‹ Des dyspepsiesChapitre 8 sur 122 · PARTIE I. DYSPEPSIES ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

PARTIE I. DYSPEPSIES ACCIDENTELLES

l'autre ;^«i l'on se rappelle que le contraire a lieu dans l'indigestion simple y dans laquelle le vomissement est presque toujours suivi d*un amendeinent très*marque, on ne peut guère conserver dedoute sur le développement actuel d'une maladie aiguë. Inutile d'ajouter que cesdoutes nesauraient plus exister, quand la maladie qui survient se montre avec ses signes caractéristiques : évidemment l'indigestion n'était ici qu'un dès symptômes de cette affection. Aussi ce fait appartient-il plus au diagnostic qu'à l'étiologie de l'indigestion.

§6. — IndiyestlOD produite par Im répugnance Idfo- ■yncrntlque de* oryaneii dlf^esiift ponr eerftains ait»

Nous réunissons dans un sixième ordre toutes les causes d'indigestion qui se rattachent à des idiosyncrasies.

Certaines substances alimentaires parfaitement digestibles pour la généralité des individus, devicnnent pour quelques-uns, sans être toujours 'antipathiques à leur palais, l'occasion constante soit d'un vomissement, sôit de selles liquides, dans lesquels on reconnaît le plus souvent la forme, la couleur ou rodèur de ces aliments, qui semblent avoir sur cçs personnes une action toxique, vomitive ou purgative. Et, chose remarquable, dans la plupart des cas, ces matières alimentaires antipathiques aux organes digestifs, sont rejetées seules par le vomis-

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sèment ou par les selles^ tandis que les autres sont conservées et le plus souvent bien élaborées. Il: semble que )' estomac ou les intestins, par une ac-t\onéleetivey séparept ^ans la masse alimentaire, ce qui leuj est contraire pour le rqeter, ce qui leur. est convenable pour le conserver.

Parmi les faits de ce genre^ qui se sont ofiTerts en grand nombre à mon observation, j'en citerai ua> d'abord qui ne laisse aucun doute, ni sur son au-^ thenticité, ni sur cette action singulièrement élective de T estomac.

Une dame, qui a occupé un rang très-élevé dans la société par l'illustration de son mari sur nos cbamps de bataille, et qui fut elle-même un type admirable de charité, présentait cette idrosyqcrasie remarquable qu'elle ne pouvait pas digérer le beurre qui avait subi l'action du feu, celui par conséquent qui entre sous tant de formes dans la plupart des mets, préparés conformément aux usages Culinaires. Au contraire, elle digérait bien celui qu on tsert à part pour être étendu sur le pain; elle en. usait même journellement, comme d'Un mets de prédilection. Plusieurs fois, à de longs intervalles, ses cuisiniers crurent pouvoir me^ttre un peu de beurre dans les légumes ou les sauces qu'ils faisaient pour elle^ convaincus que sa crainte à ce sujet était imaginaire ; et chaque fois^ peu d'heures après le repas, le beurre était ramené en nature, dans la

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