ROG
Dico quarto quod est valde fertilis, etc. Non enim scripsit unum librum solum ; immo mirabile fuit, quomodo in tam parvo tempore quo vixit, tôt opéra componere potuit.
1 Supra, p. 66.
2 Edité dans Ioannis Launoii Opéra omnia, t. II, pars 11, p. 522 ; Natalis Alexander, Summa Sancti Thomae vindicta, p. 48 ; Scriptores Ordinis Praedicatorum, I, p. 293, qui ont omis par inadvertence les numéros 25-28. — Les chiffres entre crochets renvoient aux numéros du catalogue de Bernard Guidonis.
Scripsit enim tam super Sententias, quam alias quaestiones, sexdecim volumina, scilicet : 1 [i ] Quatuor scripta super Sententias ; [2 [3 ] quatuor partes Summae Theologiae] ; 3 [4] quatuor libros in Summa contra Gentiles ; 4 [24] quaestiones (a) de Veritate, (b) item quaestiones de Potentia Dei, (c) item quaestiones de Anima, (d) item quaestiones de Virtutibus, (e) item quaestiones de Malo, (/) item quaestiones de spiritualibus creaturis ; 5 [25] item undecim quodlibeta disputata.
Scripsit etiam super Bibliam : 6-9 [5-8] super quatuor Evangelia ex puris Sanctorum auctoritatibus mirabile opus connexum, ac si per unum hominem omnia essent dicta; 10 [n] item postillas super Evangelium Iohannis ; 11 [12 ] item super Epistolas ad Romanos, 12 [13 ] ad Corinthios et 13 [14 ] ad Hebraeos ; 14 [16 ] item super Isaiam ; 15 [17 ] item super lob ; 16 [18] item super Ieremiam ; 17 [19] item super Threnos ; 18 [20] item super Cantica.
Et super Philosophiam : 19 [26] super libros Physicorum. 20 [27] Metaphysicae ; 21 [28 ] super quatuor libros de Caelo ; 22 [29 ] super librum de Generatione et 23 [30] super duos Metheororum ; 24 [31] super secundum et tertium de Anima ; 25 [32-33] super aliquos parvos naturales secundum et tertium de Anima; 25 [32-33] super aliquos parvos naturales ; 26 [34] super librum Ethicorum; 27 [35] super quatucr Politicae ; 28 [36] super librum de Causis.
Super Logicam : 29 [37] super librum Posteriorum ; 30 [38] super librum Perihermenias.
Item sunt parva opuscula circiter quadraginta.
D. — Le catalogue de Guillaume de Tocco.
L'énumération des écrits de Thomas d'Aquin que Guillaume de Tocco a insérée dans sa biographie du saint est fort incomplète. Il n'a vraisemblablement pas cherché à constituer un catalogue proprement dit. De là, des expressions comme les suivantes : scripsit, et alia multa opuscula Theologicae veritatis plusquam vigenti (22), et alia multa opuscula de naturalibus quaestionibus (28). Tocco donne à peine une trentaine d'ouvrages spécialement désignés, d'où l'inutilité de son catalogue pour la question d'authentication des écrits douteux. Nous pourrions donc passer outre si cette question du catalogue de Tocco ne soulevait quelques problèmes secondaires que nous croyons devoir au moins signaler.
Rien n'indique que Tocco ait emprunté son catalogue à un de ses devanciers. Ses informations sont trop sommaires pour qu'il ait eu besoin de faire appel à une autre source. La connaissance qu'il
j8 DES ÉCRITS AUTHENTIQUES DE SAINT THOMAS D'AQUIN
avait des écrits de son ancien maître suffisait pour lui permettre de dresser, de mémoire ou autrement, une liste qui ne suppose aucune recherche spéciale. Le catalogue de Tocco n'a donc pas un titre très rigoureux à paraître dans le présent groupe de catalogues. Cependant, comme la vie de saint Thomas, de laquelle il est extrait, est en étroite dépendance d'avec celle de Bernard Guidonis, nous avons pensé en traiter ici, afin de ne pas multiplier les groupes, ce catalogue ayant lui-même trop peu de signification pour que nous lui réservions une section particulière.
Nous avons signalé plus haut 1 le fait que Tocco semble avoir eu sous les yeux, pour rédiger sa légende de saint Thomas, celle déjà compilée par Bernard Guidonis. Comme cette dernière contient le long catalogue des écrits que nous avons publié, on pourrait s'étonner que Tocco n'ait pas mieux mis à profit le travail de son prédécesseur ; ou alors, l'on devrait de ce chef infirmer la dépendance des deux biographies.
