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PARTIE II. DYSPEPSIES HABITUELLES. lii

grave, plus l'investigation du médecin doit être scrupuleuse et complète, sur ces deux points en particulier.

Elle fournira le plus souvent de précieuses indi^ cations, mais en présence d'une altération profonde de l'appareil digestif, de la nécessité et de la difficulté de nourrir un malade qui s'épuise, l'éloignement des causes morbifiques, quelque importance qu'il ait, pourrait rester insuffisant; il n'est pas moins essentiel de trouver un aliment que l'estomac accepte, avec ou san^ le concours de quelque agent thérapeutique.

Quand Iqs choses sont arrivées à ce point de gravité, le malade a nécessairement essayé déjà de beaucoup d'aliments variés, soit d'après son propre instinct, soit d'après les conseils des médecins qu'il a consultés. Il importe de connaître quels ont été ces essais^ comment ils ont été faits, si plusieurs ont eu lieu simultanément, ou s'ils ont été successifs, et quels ont été les résultats de chacun d'eux. On cher^ che aussi à connaître les instincts des malades, à savoir quels alimetits leur plaisaient davantage ou étaient mieux digérés en santé, fût-ce même parmi ceux réputés indigestes. J'ai cité l'exemple d'un dyspeptique qui , dans les re^crudescences plus qu'annuelles de son mal, se remettait en mangeant un melon ; chez d'autres^ les pêches, les raisins, le lait, produisent habituellement un effet semblable.

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non-seulement dans la dyspepsie stomacale, mai» dans la dyspepsie intestinale avec diarrhée. De tels antécédents peuvent, sans doute, fournir des indica** tions importantes, mais ces faits sont des exceptions»

Si rien de semblable ne vient éclairer - le. méde-^ cin, si les essais antérieurs, quoique bien dirigés,, n'ont eu que des résultats, fâcheux ou à peu près nuls, et ne fournissent d'autre indication que celle de ne pas les recorameuicer, force esl; de chercher ailleurs des indications.

Est-on. en présence d'un sujet épuisé par un ré*^ gime trop sévère, et surtout par des évacuations sanguines? on doit diriger son choix va*s les aliments qui, sous le plus petit volume possible et sous les formes les plus digestibles, contiennent le pltis de matières nutritives, tels que les . consommés, les jus de viandes rouges ou noires, grillées ou rôties, que le malade mâchera pour en exprimer, le suc, en rejetant la trame. Il les pénétrera. de salive et les avalera lentement, en petite quantité chaque fois et à des intervalles déterminés, mais aussi rapprochés que le permettra Tétat de l'appareil diges-* tif. Dans quelques cas, la petite. quanti té d'eau con^ tenue entre l'huitre et sa coquille a pu être seule digérée par des estomacs qui repoussaient toute autre chose. Les gelées de viandes assiusonnées d'un peu de vin généreux, ou même de liqueur alcoolique, quelques parcelles de pain ou de biscuit

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