INTRODUCTION
un nioindro degré ; il convertit en outre tous les sucres en glycose assimilable.
La bile éinulsionne les graisses, et eu facilite la pénétration à travers les viilosités de l'intestin.
Enfin le suc pancréatique a un Iriple pouvoir ; comme l'estomac et l'intestin, il digère les albuminoïdes, mais dans un milieu alcalin; comme la bile, il transforme les graisses, et de même que la salive^ il agit sur les matières féculentes. Le pancréas est là pour achever l'œuvre des autres organes ; c'est une succursale à tous.
Il existe donc entre les divers membres de la corporation digestive une véritable solidarité, qui, loin de se démentir dans les graves circonstances, assure au contraire alors plus que jamais l'intégrité de la grande fonction de nutrition.
Chacun d'eux peut subir ainsi de graves avaries, sans que laivie soit compromise ; les altérations du suc gastrique sont mieux connues, mais on ne saurait nier l'influence désastreuse des lésions du foie, ou du pancréas, ou de l'intestin sur la fonction de leurs sécrétions respectives.
Le suc gastrique se compose surtout de pepsine, et d'acide chlorhydrique, unis en proportions définies ; si la pepsine est moins énergique, ou moins libre, si le suc gastrique est mêlé avec des produits sécrétés en excès, comme le mucus, si l'action du liquide digestif est entravée par un trop-plein de produits alimentaires transformés en peptones, comme on l'observe à la suite des abus de régime, si au contraire l'inanition fr.ippe de déchéance les tissus sécrétoires, si enfin une ou plusieurs de ces conditions nouvelles, anurmales viennent
'V INTUODUCTION,
à se produire, il y a dyspepsie gastrique d'ordre chimique; il n'y en a pas d'autres.
Ainsi, dans tous les cas, pour constituer une dyspepsie gastrique ou intestinale, le trouble chimique est la condition si7ie çz<^^?îo?i; c'est la lésion primordiale, inéluctable, qui peut grouper autour d'elle, et la douleur, et la tympanite, et même les vomissements ; ce sont là des phénomènes accidentels, épisodiques de la dyspepsie ; elle peut encore provoquer des troubles nerveux, des vertiges, de la tristesse, des palpitations, la dénutrition ; ce sont là des effets secondaires, des suites de la mauvaise digestion ; ils ne sont pas inhérents à la dyspepsie.
Ainsi constituée, la dyspepsie n'exclut nullement la participation des éléments histologiques; mais celle-ci n'est ni nécessaire, ni directe; la dyspepsie peut se passer de lésions analomiques, et lorsqu'elles existent, elles n'agissent qu'en compromettant l'intégrité de la sécrétion, ou la cohslitution du suc gastrique ; ainsi, à la suite des altérations dégénératives ou atrophiantes des glandes à pepsine, la pepsine peut diminuer de quantité ou s'altérer; dans l'inflammation catarrhale de la muqueuse, il se produit une quantité excessive de mucus, qui, par son immixtion au suc gastrique, peut en altérer les propriétés digestives ; dans tous ces processus morbides, la lésion n'est que lesubstratum anatomique de la dyspepsie, qui n'en est pas moins et uniquement de l'ordre chimique ; en un mot, il n'y a pas de catarrhe muqucuxsans dyspepsie; il y a des dyspepsies sans catarrhe.
Pour être logique, la doctrine anatomique de la dys-