‹ Des eaux publiques et de leur application aux besoins des grandes villes, des communes et des habitations rurales principes fondamentaux concernant la recherche et l'amenagement de l'eau dans tous les paysChapitre 21 sur 54 · PAR LES RÉACTIFS · texte numérisé non relu

PAR LES RÉACTIFS

RÉACTIFS

EFFETS PRODUITS

Sulfates.

Chlorure de barium.

Cette substance détermine un précipité blanc qui * est insoluble dans les j| acides chlorhydriqueet azotique étendus d'eau.

Chlorures.

Azotate d'argenL

L'eau prend une teinte louche, d'un blanc légèrement opalin, noircissant a la lumière. Si la quantité de chlorure est considérable, on obtient un précipité blanc :

cailleboté, qu'on fait disparaître en ajoutant de l'ammoniaque, mais qui ne disparait pas si on ajoute de l'acide azotique.

Azotates.

Or en feuille avec acide sulfurique et chlorure de sodium purs.

un mcic la leuiiie u or avec l'acide sulfurique et le chloru re de sodium, on y ajoute le résidu de l'eau évaporée. S'il y a des azotates, l'or se dissout.

Sels de chaux.

Azotate d'ammoniaque.

Précipité blanc instantané.

Solution de samo.

Précipité cailleboté dont la quantité est relative à ht quantité des sels calcaires autres que le carbonate calcaire.

Phosphate de soude.

Précipité blanc. j

SUBSTANCES

DF.VOII.KF.S DANS l'eAU PAH LES nÉACTIFS.

RÉACTIFS

EFFETS PRODUITS

Sels de magnésie.

Phosphate d'ammoniaque.

On sépare d'abord la chaux avec le phosphate de soude, puis on ajoute le phosphate d'ammoniaque et l'on obtient un précipité floconneux.

. Y LIJUlUllIcHJ IU lHjllKH

Précipité blanc floconneux.

Fer.

Fcrro-cyanure de potassium.

Le résidu insoluble del'évapoi ation se colore en bleu.

Matières organiques ou extracUves.

Papier de tournesol rouge et bleu.

On calcine le résidu de l'évaporation de l'eau dans un tube fermé à un bout; ensuite on introduit les deux papiers. Si dans la calciuation il s'est formé des produits ammoniacaux, le papier rouge devient bleu comme l'autre, s'il ne s'en est pas formé, c'est le papier bleu qui devient rouge.

ARTICLE II De l'épreuve hydrotim étriqué

Il y a un moyen bref de se rendre compte immédiatement, mais sommairement, des qualités d'une eau quelconque.

DE L'ÉPREUVE HYDROTIMÉTRIQUE

On en prend une goutte, on la met dans un verre de montre ou sur une simple lame et on la fait évaporer lentement à la flamme d'une bougie ou d'une lampe à esprit de vin.

Tout ce qui est eau pure se dégage en vapeur, le résidu s'attache au verre : les substances salines, sous forme de cristaux; les matières suspendues, sous forme de poussière.

Dans les eaux courantes, c'est la poussière qui domine : dans les eaux de source ou de puits, ce sont les cristaux.

Les cristaux résistent ; la poussière se détache avec facilité, la plupart du temps il suffît de souffler dessus.

L'eau de pluie ne laisse qu'un peu de poussière, elle est presqu'aussi pure que l'eau distillée. L'eau de pluie recueillie en plein air peut remplacer l'eau distillée dans la plupart des cas. (Frésénius.)

L'eau distillée ne laisse rien du tout.

Si l'eau, après l'évapora lion, laisse peu de cristaux, et si elle dissout bien le savon, ce dont on peut s'assurer incontinent en se lavant les mains, on a de fortes raisons de conclure qu'elle sera propre à tous les usages. On peut dès lors fixer sur elle son attention, la soumettre à un examen plus rigoureux, la comparer aux autres espèces d'eau qu'on a à sa portée, et, s'il y a lieu de faire un choix, déterminer ainsi les préférences.

Dans ces derniers temps, l'expérience au savon a

été prise en grande faveur, deux pharmaciens instruits, MM. Boutron et Boudet, imitant les procédés, que l'on emploie pour déterminer les degrés d'alcalinité des soudes, ont conseillé l'emploi de deux vases : un flacon et une burette, l'un et l'autre gradués.