La vérité est que la légende de Guidonis ne portait pas encore le catalogue que nous connaissons quand elle fut utilisée par Tocco. Ainsi que nous l'avons constaté, le catalogue de Guidonis suppose la connaissance du catalogue officiel 2. Mais ce catalogue n'arriva à Avignon, avec les actes du procès de 1319 dont il faisait partie, qu'au commencement du carême de 1320. Or, Guidonis avait déjà écrit sa légende, dans son premier état, avant l'enquête de 13193. C'est cette première édition que Tocco a emportée d'Avignon, en 1318, en retournant à Naples ; et il l'a utilisée avant qu'y fût inséré le catalogue actuel.
D'autre part, Tocco n'a pas utilisé pour sa légende les actes du procès de canonisation. Non seulement Tocco ne parle pas de la canonisation de saint Thomas, mais il suit les événements du procès jusqu'au voyage des commissaires qui se rendent de Naples en Avignon, au commencement de 1320, pour y porter les actes officiels 4. Ces actes dressés pour la curie romaine ne pouvaient être utilisés par Tocco avant la canonisation. Mais comme il avait fait lui-même une enquête préparatoire et avait été la cheville ouvrière du procès
1 Supra, p. 64, note 2.
2 Supra, p. 66.
3 Supra, p. 64, note 3.
4 Tocco, Vita, n° 124.
officiel, il n'est pas étonnant que beaucoup des données contenues dans les dépositions des procès paraissent déjà dans sa biographie ; sans compter que Tocco avait antérieurement recueilli un certain nombre de dépositions notariées qui furent présentées aux enquêteurs du procès.
La légende de Tocco était donc un peu provisoire. A-t-elle été retouchée et complétée par son auteur, comme Bernard Guidonis le rit pour la légende qu'il avait lui aussi composée ? Cela n'est pas invraisemblable. Dans ce cas, il faudrait voir dans le texte du manuscrit Harléien, dont nous avons parlé plus haut \ la refonte de l'œuvre de Tocco. Cela nous expliquerait pourquoi elle porte le même incipit que sa première légende, pourquoi aussi on y parle de la canonisation de saint Thomas et on y a introduit le catalogue des écrits du procès de canonisation. Mais ce n'est là qu'une orientation dont l'étude attentive du manuscrit Harléien pourrait établir le bien ou le mal fondé.
TOCC 2.
1 [i] Praeter opus, quod fecit super quatuor libros Sententiarum, 2 [3] Summam fecit, quam distinxit libris, materias quatuor librorum aliter ordinans : quam cum pluribus articulis ampliavit subtilioribus rationibus, ipsas determinans Sanctorum auctoritatibus.
3 [4] Scripsit etiam librum, qui intitulatur contra Gentiles, stylo disertum, et rationum novitate et subtilitate profundum : in quo miro modo ostendit, quod ex proprio ingenio habuit, et quod raptu mentis in Deum orationibus impetravit. Per quod manifeste ostendit aliis gentibus, fidei non subiectis, quanta sit veritas fidei Christianae ; quae si humanam rationem transgreditur, rationibus tamen naturalibus, si pro sua altitudine non probatur, verisimiliter suadetur : ut ipsi infidèles ex hac scriptura ad ndem habeant auditum, et dictae Scripturae habere non renuant intellectum ; dum advertunt, quod ndem nostram rationibus non possunt impugnare, quibus nequeant defensores fidei rationibus respondere...
4-7 [5-8] Scripsit praedictus Doctor opus super quatuor Evangelia, Sanctorum auctoritatibus miro modo contextum, ex quibus sic Evangeliorum continuavit historiam, quasi unius Doctoris videatur esse Postilla...
1 Supra, p. 44 et suiv.
2 Le texte est édité d'après la biographie de saint Thomas par Tocco (cap. iv), éditée dans Acta Sanctorum, t. I martii, p. 665. Les chiffres entre crochets renvoient aux numéros du catalogue de Guidonis.
8 [il] Propter quod opus, fecit Postillam super Evangelium B. Joannis, in qua ostendit, quam alte de suo ingenio, adiutus per gratiam, ad profunda mysterii libri pervenerit, quae Sanctorum auctoritatibus déclara vit.
9 [12-14] Scripsit super Epistolas Pauli omnes... 10 [16] Scripsit super Isaiam... 11 [21] Scripsit super magnam partem Psalterii. 12 [17] Scripsit super lob ad litteram...
13 [24] Scripsit insuper quaestiones (a) de potentia, (b) de veritate et (c) malo, magna volumina. 14 [78] Scripsit librum, quem nominavit Compendium Theologiae, 15 [25] quaestiones de Quolibet, 16 [70] de Perfectione vitae spiritualis, 17 [51] de Substantiis separatis, 18 [24 c] quaestiones de Anima, 19 [75] super Dionysium de Divinis nominibus, 20 [74] de Trinitate, 21 [73] de Hebdomatibus Boëtii, et 22 alia multa opuscula Theologicae veritatis, plusquam vigenti, diversis Dominis et Religiosis personis, quibus sicut ei mittebant dubia, dabat illuminatus divinitus de veritate responsa...
