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trouve des gens prêts à se quereller pour la possession de cette eau précieuse qui fertilise les champs, fait mouvoir les moulins et les usines et porte partout la vie.
Mais si l’eau est utile, souvent aussi elle est nuisible, nul élément n’est plus traître et plus dangeureux et l’on pourrait en dire ce qu’Esope disait de la langue : « C’est la meilleure et la pire des choses. » C’est elle qui crée les marais pestilentiels, qui ën” traîne et dévaste les plantations et les constructions et qui, après avoir fait naître la vie, sème partout la mort. Aussi à côté des difficultés et des procès issus du désir de se l’approprier voit-on apparaître les querelles et les chicanes provenant du désir de s’en débarasser. :
Des unes et des autres nous dirons ce que disait déjà Mallebay de la Mothe, à la fin du XVIII siècle : pour les éviter il suffirait de mieux connaitre la loi.
On comprend, dès lors, la pensée qui a dicté cette étude. Ce n’est certes pas le désir de présenter sur cette matière si complexe un travail didactique ni d'émettre des opinions nouvelles. Cette œuvre est celle des commentateurs et des juristes éprouvés qui, d’ailleurs, n’y ont point failli.
Le but visé par nous est plus modeste ; il consiste simplement à résumer en ces quelques pages les opinions les plus autorisées qui se sont fait jour sur les principales questions soulevées par la propriété et l’usage des eaux de source et des eaux de pluie.
Au reste, nous nous sommes bornés à traiter les questions qui présentent un intérêt spécial à notre
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matière et nous avons volontairement passé sous silence toutes les dispositions qui, s'appliquant aux eaux de source ou de pluie comme à tout autre objet, ne soulèvent aucune difficulté particulière et suivent les règles du droit commun.
La division de notre travtil était tout indiquée : une première partie s'’occupera des sources, une seconde des eaux pluviales. Il convient, d’ailleurs, de remarquer que beaucoup de décisions s’appliquent indistinctement aux eaux de source ou de pluie. Nous les avons toutes groupées dans notre première partie. Cette façon de procéder a l’inconvénient de réduire considérablement notre seconde partie. Nous avons cru, cependant, devoir l’adopter pour plus de clarté, qualité que nous avons recherchée avant tout, heureux si elle pouvait compenser le manque d'originalité et d’érudition auxquelles nous n'avons pas la prétention de viser.