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affaissables et permet de supposer que le collapsus s’effectuera bien.
Il est par contre difficile, pour ne pas dire impossible, de prévoir dans quelle mesure pourra s'affaisser sous l’action du pneumothorax, un bloc opaque, dense, compacl, occupant une partie ou la presque totalité du champ pulmonaire. S'agit-il d’un bloc de sclérose dense ou d'un bloc pneumonique ? et dans cette éventualité a-t-on affaire à des lésions caséeuses vraies, pneumoniques ou broncho-pneumoniques, ou à des lésions congestives, inflammatoires, susceptibles de régression, répondant à une zone d’encombrement (Sabourin) ou à un processus de « pneumonie curable » (Bezancon) ? L'examen radiclogique ne permet pas cette distinction avant le pneumothorax ; il ne renseigne pas sur la nature des lésions observées. Aussi n'intérvient-il alors que peu dans le pronostic. Ce n'est qu'après insufflation que l'examen radiologique, alors très utile, permettra quelques prévisions : défavorables si les lésions ne s’affaissent pas, favorables si le poumon se rétracte bien, car il s’agit dans ce cas de lésions inflammatoires susceptibles de régression rapide.
Les cavernes se présentent sous des aspects variables: Les unes sont vastes, entourées d'un cercle opaque très épais, constitué de tissu fibreux incompressible : elles sont difficilement influencées par la collapsothérapie et l'efficacité du traitement reste dans ces cas douteuse, le malade demeurant exposé aux hémoptysies et aux complications dues à la suppuration. D’autres, plus rares, atteignant des dimensions considérables, tirent leur intérêt de leur situation superficielle, sous-pleurale (il
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s'agit le plus souvent d’une caverne unique, géante, accolée à la paroi axillaire. Dans ces cas encore, le pronostic apparaît peu favorable, non point tant parce que la caverne peut présenter des parois rigides, mais parce que, à son niveau, le décollement de la plèvre est généralement impossible et, s'il est obtenu, parce que les chances de perforation sont grandes. Aussi a-t-on pu préconiser, dans ce cas, de préférence au pneumothorax, la phrénicectomie et la thoracoplastie.
Un autre aspect radiologique assez souvent rencontré est celui communément désigné sous le vocable : aspect en mie de pain ou en nid d’abeilles. Il répond à un « sysième de petites cavernes ». Cette image comporte un pronostic meilleur que les précédentes car elle caractérise des lésions le plus souvent affaissables.
Nous n'insisterons pas sur les images cavitaires, piuges claires au sein d’une masse caséeuse dont le pronostic est mauvais, ni sur celles que Jaquerod classe dans les 1% et 2° degrés et qui n’ont pas de signification particulièrement fâcheuse.
L'examen radiologique permet de déterminer exactement le siège des lésions. Certaines localisations paraissent comporter quelque intérêt pronostique, comme nous l’avons déjà vu pour les cavernes superficielles.
La lobite supérieure droite, décrite par L. Bernard est une forme radiologique bien caractérisée : bloc dense, en «asque, occupant le lobe supérieur droit et limitée en bas par une ligne régulière correspondant à la scissure. Le pronostic de cette forme serait ordinairement favorable selon L. Bernard. Sur 10 cas de tuber-
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culose fibro-caséeuse fournissant à la radioscopie une image de lobite supérieure droite, excavée ou non, nous enregistrons L guérison (0bs. 15), 2 succès encore récents (obs. 128, 133), 1 amélioration légère (obs. 78). Le plus souvent les résultats immédiats ont été favorables (sauf dans 2 cas). Parmi les 6 décédés : 4 présentaient une forme très évolutive (obs. 60, 61, 64, 110), 1 une forme moyennement évolutive (obs. 2), 1 est mort de néphrite avec coma urémique, alors que les résultats immédiats étaient bons (obs. 36).
Les lésions ne sont bas toujours affaissables ; dans quelques cas, elles sont denses et résistent à l'action du pneumothorax. Le pronostic de cette forme radiologique est donc loin d'être toujours favorable.
Les lésions hilaires ou juxta-hilaires localisées, souvent périsushilaires (au-dessus de la bronche principale), plus rarement périsoushilaires ou parahilaires (au-dessus el au-dessous de la bronche principale) sont profondes, centrales et nettement individualisées par le seul examen radiologique ; elles ne s’accompagnent pas, en général, d’adhérences : elles sont, en outre, compressibles. « La pratique nous a permis de constater, écrivent L. Bernard et Lelong, que, dans ces cas, le décollement s'obtenait avec une particulière facilité. A ce Utre, la localisation périhilaire s'oppose à la lobite supérieure droite, lésion plus localisée, mais qui, par suite de l’induration du bloc pulmonaire, peut résister davantage à la compression. » Le pronostic immédiat paraît donc favorable dans ces formes, même avec excavalion (sous la réserve qu'appelle le risque d’une hémoptysie abondante.)
Nous ne retrouvons ces formes que dans 4 cas sur les 135 qu'englobe notre <iatistique ; elles paraissent donc peu fréquentes. 3 fois sur #4 elles s’'accompagnent d'excavation. L'étude de ces 4 cas nous montre que le décollement fut toujours satisfaisant, les résultats immédiats bons. Le plus ancien de ces malades est décédé (décès après pleurésie et bilatéralisation précoces.) (obs. 28). Les 3 autres, traités respectivement depuis un an, 2 ans el 28 mois, n'ont Jamais présenté de complications (pleurales ou autres) (obs. 99, 112 et 135). II faut ajouter que, sur ces 3 cas favorables, deux étaient peu évolutifs, enfin le poumon opposé était indemne. On peut se demander, dans le cas de bilatéralisation précoce, si le pneumothorax n'a pas été intempestif (voir thèse de Wigniolle).
Les lésions basales seront étudiées plus lom avec les formes pneumoniques.