INTRODUCTION
Au début de cette étude, il est à peine besoin de
“rémarquéer importance énorme de J'eau ‘dans la “vié’quotidienne. Sans eau, toute vie devient impos”
“Sible et d'immenses éténdues de térrain ‘réstent
—déSertes; privées de végétation et’ de vie, uñique- "mefit par manque d'eau, qui recouvreraient immédiatement la fertilité si lon pouvait leur procürer -‘quélque peu'dù 'biénfaisant liquide.
‘ "’Dans‘nos contrées mêmes, cependant plus favo-
‘risées, léau n’en est pas moins réchérchée ‘avec
avidité et, qu'il s'agisse de sources ou ‘d’éaux de
“pluie, on se-les’ dispute’ avec acharnement. Il en
fut d’ailleurs toujours ainsi et nous voyons un:vieil ‘auteur dedroiït nous décrire plaisamment ces’éompétitions : « À la première pluie qui tombe, nous “dit-il, ‘un chacun, porté par'son intérêt, courant “Cpour la-préndré, trouve ‘souvent son:voïsin ‘qui
‘<$en ‘émpare' ou la divertit dans son domaine, ce
«qui' donne lieu à des paroles ; des’ paroles’on ténvient aux menaces, qui occasionnent des vôies « de fait suivies de plaintes et de preuves qui con- «’cernent plutôt injure que le droit ét la préten-
‘«tion'dés’ parties. » (MALLEBAY DE LA MÔTHÉ, Sorr-
maire’ alphubétique dés principales qriestions de “droit, édition dé 1766, p. 83.) Etnotre auteur ajoute aussitôt qu'il serait facile d'éviter ces querelles si l’on connaissait mieux les lois régissant la matière.
Aïnsi en-est-il encore aujourd’hui. Les lois ont
Dipü être modifiées et améliorées, maïs toujours l’on