23 [10] Scripsit officium de Corpore Christi de mandato Papae Urbani, in quo omnes, quae de hoc sunt Sacramento, veteres figuras exposuit, et veritates, quae de nova sunt gratia, compilavit.
24 [36] Scripsit etiam super librum de Causis et propositiones * Proculi. 25 Scripsit etiam super Philosophiam naturalem et 26 moralem et 27 [27] super Metaphysicam : quorum librorum procuravit quod fieret nova translatio, quae sentent iae Aristotelis continet clarius veritatem, et 28 alia multa opuscula de naturalibus quaestionibus, et 29 aliqua scripsit super Logicam ; et quidquid potuit légère, divino adiutus lumine, potuit explanare...
Praeter praedicta magna volumina..., in quibus antiquas haereses confutavit, suo etiam exortas tempore divino Spiritu révélante destruxit, quarum haeresum prima fuit Averrois... 30 [52] Unde contra hune errorem praedictus Doctor fecit scriptum mirabile, in quo praeter rationes fidei, quibus praedictus error illiditur, per dicta etiam Aristotelis, quae Averroes maie intellexerat, a radice evellit, et nihil rationis habere demonstrat : ut nullus, qui posset dicta Aristotelis capere, quin sit praedictus error irrationabilis, dubitaret.
Post hune errorem praedictus Doctor Paris iis destruxit alium de novo exortum ; qui error non fuit ab infideli commentatione exortus, sed a fidelibus... Guilelmo de Sancto Amore, Segero, et aliis eorum sequacibus adinventus... 31 [77] Quem libellum ad explicandam eorum malitiam, et Dei justitiam a Dei Vicario implorandam sic incepit : Quoniam ecce inimici tui sonuerunt, et qui oderunt te extulerunt caput... Praedictus... Doctor... praedictum libellum, quem ad articulos disputans fecerat, publi-
1 Le texte édité porte compositiones.
LE SECOND GROUPE DES CATALOGUES 8l
cavit : in quo ostendit fundamenta esse firmissima religionis, consultam a Domino viam voluntariae paupertatis, a quibus erravit persecutorum malitia pertinax, ausa in ea salutis perniciem ponere et occasionem ruinae... 32 [59] Destruxit... praedictus Doctor illum antiquum Graecorum Schismaticae pravitatis errorem... Contra quos de mandato Summi Pontificis Urbani specialem tractatum edidit in quo per Doctores Graecorum ipsos perspicua veritate convicit.
E. — Le catalogue de Louis de Valladolid.
Louis de Valladolid1, un dominicain castillan, a écrit une Brevis historia Conventus Parisiensis Fratrum Praedicatorum, éditée par Martène et Durand2, d'après un catalogue de l'ancien fonds de Saint- Victor et qui est aujourd'hui à la Bibliothèque nationale de Paris, latins, 14707. Cette compilation remonte sans doute à l'un des séjours que l'auteur fit à Paris, où il fut professeur et maître en théologie à l'Université depuis 141 2, après y avoir déjà étudié la philosophie quelques années auparavant 3. Louis a inséré dans son travail une courte notice sur Thomas d'Aquin, et y a joint un catalogue des écrits du saint qui n'est autre, pour le fond, que celui de Bernard Guidonis dont il reproduit les amplifications littéralement.
Tout le contenu du catalogue de Guidonis se trouve dans le catalogue de Louis de Valladolid, moins deux articles. Ce sont les nos 58 et 63 de Guidonis qui n'ont pas leurs correspondants dans Valladolid. Encore semble-t-il que le n° 58 n'est tombé que par le fait du copiste ou de l'éditeur qui a laissé s'introduire un bourdon. Nous lisons, en effet, dans Valladolid tel qu'il est édité dans Martène : « Item, librum quadraginta trium quaestionum ad lectorem Venetum. Incipit : Lectis litteris vestris, inveni 4. » Il est visible qu'il y a eu une omission après quaestionum, et que l'auteur, le copiste ou l'éditeur a fusionné en un seul article les n03 56 et 58 de Guidonis.
1 Louis de Valladolid fut envoyé au concile de Constance comme légat du roi de Castille. Il devint ensuite professeur de renom à l'Université de Valladolid. Quétif-Echard, Script. Ord. Praed., I, p. 789 ; Denifle-Chatelain, Chart. Univ. Paris., IV, p. 233.
2 Amplissima Collectio, t. Vi, col. 549 et suiv. L'édition n'est pas très correcte.
3 Chart. Univ. Paris., p. 233.
* Loc. cit., col. $60.
82 DES ÉCRITS AUTHENTIQUES DE SAINT THOMAS d'aQUIN
Par contre on ne trouve pas trace dans Valladolid du n° 63 de Guidonis. L'omission peut être le fait du compilateur qui, n'ayant pas gardé l'ordre de Guidonis, sous prétexte de chercher une classification plus rationnelle, a pu laisser passer un numéro sans s'en apercevoir.
