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CHAPITRE PREMIER

Caractères chimiques de la dyspepsie gastrique.

ARTICLE PREMIER Sommaire de la composition du suc gastrique.

Le suc gastrique, qui est sécrété par les glandes de la muqueuse de l'estomac, constitue l'élément dominant, pour ne pas dire exclusif de la digestion stomacale, c'est-à-dire de la digestion des matières albuminoïdes, la seule dont l'estomac soit capable.

Le suc gastrique, dont la quantité journalière a été estimée chez une femme atteinte de fistule gastrique jusqu'au 10" tlu poids corporel, c'est-à-dire 6 kilos par

jour, se compose de deux éléments principaux sans compter les substances minérales (chlorures) et une certaine quantité de mucus, sécrété par la couche épithéliale de la surface de la muqueuse.

L'élément essentiel et caractéristique du suc gastrique, c'est le ferment azotifère appelé pepsine, qui a la propriété de liquéfier les substances albuminoïdes, de les transformer en une substance assimilable qui, sous le nom de peptone, pénètre facilement par les membranes dans le sang ; on estime la quantité de pepsine à 3 pour 1000 parties de suc gasirique.

Mais la pepsine ne peut agir sans le secours du 2» principe constituant, c'est-à-dire des acides comprenant certainement l'acide chlorhydrique, et, selon toutes probabilités, aussi l'acide lactique.

Cela posé, il s'agit de préciser les modifications que le suc gastrique peut éprouver dans sa composition de manière à entraver la digestion naturelle, c'est-à-dire à constituer la dyspepsie.

ARTICLE II Énumération des dyspepsies cliimiques.

A . Le suc gastrique peut subir des changements dans la proportionnalité de ses éléments constitutifs ; Vacide chlorlnjdrique qui en fait partie essentielle est parfois amoindri, au point de faire perdre le pouvoir digestif; bien que ces variations soient difficiles à vérifier, bien que leurs origines soient multiples, elles n'en doivent pas moins figurer en tête de la liste des altérations chimiques du suc stomacal.

]{. La pepsine, qui constitue le ferment dige.tif, peut également èire l'objet d'un déficit, mais en sa qualité de ferment elle agit à petite dose, et s'use peu, de sorte que sa quantité peut s'abaisser sensiblement, sans que son pouvoir soit compromis.

Mais, quelque réduit que soit le chilTre nécessaire, encore faut-il que la pepsine conserve ses qualités essentielles ; elle doit être douée d'une énergie suffisante, sinon la digestion s'arrête à mi-chemin.

De plus, les dernières démonstrations physiologiques nous fournissent cette importante donnée, à savoir, que la pepsine est dans l'estomac sous deux formes distinctes : à l'état de dissolution, qui est seule active et utile ; d'une autre part, à l'état de combinaison avec un albuminate ; c'est cette forme cohérente, que Schiff a appelée propepsine, que Griitzner et Ebstein ont désignée sous le nom de substance pepsinogène ; mais tant qu^elle n'est pas dégagée, libre et soluble, elle est inerte, et cette impuissance équivaut à l'absence de pepsine.

C. Le suc digestif est souvent altéré et privé de ses propriétés digestives, par l'immixtion d'éléments normaux en excès, tels que le mucus et la mucine ; ils se développent d'une manière exagérée dans la maladie qu'on appelle catarrhe muqueux, qui n'agit en réalité que sur le suc digestif, et cela en déversant dans l'estomac, de la mucine en trop grande abondance.

Une autre adultération du suc gastrique peut avoir lieu, c'est par l'introduction de ferments anormaux^ parasitaires, qui produisent la décomposition putride, au lieu d'une véritable fermentation.

D. La fonction digestive est enrayée souvent par des

abus de régime ; dans ce cas il se développe une quantité excessive de peptones qui gênent l'action ultérieure du suc gastrique.

