PARTIE II. — DYSPEPSIES HABITUELLES. 2lf
pitre précédent, suffiront dans le plus graiïd nombre de cas pour en triompher.
Sij nonobstant ces moyens, le mal persistait, il faudrait Tevenir À la recherche des causes qui Font produit. Une première enquête a pu être incém« plète, soit par Ofttission involontaire t)u volontaire du malade, soit parce que le médecin n'a pas fait toutes les questions nécessaires. Dans un second examen, il s'assurera avant tout, par le récit du malade lui-même et par celui des assistants, s'il a suivi constamment et en tous points les conseils qui lui ont 'été dorihés. S'il ne Ta pas fait ou ne Ta fait <|U'inoomplétément, on insistera pour qu'il s'y soumette entièrement. Si les prescriptions ont été (Aservées, on reviendra encore sur les recherches étiologiques qui doivent, quand elles sont complètes, conduire à la connaissance des mbyensde traiténient : elles comprendront les aptitudes habituelles de l'es-^ tomàc, et s'étendront même aux idiosyn^rasies, pré-î <;édemment signalées. Dans ce nouvel examen, lesr questions seront posées d^une manière plus précise; celles eh particulier qui se rattachent aux caus^ les plus délicates de la dyspepsie : je veux parler des €âuses morales. Dé teur connaissance ressortîrônt probablement une ou plusieurs indications nouveHeàV qui éclaireront dans la marche à suivre pour arriver à bien. On y joindra, au besoin, pour remonter Tesprit du malade, l'usage modéré de quelques bois^
sons amères, de quelque eau minérale digestive, prise aux repas avec le vin/ des distractions plus variéeSy des excursions de quelques jours , et Ton devra triompher de ces légers troubles digestifs, surtout si dans les examens successifs, rien ne vient les rattacher aux dyspepsies symptomatiques.
§ 2. ' — Vraltement de la dyspepsie gra^e.
Nous appelons dyspepsie grave celle qui à raison du trouble considérable des fonctions digestives, rend l'alimentation insuffisante^ ou même impossible, est accompagnée de vomissements ou de diarrhée y oblige à garder la chambre et même le lit y et finit par inspirer des craintes au malade et à sa famille, pour son existence.
Chez la plupart des sujets, les symptômes locaux prédominent sur les phénomènes généraux et sympathiques ; toutefois, la diminution des forces et de l'embonpoint qui survient lentement dans la plupart des cas, rapidement dans quelques-uns, justifie les préoccupations qu'inspire communément cette forme de dyspepsie.
Dans ces dyspepsies graves, le plus souvent stomacales, la recherche des causes est encore la première chose qui doit appeler l'attention des médecins. 11 faut y joindre celle des influences qui ont pu l'aggraver : plus le mal se montre sous un aspect