SYMPTOMES DE LA DYSPEPSIE DES LIQUIDES
Il n'est pas rare de voir des sujets dont i^estomac, affaibli par des causes diverses, et le plus souvent par d'autres maladies, ne peut digérer que des liquidée, tels que du bouillon et du lait, pendant un k^ertain nombre de jours; puis des liquides épais* sis par des (êcùles, par des pâles, sont acceptés sous forme de potages; puis après les potages, Vrennfent graduellement les aliments solides. C'est •ce que chacun observe journellement dans là con* valeëcetice des malades ; c'est chose connue dé tous; c'est le passage graduel de l'alimentation la plus légère à l'alimentation ordinaire. Il n'y avait donc aucun lïiotif de traiter à part de Cette dys^ pepsie wnsécuiive, dans laquelle les aliments solides ne seraient pas digérés, et qui se rattache à la maladie qui se termine.
Il en est tout autrement d'une disposition inverse de Testomac qui, soit temporairement, soit le plus souvent pour un long temps, devient impropre à
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bien digérer les liquides, tandis que la digestion des alioienls solides continue à s'opérer à peu près régulièrement.
, La difficulté de digérer les liquides constitue un état morbide sur lequel rattention des médecins, à ce que je sache du moins, n'avait pas encore été appelée, à l'époque où je Tai signalée dans mon enseignement clinique de l'Hôtel-Dieu, il y a environ quinze à dix-huit ans.
Les personnes chez lesquelles existe cette forme de dyspepsie, n'ont pas ordinaireraerU la conscience du trouble que produit chez elles Tingestion des liquides dans l'estomac. Elles remarquent que leurs digestions sont pénibles; mais rarement elles sont conduites par leurs propres observations à en reconnaître la cause, à en discerner le principal phénomène. Quelques-unes disent bien qu'il leur semble que leur estomac est noyé dans Veau: mais elles n'en tirent pas la conclusion pratique de l'abstention des liquides. Plusieurs même boivent dans les intervalles des repas, pour calmer les malaises, dont 1 épigastre est le siège , et bien qu'elles aient constaté habituellement Tinsuffisanjce de ce moyen, qu'elles aient reconnu même que le plus souvent, après avoir bu , leurs souffrances augmentent, elles ne concluent que rarement de Teffet à la cause. J'ai vu, toutefois, avec l'honorable docteur Âzcavate, un malade qui n'était pas dans ce cas.