‹ Des dyspepsiesChapitre 7 sur 122 · PARTIE 1. DtT^PEPSlBS ACCIDENTELLES · texte numérisé non relu

PARTIE 1. DtT^PEPSlBS ACCIDENTELLES

bien plus graud. II ne se passe pas d'été qu'on n'en voie de tristes exemples, au moment où la chaleur, incite au. plaisir de la natation. Des jeunes gens ^ igno-^ rant le danger, ou trop confiants dans leur force, se. lancent dans les rivières, et souvent dans les endroits les plus profonds et les plus éloignés de3 bords, peu après avoir mangé; ils ne tardent pas à ressentir les. phénomènes ordinaires des indigestions graves. Leurs mouvements perdent leu^' énergie et leur régularité ; leur cerveau s'embarrasse, leur vue se trouble, la voix leur manque, et s'ils ne sont pas promptement secourus^ ils ne tardent pas à être submergés, quelle que soit leur habileté comme nageurs. Ces faits sont si fréquents et si connus, qu'il n'est presque personne qui n'en puisse citer quelques-uns.

Une aiitre cause qui agit encore et d'une manière analogue sur la digestion stomacale, c'est la soustraction du sang qui survient, oU continue, postérieurement à l'ingestion des aliments. Une saignée

générale ou locale, pratiquée peu après le repas^ est, le plussouvent,suiyieclu vomissement des aliments.

C'est ce qu*on observe surtout chez les sujets qui, après avoir mangé, sont atteints de congestion subite vers le cerveau, et auxquels on ouvre la veine. Mais cet accident a surtout lieu, lorsque, après une application de sangsues» dont les piqûres n'oqt pas encore cessé de couler, les malades prennent quel-

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qties aliments, même très-légers et en très-petite quantité. Les individus qui commettent cette imprudence sont pris bientôt de malaises, de vertiges, de refroidissements, de défaillances ; les personnel quileâ entourent ^'inquiètent : on court en hâte chez le médecin, et souvent, même avant son arrivée, le vomissement des aliments pris d'une manière aussi intempestive, a fait cesser tout cet appareil effrayant et expliqué la cause à laquelle il se rattachait. Il en serait de même, le plus souvent, d'im narcotique de quelque énergie, pris après Ife repas.

Il faut encore placer dans le même ordre de causes, l'invasion subite d'une maladie aiguë, sans malaise préalable, peu après un repas copieux ou mêilie ordinaire. Le vomissement des aliments, qui viennent d'être pris, est souvent alors le premier et surtout le principal phénomène qui apparaît. Sous l'influeneé de la maladie qui débute, Pestoniac n'est plus en état de digérer les aliments pris avant son invasion. Le vomissement qui survient peut répandre, pour quelque temps, de l'obscurité sur le diagnostic. Mais si l'on tient compte, à la fois, de l'état d'intégrité des organes digestifs, au moment du repas précédent,de la bonne qualité et de la quantité modérée des aliments ingérés, de ce fait que les accidents généraux ont précédé ou suivi de près l'indigestion, et qu'ils ont persisté et même augmenté après l'expulsion des aliments par une voie ou par

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