D'autre part, Valladolid contient un certain nombre de pièces qui ne paraissent pas dans Guidonis. Ce sont des apocryphes, à l'exception peut-être du premier que nous allons signaler.
Valladolid écrit : « Item, scripsit librum de sacramento Eucharistiae et dimensionibus et accidentibus sine subiecto existentibus, ad rogatum magistrorum Parisiensium1. » S'il fallait penser avec Uccelli 2 qu'il est question ici des Articuli iterum remissi3, il s'agirait d'un écrit authentique, lequel n'est autre d'ailleurs que huit articles que saint Thomas aurait tirés lui-même de la Resftonsio de articulis XXXVI ad lectorem Venetum. Mais je ne crois pas que, dans la pensée de Valladolid, il s'agisse de ceci sous la désignation qu'il nous a donnée. Nous retrouverons d'ailleurs plus tard cette question.
Valladolid attribue aussi à saint Thomas un commentaire sur le De sommo et vigilia*. On ne le trouve dans aucun des catalogues du premier groupe. Il paraît par contre dans les catalogues du troisième groupe. Je crois que jusqu'à plus ample informé il faut s'abstenir de porter un jugement sur cette pièce qu'on trouve d'ailleurs parmi les commentaires d'Aristote dans les éditions des œuvres complètes.
Nous rencontrons en outre dans Valladolid les apocryphes suivants :
Item, librum de morte et vita, et super alia parva naturalia (col. 561).
Item, super librum Dionysii de Caelesti Hierarchia.
Item, de Ecclesiastica Hierarchia.
Item, de Mystica theologia.
Item, super omnes epistolas eiusdem (col. 559).
Je me contenterai de signaler deux particularités propres au catalogue de Louis de Valladolid, parce qu'elles ont leur intérêt.
1 Loc. cit., col. 558.
2 Intorno alV autographo di S. Tommaso d'Aquino sugli accidenti Eucaristici {La Scienza italiana, Bologna, anno II (1877), pp. 137-158).
3 Vives, t. XXXII, p. 832.
4 Loc. cit., col. 561.
Après avoir énuméré les commentaires de Thomas sur Aristote, notre compilateur ajoute cette information : « In exponendo autem litteraliter Aristotelem non habuit aequalem, unde a philosophis Expositor per excellentiam nominatur » (col. 561). On pourrait croire que notre auteur attribue ici, par erreur, à Thomas d'Aquin un titre que Ton donnait communément à Avicenne. Nous trouvons toutefois la confirmation de cette désignation chez Henri de Bâte de Malines qui qualifie, déjà au treizième siècle, saint Thomas de cette façon : Expositor Thomas 1.
Enfin quand il a achevé rénumération des articles de son catalogue, il ajoute cette observation : « Aliqua alia opéra appropriantur sancto Doctori, quae ipse non fecit, sed aliqui doctores sui sequaces ex eius dictis ; et ideo beati Thomae opéra nominantur » (col. 562). Valladolid peut viser ici la façon dont plusieurs apocryphes ont été formés, mais plus vraisemblablement les écrits qui forment la troisième catégorie dans le catalogue officiel.
F. — Catalogue de saint Antonin.
Saint Antonin, archevêque de Florence (f 1459) 2, a inséré dans ses Chroniques, continuées jusque vers la fin de sa vie, un catalogue des écrits de saint Thomas d'Aquin 3. Ce catalogue n'est autre que celui de Bernard Guidonis. Le chroniqueur le reproduit littéralement avec quelques variantes de rédaction insignifiantes. Il a aussi maintenu l'ordre de Guidonis dans la suite des ouvrages à quelques exceptions près, d'ailleurs sans importance. Nous croyons donc superflu de le reproduire ici, de même que nous avons omis celui de Louis de Valladolid pour des raisons semblables.
Signalons seulement deux omissions d' Antonin qui n'a pas reproduit, du moins dans le texte que nous avons sous les yeux, les nos 40 et 49 de Guidonis, lesquels contiennent d'ailleurs deux apocryphes.
Antonin a fait quelques additions au texte du catalogue de Guidonis. Il n'est pas inutile de les signaler.
1 M. de Wulf, Henri de Bâte de Malines dans Bulletin de l'Académie royale de Bruxelles, classe des lettres, 1909, p. 477.
