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dans le cours de la gestation, ont suceombé. Dans tons les faits dont le professeur Paid Dubois a été témoin, la terminaison a été Clément fâcheuse. Ëa présence de tels résultats, il a été conduit, et je le comprends mieux que personne, à se demander si en provoquant Tavortement, on ne parviendrait pas à sauver la mère, ne fût-ce même que dans qudques cas rares. Il a eu le courage de le tenter, mais malheureusement sans succès. On se rappelle les discussions fort vives qui eurent lieu sur ce point à TÂcadémie de médecine , et l'incertitude dans laquelle chacun est resté relativement à la détermination à prendre dans d'aussi graves conjonctures : d'une part, la mort de la mère et de l'enfont est presque certaine, si Ton se home aux moyens ordi* naires ; et, d'autre part, aucun exemple de succès n'a jusqu'ici confirmé l'espoir de sauver la mère en sacrifiant l'enfant. Le cas de guérison après l'avortement spontané que j'ai observé dans mes salles de clinique, semble porter à induire, nuùs ne démontre pas, que l'avort^nent provoqué pourrait avoir le même résultat.
L'inflammation purulente qu'on a quelquefois constatée entre les membranes de l'oeuf chez les femmes qui ont succombé, dans le cours de la grossesse, avec des vomissements opiniâtres, sembleFaît aussi militer en faveur de cette ressource dernière dans cette funeste maladie.
PARTIS II. — DYSPEPSIES HABITUELLES. i49
EsWl nécessaire de dire, après ce qui précède, combien en est grave le prognostic ? Un dixième au plus des malades qui se sont offerts à notre observation a survécu. Chez un certain nombre, une rémission passagère vers la fin de }a première période a fait espérer une diminution définitive des accidents. Mais la recrudescence du mal venait bientôt détruire cette illusion : l'altération des traits, la grande faiblesse, la précipitation des pulsations artérielles, portées jusqu'à 130 et 130 par minute, la répétition plus fréquente des vomissements , la couleur verte des matières vomies, le délire d'abord passager, les hallucinations, la somnolence, le coma, révélaient l'accroissement du mal, et bientôt ne laissaient plus aucun doute sur la terminaison prochaine et fâcheuse de la maladie, malgré la suspension et la cessation même des vomissements, dans les huit à dix derniers jours de la vie.
Quelque impuissants qu'aient été, dans le plus grand nombre des cas, les moyens de traitement que j'ai mis en usage, je dois cependant les exposer.
La douleur et la chaleur dont la région épigastrique était quelquefois le siège au début, la sensibilité à la pression de la main, l'accélération notable du pouls, et les autres désordres gastriques, m'ont conduit à appliquer des sangsues ou des ventouses scarifiées au creux dé l'estomac. A une époque plus avancée, j'y ai mis des vésicatoires et je lestai sou*
450 BES DVSPimiES.
yfent multipliés à raison de la persistance des vomissements. Les médicaments désignés sous le nom ifftativomitifs, tels cpie la potion de Bivièret le co^ himbOy le sous-nîtrate de bismuth, les boissons gia* «ées, la glace râpée, avec ou sans j^ddition de quel* qa'une de ces poudres, les préparations narcotiques^ isous forme pnlvéruiente ou en pilules:, ont été mis ea usage. Dans le but de remplacer par une action javerse le mouvement antipéristaltique du conduit digestif, divers purgatifs, le calomel^le jalap, la «cammonée et leurs résines, k gomme^gutte, oat létë administrés fraeta do^, plusieurs fois en vingt» ^atre heures. Mais soit que l'effet purgatif iùtm laon obtenu, les vomissements n'en persistaient pas moins. Dans quelcpics cas où les vomissements se reproduisaient avec une sorte de périodicité et de régularité accidentelles, le sulfate de quinine a été essayé par la bouche et en lavements. En désespoir de cause, les vomitifs eux-mêmes ont été tentés dans quelcjues cas, comme pouvant îexeroer uiie ac-^ tion perturbatrice sur 1^ marche si fatalement ctm^ «ante de ce mal, maib sans meilleur succès*
De tous les moyens mis en usage, cyeux qui seoh blaient le plus clairement indiqués, à . raison da phénomène prédominant de la maladie, l'aciditjBde la bouche et des matières vomie», les alcatins sont «eux sur lesquels j'ai le plus inisisté, bous tontes tes formes, ceux aussi auxqtKfls j'ai <oru pQUvoir attiv
PARTIR ti. -" »V«rfF6IR8 HARITURLLKS. iM
buer une bonne part dans le petit nombre jde giièri^ns que ^'aî observées.
Interdire absolument auK malades les «ubstano^ acides était la première condîtioa : elle était facile à obtenir, car les malades éprouvent d^eux-mémes un éloignement instinctif pour les choses aigres^ Cet éloîgnement s'«tend aux substances acidîfîables^ et particulièrement au sucre ^ qui, selon leur expresr MWj devient vinaigre dans leur estomac, dans leur ^bouchemém^..
