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A l’autopsie, outre les lésions de l’asphyxie, on trouve quantité d’ecchymoses.
Dans la pendaison et la strangulation, l’asphyxie est en général plus rapide : d’où la rareté relative des ecchymoses dans ces cas. Pour la submersion, la mort peut être très rapide. Si le noyé succombe à une syncope, par exemple, on peut ne pas trouver d’ecchymoses. Mais, par contre, on peut en trouver dans le cas où le noyé est asphyxié lentement, dans le cas où il a eu des mouvements convulsifs intenses.
Les ecchymoses, qui se rencontrent dans les empoisonnements, S’expliquent encore par le système nerveux : les poisons sont introduits dans le sang, qui les entraîne vers le système nerveux central sur lequel ils agissent directement ; ou bien ils altèrent le sang, empêchent par conséquent la nutrition des tissus, et particulièrement celle du système nerveux, ce qui nous ramène au cas de l’asphyxie, soit par altération directe du système nerveux, soit par altération primitive du sang et secondairement du système nerveux.
Quant aux morts naturelles, la même théorie vaso-motrice leur est applicable : ainsi pour les maladies nerveuses ; mais il faut admettre une action directe du système nerveux. Charcot dit (1): « Dans quelques expériences de MM. Schiff et Brown-Séquard, il est fréquent de voir survenir dans les poumons, l’estomac et les reins, soit une simple hyperémie, soit de véritables ecchymoses, consécutivement à l’irritation traumatique des couches optiques, des corps striés, de la protubérance, du bulbe, etc. »
Dans les affections convulsives, la mort est le plus souvent due à l’asphyxie, suivant M. Tardieu, et par conséquent la formation des ecchymoses dans ces cas trouve facilement son explication.
Quant aux maladies broncho-pulmonaires, les ecchymoses
(1) Charcot: Leçons sur les maladies du système nerveux, t. T, p. 118.
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n’y sont pas si rares que M. Vicq a bien voulu le dire dans sa thèse.
MM. Chassaing et Parrot les ont rencontrées dans un certain nombre de cas ; mais elles ont, il est vrai, suivant ce dernier, un caractère particulier qu’il faut connaitre et que nous avons déjà mentionné plus haut, à propos des caractères des ecchymoses. Toutefois, dans les morts subites à la suite d’affections cardiaques, comme dans le cas de symphyse cardiaque, l’insuffisance aortique, on peut ne pas trouver d’ecchymoses.
Dans les maladies générales, dyscrasiques et infectieuses, 1l faut interprêter d’une façon analogue la production des ecchynoses.
Pour les maladies générales, il y a une altération du sang, une altération consécutive du système nerveux ainsi que de tout l’organisme ; mais ici, de plus, il y a altération des parois des capillaires qui se laissent facilement rompre, dès que la pression sanguine est un peu augmentée.
Les maladies infectieuses paraissent devoir être dues à des principes particuliers, septiques, qui agissent sur le centre vaso-moteur à la façon des poisons, et par conséquent les lésions qu’on trouve dans ce genre de mort, doivent être interprêtées de la même manière.
Telle est la pathogénie des ecchymoses sous-pleurales et sous-péricardiques. En ramenant tout au système nerveux, on peut donc, on le voit, expliquer bien des faits, dont les théories circulatoires seules n’auraient jamais pu donner l’orioine.