NOR
mobile dans la main de l'opérateur. La pointe doit affleurer la cornée sans la toucher, elle est placée au niveau de l'orifice d'entrée supposée du projectile. On immobilise cette pointe pour éviter les déplacements de l'éclat en sens contraire. On commande le courant, une lampe s’éclaire indiquant que l'appareil fonctionne. On donne au début un courant de trois ampères seulement, développant une force portante de vingtcinq kilos, on augmente progressivernent Jusqu'à apparition d'une douleur vive. Grâce au rhéostat On peut aller jusqu'à une force portante de 1.200 kilos sous 25 ampères. On explore chaque segment de l’œil avec soin. On recherchera les trois signes suivants.
1° La douleur : elle est pathognomonique des corps magnétiques de l’œil. Pour ne pas la confondre avec une douleur spontanée, on provoque des alternatives” de contact et d'interruption du courant, à chaque passage de celui-ci, la douleur doit être très nette, et doit cesser dès qu'on interrompt le courant ; elle est plus grande quand le corps présente des aspérités qui üraillent sur la membrane au point de rendre cette douleur intolérable.
2° Le bombement oculaire : Surtout net pour les Corps moyens et volumineux : n’est pas constant, il peut même manquer dans les éclats minuscules ou enkystés. Le bombement de l'iris se voit pour les corps de la face postérieure ou inclus dans l'iris. Il se forme au niveau de la membrane irienne un cône d'attraction ; dès son apparition, on doit interrompre le courant pour éviter une désinsertion ou une déchirure de l'iris dont les complications ultérieures ne sont pas
sans danger ; il faut donc opérer avec précaution et douceur.
3° L'hémorragie de la chambre antérieure pathognomonique des blessures de l'iris se produit généralement lorsque le corps quitte l'iris. Son apparition brusque au passage du courant en un point limité à une grande valeur.
Quand l'épreuve est négative, il faut recommencer les essais plusieurs fois et explorer attentivement tous les points de l'œil.
La plupart des auteurs classiques disent qu'un corps étranger profond doit d’abord être attiré dans la chambre antérieure, avec le gros aimant, pour être enlevé ensuite avec le petit aimant. Nous estimons que le gros aimant, grâce à son rhéostat permettant d'obtenir toute la gamme des forces portantes entre vingtcinq et douze cents kilos, doit servir aussi pour Îles éclats de la face antérieure de l'iris.
Deuxième TEMPS. -— Dans un deuxième temps, on procède aux interventions opératoires. Plusieurs cas peuvent se présenter :
1° La plaie n'est pas cicatrisée, l’aimantation diagnostique et l'extraction se font en un seul temps. Le corps extrait par la brèche d'entrée vient se fixer sur la pointe de l’aimant placée à ce niveau.
2° La plaie est cicatrisée :
a) Si le corps est situé sur la face antérieure de l'iris et non adhérent à lui, il sera extrait après une simple kératotomie.
b) Si le corps est inclus dans l'iris, on essaiera