E. En sens inverse, la dénulrition générale résultant d'un régime insuffisant, frappe naturellement les glandes pepsiques, soit dans leur texture, soit dans leurs fonctions ; il en résulte un suc gastrique imparfait ou insuffisant, c'est la dyspepsie de misère, par opposition avec la précédente, qu'on pourrait appeler dyspepsie de luxe.

Caractères chimiques de la dyspepsie par déficit d'acide chlorhydrique. — De l'acidité normale du suc gastrique.

L'acidité du suc gastrique est due, selon les uns, à l'acide chlorhydrique, selon les autres, à l'acide lactique ; ils sont 14 qui tiennent pour l'acide minéral, 12 pour l'autre, sans compter 2 qui votent pour le phosphate acide de chaux.

ARTICLE PREMIER Démonstration de Tacide par divers procédés.

La majorité est acquise à l'acide chlorhydrique, et les procédés pour démontrer sa présence, ainsi que ses variations se multiplient de jour en jour; — voici l'énumération à peu près complète, comprenant les derniers réactifs préconisés par Uffelman.

Réactif de Mohr (acétate d'oxyde de fer. et sulfo-

cyanure de potassium) ; il donne une coloration rouge par l'acide chlorhydrique.

Réactif de Réoch (solution de sulfocyanure d'ammoniaque et de tartrate sodoferrique); ce liquide se colore en brun par l'addition d'acide chlorhydrique dilué au millième; — les autres acides n'y font rien.

Procédé de Maly-Laborde, Yon der Yelden ; par le methylanilin violet; c^est le moyen le plus sûr de déceler une solution même de 0, 22 p. m : il en résulte une couleur violette, qui ne se produit pas par les acides organiques. Toutefois si on opère sur le contenu stomacal, au lieu d'agir sur une solution d'acide, on ne trouve plus de différence de couleur à partir du moment où le chifïre descend au-dessous d'un millième.

Les indications d'Ewald portent sur la neutralisation de l'acide.

Méthode de Berthelot et Richet. — Cette méthode admirablement déduite repose sur l'action de l'éther qui se charge toujours d'une quantité déterminée d'acide, variant selon chaque acide ; elle permet, lorsqu'on a un mélange de plusieurs acides, même un acide minéral et un acide organique, de les distinguer par cela seul que le dernier se dissout plus facilement que l'autre dans l'éther. — Cette méthode ne saurait toutefois préciser les quantités exactes et respectives des acides.

Réactif d'tlffelmann ; solution amylalcoolique de la matière colorante du vin rouge, 1 p. m. d'acide chlorhydrique fait disparaître de cette solution la couleur bleu rouge du vin, et produit une belle couleur rosée. — Les acides butyrique, acétique, tartrique, ne pro-

(luisent rien de semblable; — l'acide lactique dans la proportion de un à 2 millièmes rend la matière colorante du vin dissoute dans l'alcool, plus mate, et la fait même disparaître lorsqu'on opère sur une solution vineuse dans l'amylalcool.

a. Quantité d'acide chlorhy drique . — Par les procédés indiqués, on peut s'assurer de la quantité normale de l'acide chlorbydrique, ainsi que de ses variations physiologiques et anormales. Chez le chien, Szabo trouve 3 p. m. ; Richet ne trouve chez son malade fistuleux, que 1,3 à 1,7; c'est le chitfre généralement admis, qui est loin toutefois d'exprimer la vérité absolue ; c'est le résultat moyen des nombreuses analyses du suc gastrique recueilU chez les fistuleux.

b. Lieu de formation de l'acide. — L'acide ainsi recueilli et disséminé dans le suc gastrique ne se forme pas dans toutes les parties de l'estomac, ni même de ses glandes ; on le retrouve surtout à la surface libre de l'organe, et à l'ouverture des conduits des glandes. Dans la profondeur des cryptes glandulaires, c'est la réaction alcaline qui règne ; cette différence d'origine a été prouvée de la manière la plus ingénieuse par Cl. Bernard; il injecta dans les veines d'un chien du ferrocyanure de potassium, puis du lactate de fer; le bleu de Prusse ne se retrouva que dans les couches superficielles de l'estomac, parce qu'elles contiennent de l'acide chlorhydrique; cette expérience, variée par Lépine, a donné les mêmes résultats. Ainsi non seulement les fonctions de l'acide et de la pepsine diffèrent, mais leur lieu de naissance. Toutefois on ne saurait se refuser d'admettre que si les cellules superficielles

