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DE LA CHALEUR DES DOUCHES

On peut se servir de l'eau à tous les degrés, depuis 12° E.. jusqu'à 4.0° R.

1° La douche froide employée en arrosoir pendant plusieurs minutes constitue la douche russe. On y a recours, soit après les étuvcs et le bain chaud pour fortifier le tissu cutané, soit pendant le cours de la journée pour rendre le ton et la vigueur aux organes, et déterminer les réactions par l'exercice auquel on se livre ensuite.

2° La douche écossaise , — schuh-bath , — ou douche de surprise , est une averse d'eau froide tombant avec fracas pendant une demi -minute seulement. Le malade est enveloppé subitement par des torrens de pluie qui le saisissent et le suffoquent; il éprouve un tremblement nerveux et une angoisse qui deviendraient intolérables s'ils se prolongeaient. Immédiatement après, on s'habille à la hâte, on marche à grands pas, et une vive réaction s'établit bientôt. Dans les névroses, hystérie, hypocondrie, etc. , on en retire de bons effets.

5'^ La douche froide en colonne est dirigée sur les reins dans certaines affections utérines , sur les jointures après quelques entorses, sur les membres comme fortifiant du svstème mus-

culaire. En général , je ne descends pas au-dessous de 15" R. et la durée n'excède pas huit minutes.

^° La douche alternative , — que l'on nomme Écossaise dans certains établissemens , — consiste en deux jets, l'un d'eau chaude, l'autre d'eau froide, alternativement dirigés sur quelque partie du corps. Le doucheur commence par la chaude j quand la peau rougit, il la remplace par la froide, et successivement ainsi pendant dix minutes ovi un quart d'heure. Je recommande de faire prédominer la chaude au commencement et la froide à la fin. Ces transitions sont assez désagréables , mais elles produisent un résultat avantageux. La peau se congestionne, sa vitalité se développe. C'est un bon moyen de réveiller les fonctions languissantes , dans l'aménorrhée , dans l'atonie des organes digestifs. Il détermine une pertubation qui peut modifier la sensibilité pervertie dans diverses névroses.

S" La douche chaude est le plus employée. La température la plus élevée que l'on puisse supporter est 59 à 4-0*^ R. Tel est le degré de la douche du Robi7iet de fer.

C'est une source qui tombe naturellement de la hauteur d'un métré au fond d'une cuvette. La première impression est celle d'une brûlure 5 aussi, est-on obligé de se retirer à chaque instant. Peu à peu, |a peau s'habitue à celte chaleur, et on finit par supporter l'irrigation continue pendant un quart d'heure. Il est cependant des personnes chez lesquelles cette douche reste intolérable et détermine la vésication. On peut interposer un linge, ou diviser le jet en arrosoir. La peau se gonfle et rougit fortement, il semble que le calorique pénètre à l'intérieur. On éprouve un frémissement et un engourdissement qui persistent quelque temps après.

C'est un puissant moyen d'excitation locale dans les tumeurs blanches, les vieilles entorses, les sciatiques rebelles, etc.

Ici , c'est la chaleur et les autres élémens impondérables

de l^eau qui agissent, la percussion est faible et sans importance.

Dans la douche ordinaire, l'action de la pesanteur se joint à celle de la chaleur. L'eau est à 36° R. La peau ne rougit qu'après quelque temps d'application ; mais, les vapeurs épaisses qui se concentrent dans un cabinet bien clos, le corps demi plongé dans un bain chaud, font qu'en réalité, outre la douche, on prend un véritable bain de vapeur. La stimulation générale provoquée par ce dernier vient s'ajouter heureusement à îa stimulation locale provoquée par la douche. Aussi, dans toutes les affections rhumatismales, est-ce le moyen par excellence.

6° Dans la douche tempérée, on cherche à rendre nulle l'action du calorique. Elle est trés-usitée à la suite des bains tiédes et tempérés , quand on ne veut obtenir que les effets de la percussion seule.

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