‹ Des dyspepsies gastro-intestinalesChapitre 1 sur 69 · H INTRODUCTION · texte numérisé non relu

H INTRODUCTION

Enfin on a consacré une hérésie pathologique, en confondant la dyspepsie avec la gastrite simple ou catarrhale ; ce dogme de la vieille gastrite, professé avec enthousiasme en Allemagne, et récemment en France, constitue un vrai delenda Carthago de tous les genres de dyspepsie. Toutes ces erreurs, ces obscurités, ces imperfections, tiennent à une seule raison; on a oublié que les digestions sont avant tout des opérations chimiques, et qu'il ne saurait par conséquerit y avoir que des dyspepsies de même ordre, quel que soit l'organe ou le suc digestif en défaut.

Les autres propriétés des organes digestifs, à savoir la motricité, l'innervation, ne sont que des moyens auxiUaires delà digestion, et quand même elles subiraient la plus grave atteinte, il ne saurait en résulter une véritable dyspepsie. La même réflexion s'applique à la faculté d'absorption, qui est pour ainsi dire le corollaire de l'opération digestive, mais n'en fait pas partie intégrante.

Les organes digestifs ne valent que par leur sécrétion, et celle-ci ne doit son pouvoir qu'aux ferments digestifs destinés à transformer les quatre grandes classes d'aliments, les matières albuminoïdes, les graisses, les fécules, les sucres.

Ainsi la salive, par le ferment appelé ptyaline, dédouble les fécules en dextrine et en sucre.

Le suc gastrique, par sa pepsine acidifiée, dissout, dissocie lesahments albuminoïdes, et les métamorphose en une substance appelée peptone^ qui seule se prête à l'absorption, à l'assimilation.

Le suc intestinal remplit les luêmes fonctions, mais à

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