PllYSlOLOGIt; CUIMlQUIi.

fabriquent l'acide chloriiydriqiie,il est certaines cellules profondes, qui ont ce privilège dans toute leur épaisseur.

Les glandes renferment deux genres de cellules ; celles qu'Heidenhain a décrites sous le nom de capitales, et les cellules plus petites appelées de revôment (qu'on retrouve particulièrement dans la région pylorique), c'est dans celles-ci que l'acide se forme de préférence, mais pour arriver bientôt à la surface de la muqueuse, où il remplit ses véritables fonctions, c'est-à-dire de s'associer à la pepsine pour la rendre efficace,

c. État de l'acide chlorhijdrique. — Cette association est si nécessaire, qu'on l'a crue intime et on admet généralement que l'acide chlorhydrique n'est pas libre. Laborde le prouve nettement; l'acide colore le violet de Paris, tandis que le suc gastrique ne le fait pas changer de couleur. Donc dans le suc gastrique l'acide est combmé ; il l'est avec la pepsine, et selon Laborde c'est un chlorhydrate de pepsine. Pour Richet, l'acide est engagé dans des bases organiques, dérivées des albuminates, telles que la leucine, la tyrosine ; ce serait donc du chlorhydrate de leucine ; mais il se peut que la leucine ne soit pas un élément constant ; Kûhne le considère comme accidentel. Toujours est-il que si l'acide chlorhydrique n'est pas libre, s'il est fusionné avec la leucine ou avec la pepsine , l'addition d'acide chlorhydrique, au suc gastrique qui en manque, en d'autres termes le traitement des dyspepsies par l'acide chlorhydrique ne se présente pas comme dans des conditions physiologiques, et n'oiïre pas une grande sécurité.

d. Variations de V acide chlorhydrique dans la digestion. — Il faut savoir en elïet que la sécrélion de l'acide chlorhydrique ne se produit pas forcément pendant toute la durée de la digestion; d'après Krestchy-Uffelman, le suc gastrique mixte est moins acide au début, ce qui tient à ce qu'il est neutralisé en partie par la salive avalée, en partie par le mucus qui couvre la muqueuse, à l'état de jeûne, et aussi par le secretum pylorique, qui est d'abord neutre ou alcalin ; ces additions de substance alcaline finissent par être annihilées, au fur et à mesure que le suc du grand cul-de-sac devient plus abondant. Les variations de l'acidité sont du reste peu marquées, et n'ont aucun rapport avec le contenu pepsique du suc gastrique.

e. Valeur phijsiologique de l'acide chlorhydrique. — Il existe pour chaque acide une proportion, qui favorise le plus la peptonisation des matières albuminoïdes ; trop peu d'acide ou un excès d'acide arrête la digestion, laquelle est impossible dans un hquide neutre.

La dose efficace est de 1,15 p. c. dans un litre d'eau; en 30 minutes la digestion est opérée : à 2,30 elle exige une heure, à 3,45 il faut trois heures, à 6 gram. p. m. la digestion est nettement enrayée.

ARTICLE II De l'acidité lactique.

L'acide chlorhydrique n'est pas le seul qui détermine l'acidité ; toutes les preuves fournies par Laborde et Dusart tendent même à lui accorder un monopole que

PHYSIOLOGIE CIllMlQUlfi.

