‹ Des éclats magnétiques de l'iris et de leur extraction à l'électro-aimant géantChapitre 11 sur 37 · ZA DES · texte numérisé non relu

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plus souvent, le sujet a pu continuer ses occupations. Le corps est aseptique : il n'y à aucune inflammation, aucune trace d’iritis ; une légère rougeur, quand elle existe, se dissipe bien vite. Ces cas relèvent, d’après nos observations, presque toujours de corps étrangers situés sur la face antérieure.

D'autres fois, quoique bien tolérée, la présence d’un corps étranger s'accompagne de certaines complications traumatiques, telles que : 1° d’une cataracte traumalique de voisinage. En effet, les COrps étrangers inclus dans l'iris, et à plus forte raison ceux de la face postérieure, peuvent par une de leurs arêtes, léser le cristallin et donner naissance à une cataracte. Mais ce mécanisme n'est pas toujours en cause. Des cataractes de voisinage peuvent se produire sans aucune lésion du cristallin ; ces faits ont été démontrés expérimentalement. Morax, lui, croit qu'il y a dans ces cas, probablement, une lésion de l’épithélium postérieur par simple commotion.

Les cataractes de voisinage, se développent en général tardivement, des semaines, des mois même après le traumatisme. Mais l’opacification, une fois commencée, progresse assez rapidement.

2° L'hyphéma est une complication assez fréquente des éclats iriens. L’épanchement de sang, dans la chambre antérieure, se produit à la suite de rupture des vaisseaux iriens, par le corps étranger. Ce sang, se résorbe à la longue, mais peut, pendant quelque temps laisser une pigmentation de l'iris, pouvant faire croire à une sidérose: l'évolution montrera qu'il n’en est rien,

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3° Il n'est pas rare de voir, à la faveur d'une perte de quelques gouttes d'humeur aqueuse, la membrane irienne venir s'engager dans la plaie cornéenne et faire hernie.

Deuxième cas. — Le corps étranger s'accompagne d'intolérance plus ou moins marquée. Après un choc au niveau de l'œil, il survient de la douleur, soit immédiatement, soit dans les heures qui suivent, souvent plus marquée la nuit, mais qui cède dans les vingt-quatre heures, s’il n'y a pas de phénomènes infectieux surajoutés. Cette douleur est un signe probable de corps étranger de l'œil et spécialement de l'iris, car cette membrane est très peu tolérante pour - les éclats métalliques. Ceci tient pour les uns à sa riche vascularisation et à ses nombreux filets nerveux, mais notre maître, M. le Professeur Rollet croit surtout la cause due aux mouvements incessants de cette membrane.

Ces douleurs s’accompagnent de larmoïements, de photophobie parfois intense, d’une gêne de la vision, d’une sensibilité oculaire et ciliaire, quand l’inflammation est très forte.

A ces symptômes subjectifs s’adjoignent des symptômes objectifs qui permettent le plus souvent de faire le diagnostic ; on constate sur la cornée un petit orifice plus ou moins étendu et plus ou moins visi-lo, indiquant la probabilité d’un corps étranger oculaire. L'éclairage oblique, la loupe binoculaire ou le microscope cornéen, permettent alors d’apercevoir le corps étranger, soit sur la face antérieure, soit inclus dans

l'iris. Parfois, un simple soulèvement localisé de cette membrane indique que l'éclat est situé derrière. La présence d’un éclat irien s'accompagne bien vite d’une modification de la structure et de la coloration de l'iris. Par suite de l’irritation locale, il y a production d’un œdème donnant à l'iris un aspect terne et flou ; ce changement de couleur est dû à la congestion et à l’exsudation de cellules et de fibrine dans sa substance, ainsi que dans la chambre antérieure. Les exsudats peuvent se rassembler au niveau de la pupille, l’obstruer plus ou moins complètement, empêchant l’éclairage du fond d'œil. Ils pourront aussi laisser à leur suite des synéchies antérieures ou postérieures, gênant les mouvements de l'iris et même produire, ce qui est très rare heureusement, des phénomènes glaucomateux quand les adhérences au cristallin sont totales.

Si le corps est septique ou s’il a entraîné avec lui des germes infectieux provenant de la conjonctive, il peut s’ensuivre des phénomènes d’iritis suppurée ; ce fait est malheureusement assez fréquent. La scène change alors. L’œil devient le siège de douleurs vives et persistantes, à prédominance nocturne, dans les jours qui suivent le traumatisme (alors qu'une plaie aseptique n’est plus douloureuse après vingt-quatre heures). Un œdème envahit la Paupière supérieure, il est accompagné de photophobie, de larmoiement, d'injection périkératique, d’un trouble de l'humeur aqueuse, avec vive sensibilité du globe à la pression. Dès ce moment, il ÿ à Souvent un hypopyon manifeste dont le pus tombe à Ja Partie inférieure de la chambre antérieure. Il est mobile dans les mouvements d’inclinaison de la tête.

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Rien n’est plus variable que l’évolution de cette iritis suppurée. Elle peut, soit guérir complètement en quelques jours avec résorption du pus, soit se propager aux différents milieux de l’œil et donner une panophtalmie.

D'autres fois, l’iritis suppurée, et ce cas est fréquent, est le prélude d’une irido-cyclite : à la face postérieure de la cornée, sur la membrane de Descemet, on voit apparaître de petits points ou taches blanchätres, de la grosseur d'une tête d’épingle, en forme de triangle, dont le sommet répond à la pupille, et la base à la partie inférieure de la cornée. Ce symptôme est caractéristique de l’inflammation ciliaire, associée à l'iritis. Un hypopyon de l'angle irido-cornéen inférieur peut se voir, mais il n’est pas mobile avec les mouvements d’inclinaison de la tête, ce qui le différencie de l’hypopyon ordinaire. L'irido-cyclite s’accompagne le plus souvent d’exsudats plus ou moins marqués du corps vitré. La tension oculaire est souvent augmentée dans l'infection légère, diminuée dans l'infection profonde. Les autres symptômes sont ceux de l'iritis.

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