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DES SYMPTÔMES DE LA DYSPEPSIE GASTRALGIQUE ET ENTÉRALGIQUE

Cette forme de dyspepsie se distingue par la plus grande intensité des douleurs, presque égales à celles qu'on observe dans les névralgies, proprement dites. Au lieu d'une simple sensation de gêne, de malaise, de plénitude , il survient peu de temps après l'ingestion des aliments, des douleurs très-aiguës , comparées par les malades à une contraction, à une crampe, analogue à celles dont certains muscles s oumis à la volonté sont le siège, dans les mollets et à la plante du pied, par exemple; elles peuvent prendre assez de violence pour altérer gravement les traits du visage et obliger les malades à se courber en avant, ce qui diminue la pression des muscles sur l'épigastre; quelques-uns même quittent leur lit ou leur fauteuil, se couchent à terre, se roulent sur eux-mêmes, dans l'espoir de trouver dans une position diflerente quelque allégement à des souffrances qui arrachent des gémissements aux plus résignés, et aux autres de véritables cris, avec ou sans vomissement. Cette sensation de crampe , accusée par les malades, révèle-

t-elle dans la tunique musculeuse de l'estomac, un état de contraction convulsive portant sur toutes les fibres à la fois, et pouvant expliquer l'absence assez fréquente des vomissements que déterminent les contractions antipéristaltiques de ces fibres? Ou bien, n'y a-t-il là qu'une douleur très-aiguë, comparée à la crampe, mais ne tenant pas à un état convulsif analogue?

C'est ce qu'il est difficile de déterminer. Mais, s'il était permis d'émettre une opinion à ce sujet, je croirais à une forme particulière de douleur, plutôt qu'à une contraction convulsive, qui n'a jamais, que je sache, été constatée dans un point quelconque des parois musculaires du canal digestif; en un mot, à une perturbation de la sensibilité, plutôt que de la contractilité.

Des douleurs non moins vives, non moins insupportables, comparées à des tortillements, à un déchirement intérieur , peuvent se montrer dans la région occupée par les intestins chez les sujets atteints de dyspepsie entéralgique, donner lieu à la même altération des traits , aux sueurs froides , à l'affaiblissement rapide du pouls et même à des défaillances répétées, mais en général de courte durée. A la suite de ces crises, les garde-robes sont souvent de mauvaise nature, molles, fétides, etc.

C'est dans cette forme si douloureuse de la dyspepsie gastrique ou intestinale que les préparations

narcotiques sont particulièrement indiquées et généralement très-utiles, comme nous le verrons plus loin.

ARTICLE m.

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