Berlhelot et Ricliet répartissent entre les deux genres d'acides. Ce qui a longtemps induit en erreur, c'est que l'acide lactique peut également se former aux dépens des aliments, et surtout des aliments hydrocarbonés; c'est là un fait indiscutable, d'ailleurs applicable à un grand nombre d'acides organiques, tels que l'acide butyrique, acétique, etc., qui se produisent par la fermentation des aliments, ou par la métamorphose de l'acide lactique lui-même, lequel peut subir la fermentation butyrique.

Parmi ces divers acides, l'acide chlorhydrique joue le rôle plus actif; à 2 ou 3 millièmes il aide puissamment à la digestion ; l'acide lactique est moins actif; il ne favorise la digestion que s'il est dans la proportion de 2 à 3 p. m. Les autres acides agissent plus faiblement encore, et n'opèrent efficacement qu'à 10 p. m.

ARTICLE m

Origines de l'acidité lactique et chlorhydi-iquc.

Qu'il existe des acides organiques dans le sang et dans les liquides de l'estomac, que l'acide lactique en particulier s'y retrouve formellement , c'est un fait d'une explication facile; qu'il serve aussi lui-même à préparer la formation de l'acide chlorhydrique, la chimie en rend sûrement compte; il a en effet, comme l'ont prouvé Maly et von der "Velden, le pouvoir de décomposer le chlorure de sodium du sang, et de rendre l'acide chlorhydrique libre.

Mais n'est-il pas possible d'admettre, comme le fait Maly, que, même dans le sang, milieu neutre, il puisse

IJES DYSPliPSIES.

e fon er des acides? Les exemples ne manquent pas ; y a des liquides a réaction alcaline, qui peuvent Lnten.r simu lanenient un sel acide, par exemple un phosphate acide, et un biphosphale de soude alcalin; dans e sang lui-même ne vo.t-on pas du monophosphate acide) de soude à côté de l'acide hippurique, et de i acide urique libres ; ces acides et leurs sels ont un plus grand pouvoir de diffusion que les sels neutres • ils passent par les reins. Il en est de môme de l'acide chlorhydrique, qui a un pouvoir de diffusion très considérable, il passe trois fois plus vite par le dialyseur que le sel marin ; on s'explique ainsi comment une fois formé dans le sang, il passe en si grande quantité dans les cellules pepsiques.

Dans le sang il trouve ses matériaux de formation tout préparés ; le chlorure de sodium est constant dans le liquide sanguin, et nécessaire pour une foule de fonctions ; une privation complète et prolongée de sel commun finirait par enrayer le développement de l'acide. Il resterait donc à déterminer quelles sont les circonstances qui déterminent les variations de l'acide; c'est là le point de vue chimique le plus intéressant d'un certain nombre de dyspepsies.

ARTICLE IV Dyspepsies par déficit d'acides.

L'acide chlorhydrique peut être en déficit dans les circonstances les plus diverses ; en pompant le suc gastrique, ou en faisant vomir le malade (ce qui constitue une méthode déplorable), on Irouve bien encore

PHYSIOLOGIE CniMIQUE. 17

le SUC gastrique, mais il est moins acide, plus particulièrement dans les fièvres et dans les anémies.

a. Dans les fièvres. — Les belles recherches de Manassein démontrent que si chez un fébricitant et chez un individu sain, on compare l'activité du liquide digestif, on voit que chez le premier la digestion de l'albumine est moindre, et bien jplus lente ; bien que la réaction soit acide, on peut, dit-on, activer légèrement la digestion, en ajoutant de l'acide chlorhydrique. Mais celte faiblesse de la digestion pepsique est loin d'être généralement vraie; chez un petit garçon gastrotomisé, atteint d'une fièvi^e chronique^ Uffelmann ne vit aucune espèce de trouble ; l'albumine liquide était peptonisée en vingt minutes, et le poids corporel augmenta au bout de trois mois de fièvre de 18 à 19 p. c.

Chez des dysentériques fiévreux, les matières vomies étaient même plus acides qu'à l'état normal ; plus tard elles devinrent alcalines, et le pouvoir digestif disparut.