2 Quétif-Echard, Script. Ord. Praed., I, p. 817 ; Dictionnaire de théologie catholique, I, col. 1450.
3 Chronicorum Pars III, tit. 18, cap. 11 (Lugduni, 1587, t. III, pp. 84-86).
Il donne tout d'abord une analyse de la Somme théologique, beaucoup plus détaillée que celle de Guidonis. Nous la reproduisons ici, pour les curieux qui désireraient la connaître et la lire :
Scripsit summam theologiae Doctor angelicus quam tripartivit in Naturalem, Moralem et Sacramentalem. Et in Prima Parte agit de divinis, exinde de rébus creatis a Deo. Et de divinis agendo, tractât primo de divina essentia et perfectionibus ejus, ut scilicet de simplicitate, immutabilitate, aeternitate ; de potentia ejus, sapientia, providentia, praescientia, praedestinatione, bonitate eius, iustitia et misericordia. Ibi etiam de Trinitate, seu divinis personis et proprietatibus earum. De generatione filii aeterna et de processione Spiritus sancti. Quantum vero ad res creatas, tractât de opère sex dierum. De creatione angelorum bonorum et malorum, et de conditionibus eorum ex lapsu. Et de anima humana et potentiis ejus.
Secundam partem huius Summae propter eius magnitudinem distinguit in duo volumina, et primum dicitur Prima Secundae, id est Prima Pars Secundae Partis. Aliud allegatur, Secunda Secundae. Et in Prima Secundae tractât de beatitudine multiplici. De passionibus animae, de peccatis in génère, et de originali, actuali et veniali, et de casibus et effectibus eorum. Exinde et de virtutibus in génère. De gratia quid sit, et de effectibus eius, et de divisione multiplici. Postmodum de lege multiplici, divina, naturali, mosaica, evangelica, positiva, scilicet canonica et civili, et de lege membrorum.
In Secunda Secundae agit de virtutibus et vitiis in specie, scilicet de tribus virtutibus theologicis, ride, spe et caritate ; et quatuor cardinalibus : prudentia, iustitia, fortitudine et temperantia, et partibus earum, id est virtutibus eis annexis. Et hoc ordine : Primo agit de virtute incipiendo a fide, tractando de obiecto seu materia eius, et de actu ipsius et effectu. Postea de vitio ei opposito, ut de infidelitate et gravit ate talis vitii, et aliis pertinentibus ad ipsum vitium. Postea de dono correspondente dictae ipsi virtuti, dono scilicet Spiritus sancti. Et de beatitudine etiam illi correspondent!. Et sic de aliis virtutibus tractât in particulari et vitiis oppositis ut nullam praetermittat intactam aut vitium indiscussum. Et post haec in eadem Parte agit de diversis statibus hominum et de gratiis gratis datis et de statu clericorum saecularium, episcoporum et religiosorum.
In tertia Parte huius Summae agit de mysterio Incarnationis et pertinentibus ad eam, et de adventu eius in carne. De conceptione corporis eius, de anima eius et plenitudine gratiae eius et virtutum ; de sapientia ipsius Christi, de nativitate, circumcisione, apparitione, praesentatione in templo, de conversatione eius et vita, de doctrina eius et miraculis, de adoratione, de tentatione eius, de baptismo eius, de transfiguratione, de passionne eius et cruce, de morte et descensu ad inferos, de resurrectione,
de ascensione, de iudiciaria potestate sibi tradita. Exinde in eodem volumine agit de sacramentis veteris et novae legis usque ad sacramentum poenitentiae, de quo aliqua scripsit ; sed morte praeventus non complevit istam Tertiam Partem quae completur assumendo misericordias in residuos dictae partis ex dictis eiusdem super quartum Sententiarum, ubi agitur de sacramentis et ex Summa contra gentiles.
In tota autem Summa tenet ordinem istum in procedendo. Distinguit enim quemlibet horum librorum per quaestiones. Nam Prima Pars habet quaestiones, Prima Secundae quaestiones, Secunda Secundae quaestiones, Tertia Pars quaestiones. Quaelibet autem harum quaestionum habet articulos plures vel pauciores. Et in quolibet articulo sic proceditur : Primo ponit argumenta contra veritatem materiae. Et communiter tria ponit ; aliquando etiam plura argumenta. Exinde inducit auctoritatem unam vel rationem irrefragabilem continentem veritatem materiae. Tertio déclarât materiam plene, et dicitur illud corpus quaestionis. Quarto respondet ad argumenta ipsa solvendo. Quia ipsa Summa maioris est auctoritatis et magis allegatur, ideo materias eius magis distinxi. De aliis libris eius solum nominando referam.
A propos du n° 6 de Guidonis, Antonin cite l'ouvrage en faisant une remarque personnelle qui témoigne, ainsi que celles qui suivront, que, tout en reproduisant son devancier, il n'est pas dénué de préoccupations critiques ;
« Fertur quoque fecisse Expositionem super Evangelia dominicalia totius anni, quae vix aut rarissime invenitur. Ego credo me vidisse, sed talem, quod ut mihi videtur, est excerpta ex praedicto opère super Evangelia quatuor. » Il désigne par Yopus super Evangelia YExpositio continua dite Chaîne dorée.
