‹ Des dyspepsiesChapitre 77 sur 122 · PARTIE II. DtSl^EPSIBS HABITUELLES · texte numérisé non relu

PARTIE II. DtSl^EPSIBS HABITUELLES

Quelques militaires également ne se sont guéris qu'en reprenant U vie agitée des camps. Mais de semblables résolutions sont rares, et la plupart de ces malades traînent péniblement leur existence^ troublée à la fois par la dyspepsie et Thypochondrie, regrettant l'époque laborieuse de leur jeunesse, où ils luttaient par un travail opiniâtre contre Tindi* geiice, mais restaient bien portants, souvent joyeux, résignés d'ailleurs aux difficultés du moment, et espérant mieux de l'avenir.

§ 14:« -^ D«s œoTrefli aetlves de eharlté comme moye*^ de tralteilteiit des dyspepsies.

Les associations de charité dans les villes, le soin, dans les campagnes, de visiter les pauvres, les malades, de leur porter des consolations etdes secours, offrent aux personnes qui ne sont pas occupées , comme à celles qui ne le sont pas suffisamment, une ressource utile à la santé et une grande satisfaction pour le cœur* C'est surtout après de grands chagrins, comme ceux qui résultent de la perte de personnes aimées, quelquefois après un changement de position sociale et de fortune, qu'une vie consacrée à cette charité active, qui porte sa récompense avec elle, et qui chaque jour est plus douce à qui la pratique, devient un moyen puissant de rétablir une santé profondément altérée. Cette

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toie est large , elle est ouverte à tous^ aux hommes, aux femmes, aux vieillards, aux jeunes gens, et ehacun, selon ses dispositions, peut y marcher seul, ou ce qui vaut mieux, en s'associant à quelques personnes, honorables, y consacrer ce qu'il peut de son temps et de sa fortune. Je pui$ leur affirmer, médicalement parlant, que ce sera temps et argent bien employés et placés à gros intérêts, surtout s'ils persévèrent dans cette voie, s'ils s'en font une obligation réelle, un devoir quotidien qup rien n'interrompe. Ils y trouveront le meilleur remède possible, au défaut d'exercice, à ce désœuvrement de l'esprit et du cœur, que nous avons signalé, comme une des conditions les plus dangereuses pour tous, et surtout pour les personnes dont le système nerveux est vivement impressionnable et les organes digestifs faibles et irritables.

Il a été question dans le chapitre consacré à la dyspepsie accidentelle, de ces répugnances idiosynerasiques des organes digestifs pour telle ou telle substance alimentaire, et nous avons vu que la seule ehosé raisonnable à faire était, après quelques essais infructueux pour en triompher, d'engager les personnes à renoncer complètement, du moins pour le moment, à tout essai de ce genre. NousTenvoyons, en conséquence, à ce qui a été dit à ce sujet aux deux chapitres consacrés l'un à Tétiologie (p. 27), l'autre au traitement de la dyspepsie accidentelle (p. 37).

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Dans le cas où ces substances ne troubleraient que médiocrement les digestions et deviendraient par cette demi-innocuité l'occasion d'une dyspepsie habituelle, il n'y aurait pas moins lieu d'y renoncer, comme à choses relativement nuisibles, et dont les mauvais effets pourraient amener avec le temps des désordres plus prononcés, même en en réduisant beaucoup les quantités.

Nous ajouterons seulement que s'il existe un certain nombre de substances alimentaires, qui, sans avoir rien de nuisible pour le plus grand nombre des individus, peuvent cependant, par une idiosyncrasie exceptionnelle, être contraires à quelquesuns, il existe aussi des idiosyncrasies, en sens opposé, par suite desquelles des sujets digérant mal les alimenta ordinaires et même les aliments les plus digestibles, digèrent facilement ceux qui sont regardés et reconnus comme les plus lourds. Tissot a rapporté l'exemple d'une personne dyspeptique, qui était réduite à vivre.de crqûles dorées j espèce de pâtisserie suisse, très-compacte; aucun autre aliment n'étant accepté par l'estomac. J'en ai vu qui ne digéraient bien que les croûtes de pâté. J ai connu un homme de délicate complexion, dont l'estomac entrait souvent en révolte complète pour longtemps, et qui, lorsque la saison le permettait, se rétablissait en mangeant, en un seul jour, un melon entier. Le médecin qui connaît ces faits

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doit en tirer profit et dir^, comme Tissot, à son malade : Vivez de croûtes dorées , tant, que votre estomac les digérera^ et ne supportera pas autre chose. ,

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