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DES SYMPTÔMES DE L\ DYSPEPSIE ALCALIRK

Si, comme nous venons de le voir, il existe une forme de dyspepsie liée à la prédominance des acides, soit dans la totalité, soit dans une partie des voies digestives, on doit se demander s'il n'existerait pas aussi des cas dans lesquels une disposition

inverse, c'est-à-dire une prédominance alcaline, constituerait également une forme de dyspepsie, ayant ses causes, ses symptômes et son traitement particulier. Une induction naturelle porterait à l'admettre et, tout au moins, engagerait à diriger l'observation vers ce sujet. Ses causes, sans être manifestes, peuvent cependant être entrevues. C'est généralement au printemps et en été, à la suite d'une alimentation principalement animale, comme celle de l'hiver, saison dans laquelle les végétaux frais, les fruits n'entrent que, pour une part beaucoup moindre dans la nourriture de l'homme, qu'on voit survenir, avec ou sans embarras gastrique, cette soif vive, ce désir des boissons et des aliments acides, ce dégoût pour la viande, avec odeur fétide de la salive, goût amer de la bouche, et souvent régurgitation et vomissement de matières bilieuses. On serait également porté à admettre en théorie que la dyspepsie acide surviendrait particulièrement sous l'influence d'un régime opposé, en été et en automne, quand l'abondance des fruits et des légumes conduit à user de ces aliments de préférence aux matières animales. Si l'on compare entre eux les symptômes de ces deux formes de dyspepsie, on y remarque un contraste frappant, comme aussi entre les instincts qui inspirent , dans le premier cas l'éloignement, dans le second cas le goût exclusif des substances acides et acidifîables.

Je ne fais qu'appeler l'allenlion des praticiens sur cette forme de dyspepsie, que je n'admets qu'avec réserve, n'ayant pas moi-même suffisamment fixé la mienne sur ce sujet pour avoir une opinion arrêtée.

ARTICLE VI

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