Plus loin, après avoir reproduit le n° 17 de Guidonis, relatif au Commentaire sur Job, il ajoute : « Nam Gregorius Magnus in moralibus expositionem fecerat moralem, potiusquam litteralem, pulcherrimam. Nicolaus de Lyra post eum [Thomam] exposuit, ab ipso multa furatus, et aliter contra eum impingens, sed sine ratione. »
Enfin, après avoir achevé de transcrire le catalogue de Guidonis, il présente des observations personnelles relatives à quelques fausses attributions d'ouvrages à saint Thomas :
« Et ex his patet quod Postillae super Genesim et Ecclesiastem, quas vidi sibi intitulas, et Compendium quoddam Theologiae, quod incipit : Theologicae veritatis1 quod etiam Beato Thomae aliqui
1 L'édition porte à tort : facultatis.
86 DES ÉCRITS AUTHENTIQUES DE SAINT THOMAS d'AQUIN
intitulant, non sunt eius, cum non connumerentur inter istos supra dictos. Compendium enim quod Beatus Thomas edidit, et de quo supra facta est mentio [Guid., n° 78], aliter incipit et est multo brevius, et de paucis tractât. Sed illud quod incipit : Theologicae, de omnibus pêne brevissime tractât materiis theologiae : De divinis, de creaturis, angelis et hominibus, et aliis rébus creatis ; de Incarnatione, de peccatis, de virtutibus, gratia et donis, et praeceptis et consiliis, sacramentis et finali iudicio, Antichrist o, resurrectione ultima, et poenis alterius vitae, sed brevi volumine. Sed nec Alberti Magni est, ut alii quidam dicunt, sed cuiusdam alterius doctissimi viri qui dictus est frater Thomas. »
Le Compendium theologicae veritatis, dont parle ici saint Antonin, n'est certainement pas de Thomas d'Aquin. Il n'est pas davantage d'un frère Thomas quelconque. Il est l'œuvre de Hugues Ripelin, dominicain de Strasbourg. C'est le manuel le plus célèbre du moyen âge, et j'espère en écrire la curieuse histoire. La date de sa composition tombe vers 1265. Plusieurs intéressants travaux ont été consacrés récemment à cet ouvrage 1, mais avec insuffisamment de précision et quelques notables erreurs.
1 L. Pfleger, Der Dominikaner Hugo von Strasburg und das Compendium theologicae veritatis, dans Zeitschrift fur katholische Théologie, XXVIII (1904), pp. 429-440; M. Grabmann, ibid., XXIX (1905)» PP- 321-330.' G. Boffito, Dante e Ugo di Strasburgo, dans Atti délia R. Accademia délie Scienze di Torino, t. XXXIX (1904) et extrait, Torino, 1904.
Le troisième groupe des catalogues des écrits de saint Thomas d'Aquin comprend le catalogue fourni par la Tabula scriptorum Ordinis Praedicatorum et ses dérivés.
A. — Le Catalogue de la Tabula.
Une liste des écrivains de l'Ordre des Frères Prêcheurs a été dressée, à la fin du treizième et au commencement du quatorzième siècle, dont on possède un seul manuscrit étudié et édité par le P. Denifle1. Ce travail de bibliographie, qui est incontestablement le plus remarquable de l'époque, contient l'énumération de cent cinq écrivains et de leurs œuvres. Un article important est consacré à Thomas d'Aquin, celui-là même que nous reproduisons plus avant.
Le P. Denifle a examiné avec soin différentes questions se rapportant à la Tabula, en particulier celle de la date de sa composition. Il pense qu'aucun des écrits qui y figurent ne tombe au delà de la troisème décade du quatorzième siècle, et que l'œuvre est, à proprement parler, antérieure à la canonisation de saint Thomas d'Aquin, soit à 1323. D'autre part, ce document, dont la composition s'est faite successivement, lui paraît remonter, par son origine, au géné-
1 Archiv fur Litteratur-und Kirchengeschichte, II (1888), pp. 192-201, 226-240. Le titre du document dans le seul ms. connu (Abbaye de Stams, Tirol) est le suivant : « In ista tabula nominantur omnia scripta sive opuscula FF. magistrorum sive baculariorum de Ordine Predicatorum. »
88 DES ÉCRITS AUTHENTIQUES DE SAINT THOMAS d'aQUIN
ralat d'Etienne de Besançon (1292-1294). Les observations du P. Denifle, qui établissent sa conclusion, me paraissent pleinement justifiées. Je crois cependant qu'un examen plus attentif de la Tabula permet de serrer encore le problème de plus près, soit pour la date a parte ante, soit pour la date a parte post. La question n'a pas une bien grande importance pour ce qui regarde le catalogue des œuvres de Thomas d'Aquin. Il en est autrement pour d'autres écrivains, surtout pour ceux dont l'activité littéraire tombe au moment où la Tabula a été close. Si l'on arrive à une date précise, on sait alors que la partie de l'œuvre littéraire d'un contemporain inscrite à la Tabula est antérieure à cette date, et que la partie qui n'y figure pas a toute sorte de chances d'être postérieure. Le cas s'est présenté, par exemple, pour l'activité littéraire de Théodore de Vriberg, auquel Krebs a consacré une importante étude1. Les écrits mentionnés dans la Tabula sont antérieurs à la date finale que nous allons établir.
