur en demande plps.L'exér^ cice est plus indispensable aux bommes qu'aux femmes, aux sujets robustes qu'aux individus fai* blés y dans F enfance et la jeunesse cpie dans ta vieillesse et l'âge mûr, aux personnes qui en ont contracté l'habitude qu'à celles qui ne l'ont pas. Ces dernières peuvent digérer passablement, mal* gré l'absence presque entière de mouvement ; il en est tout autrement dés autres. Néanmoins, chez ceiles^à mèmes,rhabitude ne diminue que dails une certaine mesure les inconvénients d'une yie sédentaire. Les individus que leur profession oblige à rester presque constamment assise les hommes adon«nés aux lettres, aux sciences, aux divers travaux de cabinet, les ouvriers sédentaires, tels que bijoutiers, horlogers, cordonniers, tailleurs, sont plus particu^ lièrement atteints de dyspepsie.

Vinoccupation inteUecttielle y prédispose également ; on l'observe chez les individus dont l'esprit tombe dans un désœuvrement complet, surtout quand ce désœuvrement succède à des habitudes toutes contraires. On voit des hommes voués à une profession active, administrateurs, médecins, avo-

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