En tous les cas le phénomène de l'acidification amoindrie n'est pas permanent, et souvent les malades présentent toutes les conditions normales de digestion et d'absorption; la seule difficulté consiste à préciser le moment où ces conditions paraissent ou reparaissent ; la réintégration du suc digestif, daïis ses qualités premières, sera le moment opportun pour l'alimentation.

b. Dans les anémies et les chloroses, l'acide chlorhydrique peut être en défaut, mais il est à noter que ce fait ne se vérifie que dans les cachexies, dans les inanitions, les dénutritions, les anémies suites de déperditions sanguines ; c'est uniquement dans ces circonstances, et non dans les anémies simples, dans les

G. SÉE, Dyspepsies. 2

Chloroses, dans les hypoglohulies, que la dyspepsie s'ctablil catégoriquement ; en général, les chloroanémiques n'ont que des troubles moteurs, c'est-à-dire la lenteur de la digestion, la hrachj digestion, ce qui ne constitue pas une dyspepsie ; la fonction s'accomplit régulièrement et la nutrition continue à s'opérer comme à l'état normal, sans que les malades présentent ni l'amaigrissement, ni la déperdition des forces.

c. Dilatations de l estomac. — Les dilatations de l'estomac ne constituent pas de dyspepsie chimique dans le vrai sens du mot, il n'y a aucune parité, ni aucun parallèle à établir entre ces deux affections ; au point de vue de la clinique une pareille assimilation constitue une erreur, car il est des ectasiques qui digèrent parfaitement, souvent même des masses considérables d'aliments. Au point de vue chimique, même discordance entre les deux maladies. Yan der Yelden, faisant des recherches sur les liquides extraits des estomacs dilatés, a annoncé l'absence d'acide chlorhydrique dans les estomacs cancéreux dilatés, et par exception dans les autres ectasies ; mais cette assertion a été vivement combattue par Ewald, qui a incriminé le réactif employé, et qui a d'ailleurs constaté la parfaite normalité du suc gastrique dans toutes les conditions de dilatation. Nous avons nous-même, avec M. Hardy, mon sous-chef de laboratoire, fait des recherches suivies sur ces Uquides, soit expulsés naturellement, soit retirés par la sonde et, dans tous les cas, sans exception, nous avons retrouvé l'acide chlorhydrique et un liquide digestif.

Mais si le suc gastrique reste normal dans les dilata-

puYSioLOGii!: CHIMIQUE. ly lions, sa quantité peut diminuer, et voici comment : dans les ectasies, le nombre de glandes à pepsine, loin de se multiplier en raison de l'extension que prend l'estomac, tend, au contraire, à s'atrophier, la paroi distendue étant formée par le tissu cellulaire, et une sorte d'infdlration de petites cellules néoplasiques; c'est donc un cas d'insuffisance relative de la sécrétion ; mais qui est-ce qui est le plus frappé dans ce cas ? Est-ce la pepsine, est-ce l'acide chlorhydriqiie ?

d. Dyspepsies primitives. — Il n'y a pas que dans les anémies de consomption^ ou dans les dilatations graves, qu'on peut trouver le déficit d'acide ; il est des dyspepsies primitives, dont les caractères chimiques ne peuvent être rapportés qu'à une moindre acidification; on y arrive par voie d'exclusion.

ARTICLE v

De la nature des acides de l'estomac. — Des acides de décomposition.

Il ne suffît pas de déterminer la quantité des acides, il importe d'en déterminer la nature, et c'est même le point le plus important.

Il est en effet des acides qui, loin d'être utiles à la digestion, en constituent un véritable impedimentum, et par une raison bien simple, c'est qu'ils proviennent de la décomposition des aliments ; tels sont les acides acétique, butyrique et toute la série des acides gras.

C'est cette acidité étrangère qui a depuis longtemps causé l'erreur des médecins, qui croient aux dyspepsies par excès d'acides; ils ont admis ce genre de dyspep-

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