Que la liste des écrivains des Prêcheurs ait été close au plus tard avant 1330, et même en 1323, ainsi que l'établit Denifle, c'est ce qui ne prête à aucune difficulté. Mais on peut encore préciser.
La Tabula, qui ne néglige jamais de mentionner les titres et hauts offices des écrivains qu'elle recense, qualifie Hervé le Breton (n° 17) de maître en théologie. Celui-ci fut effectivement nommé maître en 1307, ainsi qu'il appert (n° 57) de la liste des maîtres en théologie de Paris que Denifle a éditée en avant de la Tabula. Par contre, Hervé n'est pas qualifié de maître général, ce que la Table fait toujours pour les autres maîtres généraux qu'elle signale. Or, Hervé fut élu maître général en 1318. Le document a donc été clos entre 1307 et 1318.
Pareillement, Durand de Saint-Pourçain, qui est cité comme auteur (n° 26), ne porte pas le titre de maître en théologie, ce que la Table n'oublie jamais pour les autres maîtres. Or, Durand fut nommé maître en théologie en 1312 (n° 63). La liste a donc été close avant 1312.
Enfin, Jean de Lichtenberg est désigné comme maître en théologie (18). Or, nous savons qu'il fut créé maître le 3 novembre 1310. La Tabula n'a donc pas été close avant cette date.
En conséquence de ces données, le document tel que nous le
1 Krebs E. Meister Dietrich (Theodoricus Teutonicus de Vriberg). Sein Leben, seine Werke, seine Wissenschaft, Munster, 1906.
possédons a été arrêté dans sa composition entre le 3 novembre 13 10 et Tannée 1312, c'est-à-dire, à très peu de chose près, en 1311.
Denifle a pensé, avec raison, qu'un document comme la Tabula n'a pas été constitué en un seul coup ; et, ainsi qu'il l'a observé, il semble qu'on trouve des traces de ce fait dans la rédaction de cette pièce. Ainsi, la Tabula, quand elle nomme les anciens généraux qui sont au nombre des écrivains, les désigne par leur numéro d'ordre, secundus magister ordinis, magister ordinis tertius. Mais en parlant d'Etienne de Besançon, elle écrit : Ipse est magister ordinis (n° 98). La même remarque s'impose pour les deux écrivains qui furent papes. Il est dit dans la notice de Pierre de Tarentaise : Ipse est Innocentius papa V (n° 87), et dans celle de Nicolas Boccassini : Ipse est Benedictus papa XI (n° 88).
Il semblerait donc que les notices relatives à ces personnages aient été composées au temps où ils remplissaient les hautes charges mentionnées ; ce qui établirait le caractère de composition successive de la Tabula, et, surtout, en ferait remonter la composition jusqu'au pontificat d'Innocent V, c'est-à-dire à 1276. Mais la Tabula ne remonte certainement pas si haut. Sans cela, certaines inexactitudes de détail ne se comprendraient pas. Je crois plutôt qu'il faut interpréter les trois formules : Ipse est, non dans le sens : il est présentement, mais dans le sens : c'est le même que.
Quoique ces indices n'aient pas une valeur probante, il n'est pas douteux, pour des raisons qu'il serait trop long et inutile de développer ici, que la Tabula close en 131 1, dans le manuscrit que nous connaissons, doive remonter vers la fin du treizième siècle, comme point de départ de sa composition.
Denifle n'a pas essayé de déterminer certaines circonstances de composition relatives à l'origine de la Table. Disons-en deux mots.
Il est manifeste que la constitution de ce document bibliographique a une origine dominicaine : sa confection était seulement possible dans l'Ordre. Mais- quand on connaît les conditions de la librairie à la fin du treizième siècle, il n'est pas douteux qu'une œuvre pareille n'était réalisable que dans un grand centre scolaire, comme celui que l'Ordre avait à Paris. C'est là qu'ont passé et enseigné tous ces maîtres en théologie qui forment le fond principal des écrivains 1 ;
1 Le titre de la Tabula {supra, p. 67, n° 1) n'annonce que les écrits des maîtres et des bacheliers en théologie. La rédaction primitive se limitait
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là aussi qu'affluaient, de toutes les provinces de l'Ordre, les religieux les plus distingués qui venaient y parfaire leurs études. Le couvent de Saint-Jacques de Paris était donc un centre où pouvait être élaboré un document comme la Tabula ; là surtout il pouvait être utile, et était comme une sorte de trophée, témoignant de ce que l'Ordre avait accompli dans le domaine littéraire et scientifique.
