‹ Des eaux minérales de ContrexévilleChapitre 32 sur 38 · OBSERVATION XXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXIII

Gravelle urique. — Effets consécutifs exceptionnels.

M. X *, d’Autun (Saône-et-Loire), âgé de quarante-deux ans, d’un tempérament lymphatique et d’assez bonne constitution, éprouve en janvier 1865 une première colique néphrétique à gauche qui fut suivie de trois ou quatre autres toujours du môme côté. Chacune de ces coliques s’est terminée par l’expulsion d’un gravier rougeâtre du volume d’un grain de blé environ .

M. X*** prit pour la première fois les eaux de Conlroxéville en juillet 1866, sous la direction du docteur Caillat. Ce traitement, qui se composa de huit verres en boisson, dose maximum, de douze bains et de sept douches, fut très-bien supporté par le malade.

Deux mois après, une crise se déclara avec une grande intensité et dura quatre jours. Les urines, qui déterminaient alors un sentiment de brûlure dans le canal pendant l’émission, charriaient une grande quantité de sables, mais point de graviers.

Au mois de novembre 1866, ce malade but chez lui, tous les matins, pendant vingt-cinq jours une bouteille d’eau de la source du Pavillon. Au bout de quinze jours, une crise pareille à la première, mais plus faible, se montra ; elle eut une durée de quarante-huit heures. Enfin en mars 1867, M. X***, ayant fait une seconde fois usage do l’eau de Conlrexéville à domicile, éprouva au bout d’une douzaine de jours et pendant quarante-huit heures également des symptômes semblables à ceux qu’il avait ressentis en novembre 1866.

Ces deux crises, qui constituent un fait assez exceptionnel,

sont loin d'avoir été préjudiciables à la santé de M. X'*, qui depuis cette époque n’a plus souffert des reins ni rendu de graviers.

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