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DES SYMPTÔMES DE LA DYSPEPSIE ACIDE

La dyspepsie est, chez un certain nombre de personnes , accompagnée d'une altération très-re*» marquablë delà salive, qui, d'alcaline qu'elle est chez rhomrae sain, devient acide et communique cette acidité à Fhaleine qui sort des vwes respiratorrçs. €elte acidité est généralement assez prononcée pour que le médecin, qui se trouve en face du malade, en soit averti par son odorat. Lorsqu'elle est phjs Mbie, il ne lat constate bien qu'en s'tp^

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prochant assez de lui pour recevoir et apprécier son haleine y exhalée lentement, la bouche grandement ouverle. Dans les cas les plus prononcés, Tair de la chambre au malade est comme imprégné de cette acidité, que j'ai plusieurs fois reconnue dans la pièce qui précédait celle que le malade habitait. Le papier de tournesol, placé quelques secondes sur la Jangue, rougit, et fournit la coniirmation chimique du fait^ signalé sufBsamment par l'odorat. Lorsque les malades ont des régurgitalions ou des vomissements, la même odeur acide se rencontre presque toujours, à un degré très-prononcé, dans les matières r^urgitées ou vonoies, et même dans les renvois gazeux. Le malade a luimême dans la bouche ce goût sur.H s'en plaint; il est presque toujours conduit par son propre instinct ou par ses observations, à s'abstenir des choses acides, et même aussi des choses acidifiables. Il a de l'éloignement pour le vin et les boissons vineuses ; il en a pour le sucre en particulier, parce que ces substances lui surissent dans l'estomac et augmentent même le goût sur dont la bouche est le siège. Les symptômes de cette espèce de dyspepsie portent principalement sur les voies digestives supérieures. Les matières alvin()s.participent-elles ordinairement ou dans quelques cas, à cet^e disposition? C'est un poin t sur lequel je n'ai pas assez dirigé naon attention , et sur lequel, dès lors, jene saurais avoir une opinion

PART» II* — > OT8PSFSIKS HAB1TUELL1S8. 1^7

airétée; je dois dire seulement^ que dans certaines diarrhées dos enfants les selles présentent une odeur acide Irès^prononcée.

Cette fornne de dyspepsie est communément ac-: compagnée de plus d*inappétence^ de dégoût, et surtout de plus de tendance aux vomissements que les autres. Lorsqu'elle se prolonge, elle devient d'autant plus sérieuse qu'elle peut être le commencement d'une maladie très-grave, que nous croyons ne pas devoir comprendre sous une même dénoaiination avec les dyspepsies^ Celles-ci forment un ordre de maladies très-pénibles sans doute, souvent très-opiniâtres,mais généralement exemptes de danger et susceptibles d'être efficacement combattues par un traitement convenable, dont Thygiène fournit les principaux éléments. La maladie dont nous voulons parler, au contraire, et dont nous exposerons les symptômes dans* le chapitre consacré au diagnostic, est presque constamment mortelle.

ARTICLE V

DES STMPTÔXES DE LA DYSPEPSIE ALCALIKR.

Si, comme nous venons de le voir, il existe une forme de dyspepsie liée à la prédominance des acides, soit dans la totalité, soit dans une partie des voies digestives, on doit se demander s'il n'existerait pas aussi des cas dans lesquels une disposition

inverse, ^o'esl-àhdire une prédominance alcaline, constituerait également une forme de dyspepsie, ayant ses causes, ses symptômes et son traitement particulier. Une induction naturelle porterait à Fadmettre et^ tout au moins, engagerait à diriger l'observation vers ce sujet. Ses causés, sans être manifestes, peuvent cependant être entrevues. C'est généralement au printemps et en été, à la suitef d'une alimentation principalement animale, comme celle de Tbiver, saison dans laquelle les végétaux frais^ les fruits n'entrent que, pour une part beaucoup moindre dans la nourriture de l'honolme, qu'on voit survenir, avec ou sans embarras gastrique, cette soif vive, ce désir des boissons et des aliments acides, ce dégoût pour la viande, avec odeur fétide de la salive, goût amer de la bouchie, et souvent régurgitation et vomissement de matières bilieuses. On serait également porté à admettre en théorie que la dyspepsie acide surviendrait particulièrement sous l'influence d'un régime opposé, en été et en automne, quand l'abondance des fruits et des légumes conduit à user de ces aliments de préférence aux matières animales. Si l'on compare entre eux les symptômes de ces deux formes de dyspepsie, on y remarque un contraste frappant, comme aussi entre les instincts qui inspirent^ dans le premier cas l'éloignement, dans le second cas. le goût exclusif des substances acides et acidifîables^

PABTIB II. — DTSPCMIES HABITOBLLBS. ^^

Je ne fais qu'appeler Tattentiôn des praticiens stir cette forme de dyspepsie, que je n'admets qu'avec réserve, n'ayant pas moi-mftme suffisamment "fixé la mienne sur ce sujet pour avoir une opinion arrêtée.

ARTICLE VI

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