A mon avis, la Tabula scriptorum était, comme son nom l'indique, un véritable tableau, exposé dans un lieu public du couvent de Saint-Jacques, où les religieux pouvaient le consulter, et dont certaines copies étaient emportées par eux dans leurs provinces. La copie de Stams, ou l'exemplaire qu'elle reproduit, fut prise en 131 1 ; de là ce point d'arrêt que nous avons constaté dans sa rédaction.
Nous avons l'exemple d'un fait analogue dans la table des œuvres d'Albert le Grand, placée dans le chœur de l'église du couvent de Saint-Jacques, et dont une copie du treizième siècle nous a été conservée, avec un titre qui ne laisse pas de doute sur sa destination : Tabula de Alberto Magno posita in choro Fratrum Praedicatorum Parisius 1 . La Tabula scriptorum avait une destination analogue.
La liste des écrits de saint Thomas, dressée par la Tabula, appelle quelques observations.
Tout d'abord, la liste étant antérieure à 131 1, il est probable qu'elle est la plus ancienne. Seule, celle de Ptolémée de Lucques pourrait rivaliser avec elle.
Ce qui est le plus étonnant, c'est que, malgré son ancienneté et son origine, sa valeur soit assez médiocre. Elle omet plusieurs écrits authentiques et fournit déjà un grand nombre d'apocryphes. C'est ainsi que les numéros suivants du Catalogue officiel manquent à la Tabula : 7, 9, 16, 23 2, 43, 63, 67, soit sept numéros. Toutefois,
peut-être à cela, ce qui justifierait son origine parisienne, puisqu'il n'y avait de maîtres que ceux formés à Paris. Les autres écrivains auraient été ajoutés après coup, en marge ou en renvoi, ce qui donnerait au document cette absence d'ordre chronologique et méthodique constaté par Denifle, sans qu'il fût pour cela nécessaire d'admettre que l'ordre que l'on retrouve plus tard chez Laurent Pignon soit primitif. C'est le développement de la table primitive, par voie d'adjonctions, qui aurait conduit à l'idée d'un remaniement plus méthodique pendant le quatorzième siècle.
1 Paris, Nation, lat. 15 173, fos 84-96.
2 Le n° 25 manque aussi, mais on sait qu'il est identique avec le n° 48 ; et c'est ici le Catalogue officiel qui fait double emploi.
le numéro 16 a disparu accidentellement par la faute d'un copiste. Voyez plus loin le numéro 80 de la Tabula.
Par contre, la Tabula nous met en présence de vingt et un apocryphes, dont dix (10, il, 17, 20, 25, 32, 38, 39, 71, 72) lui sont propres et ne paraissent pas dans les autres catalogues. Les articles apocryphes étant en italique dans le document que nous reproduisons ci-dessous, il est ainsi aisé d'en voir les titres et la suite.
Il est étonnant, avons-nous dit, que la Tabula, étant donné son ancienneté et son origine, présente des écarts aussi notables. Pour expliquer le fait, il ne faut pas perdre de vue ce que nous avons écrit au début de cette étude sur les difficultés qu'il y avait au treizième et au quatorzième siècle à dresser une liste bibliographique considérable. L'inexactitude du catalogue des écrits de saint Thomas dans la Tabula trouve, en outre, une explication spéciale dans ce double fait, que ce document cherchant à faire la recension d'un grand nombre d'auteurs (dans l'état où nous la possédons elle contient 105 écrivains) n'a pu donner un soin minutieux à chaque auteur ; et le nombre des écrits de saint Thomas étant considérable, il était facile d'omettre un certain nombre d'écrits authentiques qui étaient cependant connus à Paris.
Quant aux écrits apocryphes, ils ont dû trouver à Paris un sol favorable à leur multiplication. C'est là que les œuvres de Thomas d'Aquin ont été universellement utilisées, et que des écrits, constitués avec des fragments et des résumés de ses œuvres, ont vu le jour. De là ces nombreuses attributions après coup. Le fait de toute cette littérature apocryphe qui vit de la substance doctrinale de Thomas d'Aquin témoigne, de son côté, de l'étendue de l'action exercée par la pensée du grand Docteur dans les milieux scolaires du temps.
L'examen du contenu du catalogue de la Tabula démontre clairement que cette liste a été constituée indépendamment de toutes les autres connues. C'est pourquoi son témoignage sur l'existence d'un commentaire littéral sur les quatre évangiles indépendant de la Catena aurea est particulièrement précieux (58-65), puisque, comme nous l'avons déjà constaté à propos du catalogue officiel, les commentaires sur les évangiles de Marc et de Luc sont demeurés inédits.
Nous donnons ci-dessous le texte de la Tabula avec les variantes du catalogue de Henri de Herford, puisque ce dernier, pour les raisons que nous allons dire, ne demande pas une publication spéciale.
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