PARTIE II. mrSPBPSIBS HABITUELLES
nétes gens évitaient de me fréquenter. — Par le secours de la vie sobre, je suis devenu si modéré qu'on ne s'aperçoit plus de ma disposition premièreé <t Gela s'appelle^t-il une vieillesse ineommode et caduque? Je ne changerais pas d'âge et de vie contre la plus florissante jeunesse, qui ne refuse rien à ses sens^ étant sûr qu'elle est sujette à une infinité de maux. » . .
L'exemple de Comaro a cela d'encourageant qu'avec une très*petite quantité d'dliments il a pu non-seulement vivre, mais vivre agréablement et longtemps. Toutefois, il faut reconnaître qu'il; est peu de cas où un régime aussi sévère soit indispensable pour rétablir un estomac débilité , si ce n'est pour un temps limité et pendant la période intense du mal. Au delà de ces conditions, une diète aussi rigoureuse n'est pas nécessaire ; je dirai même qu'elle pourrait être nuisible. Elle entraînerait tous les inconvénients qui résultent d'une alimentation insuffisante. Gornaro constitue une exception, et , non pas une règle. J'ajouterai même qu'il est douteux pour moi que ce régime auquel il s'était réduit fût absolument nécessaire et dût être aussi prolongé, et que Tessai infructueux qu'il fit une fois d'augmenter ses aliments n'eût pu et dû être recommencé .avec chances d'un meilleur résultat, surtout dans les premiers temps qui suivirent son rétablissement.
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Plus tard, l'habitude était prise ; le résultat de cette diète était si complètement satisfaisant, les forces et le bien-être étaient si cpmplets, qu41 y a\ait peutêtre sagesse à ne pas chercher un mieux incertain. Dans le cas où la dyspepsie reconnaît pour cause la faiblesse primordiale ou acquise des organes digestifs, la maladie offre plus de résistance, exige un traitement plus long, un concours plus complet de tous les moyens hygiéniques, un régime plus sévère et une progression plus lente dans Taugmentation graduelle des aliments. Aussi, dans cette forme de dyspepsie, est-il souvent nécessaire de joindre au régime l'usage de quelques remèdes dits stomachiques, et particulièrement d'infusions ou d'extraits amers pris, quelques minutes avant le repas, comme ceux de petite centaurée, de quinquina, d'angélique ou degenièvre; d'associer à quelque eau gazeuse ou légèrement alcaline, comme celles de Bussang, de Fougues , de Soultzmath, un peu de vin vieux ; de faire prendre même,, au njilieu des repas, pour que son mélange avec les aliments en adoucisse l'action sur l'estomac, un peu de vin pur, tel que bordeaux, bourgogne ou même muscat,
§ 5* — Traitement de la dyspepsie jiar irritabilité
des orf^anes dig^ettlfs.
L'extrême irritabilité des organes digestifs peut, comme leur débilité, devenir une véritable cause de