ÉCRIS
d’abord, après kératotomie, de l’attirer au dehors avec l’aimant en employant une faible force portante 3 ou 5 ampères). Si dans cette manœuvre l'iris est attiré au dehors, alors seulement, on pratiquera une iridectomie pour éviter les tiraillements ou une hernie de cette membrane.
c) Si le corps est enclavé ou situé sur la face postérieure, l’iridectomie sera pratiquée systématiquement.
TROISIÈME Temps. — L'iridectomie faite ou non
dans le deuxième temps, le malade couché, est conduit à nouveau sous l’électro-aimant géant dont la pointe est placée près de l’orifice d'entrée de l'éclat, mais Sans Jamais pénétrer dans l'œil (contrairement à ceux qui emploient le petit aimant). On fait passer le courant sous une faible force portante que l’on augmente Progressivement jusqu’au maximum. Le corps a parfois de la difficulté à sortir. S'il ne bouge pas, on arrête le courant; puis on le rétablit brusquement en donnant d'emblée la force portante maximum sous 25 ampères. On recommence là manœuvre plusieurs fois s’il le faut. On arrive Presque toujours à extraire l'éclat.
S'il y à à intervenir au point de vue opératoire, pour saisir le corps étranger, on le fait avec des instruments spéciaux non magnétiques. M. le Professeur Rollet a fait faire dans ce but des instruments en acier au nickel à 25 %.
En somme, l'extraction des COrps magnétiques iriens se fait en trois temps :
Le 1° temps comprend : l’aimantation diagnostique.
Le 2° temps comprend : les interventions opératoi-. res (kératotomie et iridectomie).
Le 3° temps comprend : l'extraction proprement dite à l’aimant.
L'éclat enlevé, le blessé est reconduit dans son lit avec un pansement occlusif. La cicatrice a lieu au bout de quelques jours dans les cas simples.
III. RÉSULTATS. — L'’extraction des éclats métalliques iriens, par l’électro-aimant géant, est facile si les corps sont très magnétiques (fer, acier), plus difficile s'ils ne le sont que faiblement (comme l'acier au nickel).
Nous rapportons 23 observations de corps étrangers de l'iris chez des malades entrés dans le service de M. le Professeur Rollet. Chez 21 de ces malades, on a extrait l'éclat à l’électro-aimant géant. Parmi les deux autres cas : un n’a pas été extrait, l’autre na pu l'être en raison de sa trop faible action magnétique (obs. IT). A ce sujet, M. le Professeur Rollet vient de nous communiquer l'observation toute récente d'un corps étranger oculaire n'ayant déterminé aucune réaction, mais dont il fallut pratiquer l’énucléation. On trouva à l'intérieur du globe un éclat jaune brillant ayant l'aspect du cuivre, non attiré par l'amant, mais col- Jant à lui. Il s’agit probablement d’une particule de cuivre (non magnétique) contenant une faible teneur de fer. L'analyse sera faite incessamment.
Pour tous les autres Cas, l'extraction n’a offert aucune difficulté et s’est faite, soit en une fois, soit
exceptionnellement en deux séances (obs. I).
Une seule observation à trait à un malade opéré avec l’électro-aimant de Haab (de Zurich) que possède aussi la clinique ophtalmologique de Lyon.
Tous les malades des observations précitées ont été opérés à la clinique (soit civile, soit militaire).
La technique est simple, toujours la même, et les résultats ultérieurs sont satisfaisants.
Sur les 23 observations recueillies à la clinique, nous ne relevons que deux énucléations dont l’une consécutive à un gros éclat pesant 0 gr. 036.
Un seul cas opératoire sur un œil infecté a laissé une légère diminution de la vision. Celle-ci est passée de 1/12 à 1/20 après. Dans tous les autres cas, la vision est restée ou stationnaire ou a été améliorée par l'opération; parfois même il ÿ à eu un retour à la vision normale (V=1), obs::T et obs: IV.-Il n°4 pas été observé de phénomènes infectieux post-opératoires.
Les meilleurs résultats appartiennent aux corps étrangers de la face antérieure, ceux-ci ne provoquant guère d'accidents inflammatoires, comme nous l’avons dit précédemment. L'’extraction immédiate a la supériorité d'éviter les complications graves d'’iridocyclite, de sidérose et d'ophtalmie sympathique toujours susceptibles d’éclater ultérieurement en cas de non intervention. Enfin de façon générale, nous n'avons qu'à nous louer des interventions immédiates.
Pour les éclats anciens, l'extraction est parfois difficile. Il arrive que le corps s’entoure d’une membrane, s’enkyste, ce qui diminue d’une façon sensible l’action du courant. |