PRONOSTIC
' Là dyspepsie compromet rarement F existence des itidiTtdtis qui en sont atteints. Dans tes formes même les pfus grades, daiis^ les dyspepsies les pluskm^ gcres, dans celles qni durent autant (fBie la tie» €e n^est que par exception que les malades succombent à un trouble essentiel des fonctions digestives. Aussi quand la maladie amène soif rapidement, soit après beaucoup de temps, une altération profonde dams lés traits, dans Fembonpoint, dans les forces, le taédecSn doit-il se demander de nouveau, et recher^ cher journellement, s*il ne se trouverait pas en pré* sénee d'une dyspepsie symptomatique, et par eon« sëquenf d'une de ces lésions si nombreuses et si diverses, qui peuvent rester longtemps inaperçues et ne 'se révéler qu'à une époque plus ou inoins éloF gnée de leur début. Il n'est pas rare en eflèt de découvrir alors une de ces maladies dont il a été question précédemment, et dont la dyspepsie n'au-t raitété que ^expression latente. Mais dans d'autrias cas qui 6ont loin, iî est vrai, d'être communs, bien quMls seîsoient présentés assez de foi^ pour ne laiih
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ser aucun doute, rien, pendant la vie, n'est venu révéler une lésion viscérale quelconque, et l'ouverture des corps n'a montré également, soit dans les voies digestives elles-mêmes, soit dans les organes voisins ou éloignés, aucun désordre anatomique qui rendit compte des troubles digestifs qui ont fini par entraîner la mort. Dans ces cas, les signes qui doivent inspirer des craintes pour la vie sont les vomissements journaliers et fréquents des aliments ingérés, les grandes souffrances qui suivent leur ingestion, la diminution croissante et obligée des substances alimentaires que l'estomac peut recevoir et digérer, le dépérissement graduel des malades. Quand le mal en esi arrivé là, ou quand i^ tend à prendre cette marche, il est impossible de ne pas être préoccupé vivement de son issue définitive. Mais, nous le répétons, ce n'est pas généralement sous le rapport du péril de vie que le pronostic de la dyspepsie est sérieux ;- c'est relativement à la difficulté de la guérij5on. Cette difficulté, sans doute, n'est pas générale; mais elle se rencontre assez fréquemment, pour qu'elle doive être signalée et qu'il soit convenable d'en rechercher les causes.
L'ancienneté de la maladie la rend plus rebelle, et le médecin ne peut guère espérer, ni par conséquent promettre aux malades de les guérir en quelques semaines, d'un mal qui remonterait à plusieurs années, surtout lorsque le désordre des digestions