L'eau pure, l'eau distillée dissout le savon sans faire de grumeaux : si on agite la dissolution il se produit de la mousse ; il suffît d'un décigramme de savon pour faire mousser un litre d'eau pure et pour que la mousse persiste.

Si l'eau n'est pas pure ; pour obtenir la mousse, il faut employer une plus grande quantité de savon. L'excédant du décigramme se consomme en pure perte ; il s'empare des sels et forme, en se combinant avec eux, des flocons et des grumeaux, qui tombent au fond du vase. La quantité de savon ainsi employée donne donc la mesure de la quantité de sel qui rend l'eau impure.

On procède de la manière suivante : on verse l'eau dans le flacon, dont les degrés indiquent la quantité soumise à l'expérience ; et on y mêle, avec la burette, autant de liqueur savonneuse qu'il est nécessaire pour obtenir la mousse, puis on lit sur la burette la quantité de savon employée. La liqueur savonneuse est titrée de manière que chaque degré de la burette qui se vide représente cent grammes de savon.

Mais il convient d'entrer dans plus de détails : nous les empruntons au mémoire de MM. Boutron et Boudet.

DE L'ÉPREUVE H YDROTI M ÉTRIQli E 83

t La méthode que nous proposons, disent les auteurs du procédé hydrotimétrique (Boutron-Charlard et Boudet, hydrotiinêtrie), a pour point de départ les curieuses observations du docteur Clarke sur l'emploi de la teinture alcoolique de savon pour mesurer la dureté des eaux (Note on t/w cœamination of watei* for towns, for Us hardness, and for the incrustation its deposits on boiling). Elle est fondée sur la propriété si connue que possède le savon (préparé selon la formule que les auteurs en donnent plus loin), de rendre l'eau pure mousseuse et de ne produire de mousse dans les eaux chargées de sels terreux, et particulièrement à bases de chaux et de magnésie, qu'autant que ces sels ont été décomposés et neutralisés par une proportion équivalente de savon, et qu'il reste un petit excès de celui-ci dans la liqueur.

<« La dureté d'une eau étant proportionnelle aux sels terreux qu'elle contient, la quantité de teinture de savon, nécessaire pour y produire la mousse, peut donner la mesure de sa dureté.

t Le fait fondamental sur lequel nous nous appuyons est donc la production de la mousse dans l'eau pure par le savon, et l'obstacle que les bases terreuses apportent à cette production en transformant le savon en composés insolubles. ,

« Vient-on, en elfet, à verser quelques gouttes d'une teinture alcoolique de savon dans un flacon renfermant, par exemple, 40 centimètres cubes ou 40 gram-

mes d'eau distillée ; si Ton agite le mélange, il se forme immédiatement à la surface du liquide une couche de mousse légère et persistante ; mais si, au lieu d'eau distillée, on emploie une eau plus ou moins calcaire ou magnésienne, le phénomène de la mousse n'apparaît qu'autant que la chaux ou la magnésie, contenues dans cette eau, ont été neutralisées par une quantité proportionnelle de savon, et que l'on a ajouté un léger excès de celui-ci qui, ne rencontrant plus de chaux ni de magnésie, manifeste ses propriétés, comme s'il se trouvait en dissolution dans l'eau pure.

« La proportion de savon, exigée par 40 centimètres cubes d'une eau quelconque pour produire une mousse persistante, donne donc la mesure de la quantité de sels calcaires ou magnésiens contenus dans cette eau ; et, comme, pour la plupart des eaux de sources et de rivières, la chaux et la magnésie sont les principales matières qui, combinées avec différents acides, influent réellement sur leur qualité, il est évident qu'en déterminant la proportion qu'elles renferment de ces bases, on détermine la valeur de ces eaux relativement au plus grand nombre de leurs usages.

« La formation de la mousse, à la surface de l'eau, est d'ailleurs un phénomène si saillant, la proportion de savon que nous avons reconnu nécessaire pour la produire (un décigramme par litre) est si faible, et le moment où une eau calcaire ou magnésienne cesse de neutraliser le savon et devient mousseuse par l'agita-

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