J'ai dû varier les suhstanices alcaline^ : les ieauR
deYicby, deBussang, d'Ëms, et parmi ies^ources
xleViehy, ceH^.de» Gélestins, moins désagréable au
goût, 80|it celles que J'ai administrées (le pr^érence»
L'eau i^agné^ienne saturée qui réunit à l'alcalinité
une acëoQ purgative^ m'a paru spécialemant indir
quée, et je.dois dire que danstun. cal que j'ai obr
iservéàJaChaifitèavecmon excellent atni le docteur
Louis» ia maladie: la. eu une terminaison beureu^e^
•anus j'influence, à peu près unique, de cette ew
'Wfcodôe à une petijto^ prQpofrtion de lait<. Mais la
saveur de cette eauesi.désagré&bie pour la plupart
des «ttalad^î .qui h vomissent ou craigmnti ai la
wDtMir et la refusent. •
r- L'aiipientation dana le. cours de cette maladie
soffi^ d^ diffioultés.. Les choses smréeane^aauraîeolt
convenir, et ICiSiicreiait inariie > essentielle ou lacoes^
jèoifé de^beauçoup â0< 4^ aUmente lé^rs (|u'Qn.ao*
iS^ DÏS DTSPBP6IES.
coirde aux malades. En conséquence, c'est surtout aux bouillons animaux peu sapides et peu chargés qu'on est conduit à recourir ici, tels que les bouillons do poulet, de veau, et en particulier le bouillon de grenouilles, comme aussi aux laits divers et surtout au lait d'ànesse, qui est plus léger et celui qu'on se procure dans les villes plus sûrement exempt de toute altération. J'ai quelquefois essayé d'aider à l'action de l'estomac, en ajoutant à chaque tasse de lait une cuillerée à café de rhum, de kirsch ou d'eau-de-vie , mais sans un succès définitif. Seulement à raison des conditions particulières de l'estomac, de Tacidité très-grande des matières qu'il sécrète, le lait doit être combiné avec les substances alcalines, qui en préviennent ou en retardent la coagulation et en rendent la digestion possible. — L'eau de chaux en petite proportion ; les eaux minérales alcalines déjà indiquées, sont celles qu'on associe communément au lait, et ce mélange constitue à la fois un moyen d'alimentation plus agréable et un remède contre l'acidité morbide des sécrétions stomacales.
Pans cette affection, comme dans toutes celtes où l'alimentation par la bouche est insuffisante, on cherche à y suppléer, autant que possible, par des lavements nourrissants, de petit volume, préparés avec les bouillons animaux de bœuf, de jarret de veau, dans lesquels on dissout des jaunes d'œufs
PART» II. — DTSTEPSIBS HABITDKUIS* 153
OU quelque fécule; on y ajoute, s'ils ne sont pas conservés, une petite dose d'opium , qui prévient ou du moins retarde leur expulsion.
Un autre point qui n'est pas sans importance, dans cette funeste maladie, c'est d'étudier la quantité de boisson qu'on peut donner à la fois. Le plus sage est de commencer par de très-petites doses, des cuillerées à café ou à dessert par exemple, et d'augmenter graduellement. (Voyez dyspepsie gravée chap. IX, § 2.) Toutefois, il ne faut pas l'oublier, il est quelques sujets qui supportent mieux une petite tasse de liquide, qu'une cuillerée à dessert ou même à café : c'est une exception, dont il faut sans doute te^ nir compte, mais qui est loin de constituer la règle.
Un moyen encore auquel j'ai plusieurs fois eu recours, mais dans des cas intermédiaires en quelque sorte entre la maladie dont il est ici question et la dyspepsie avec vomissements opiniâtres, c'est l'affusion d'eau froide. Je me demande même si dans ta funeste maladie qui fait le sujet de cet article, je n'aurais pas dû le tenter plus fréquemment que je ne l'ai fait, et à une période moins avancée. L'insuffisance des autres moyens me parait justifier pleinement cette pensée. Tout ce qui a rapport aux affusions froides, trouvera mieux sa place dans le traitement de la dyspepsie avec vomissements opiniâtres dans lequel elles ont eu souvent des succès surprenants.
DBS DTSPfiMiBS.
On aura quelque droit de' s'étonner qu*à propos
du diagnostic d'une des formes de la dyspepsie, j'aie
présenté ici la description presque complète d'une
fnaladte tfui n'appartient pas à mon sujet. Mais cette maladie n'ayant été décrite nulle part,> n'aywt pM
snéme.de nom isouâ lequel on raUMdésîgnée, il
m'était difficile de la distinguer de la.dyspq^
^idd sans^p donner une descripticn qpelmQqiK^
J'ai cionné à o^Mte description. plu$ d'étendue peuttr
être que ne le comportent le« Umitps.i^e oe U^v^
e'est une sorte de bors-d'œuyre qu'on n'y cherchew
pas. Mais la mesure, ici, comme en b^eauço^p d'aiir
très dioses, était difficile ; et la distini^on lentr^
.cette redoutable maladie et la dyspepsie acide, np
pouvait être établie complètement, que par une
exposition détaillée de celle de ceadeux.affeeiionfti
;dont la description n'a pas été l'objet d'un traité
spécial, et ne. se trouve pas même, que je ^acbe^
idans les traités généraux de médecine»
rf