CHAPITRE II
Les éléments de pronostic au cours du traitement par le pneumothorax.
Nous venons de voir dans le chapitre précédent, à la lumière de la statistique, qu'avant tout essai thérapeutique, l'examen complet du malade joint à l’étude de la maladie pulmonaire pouvait autoriser quelques déductions pronostiques. Cependant les prévisions valent surtout pour un ensemble de malades. En présence d’un cas déterminé, en admettant même que soient connus tous les éléments favorables ou non à tirer de l'examen clinique, il resterait encore à donner à chacun d’eux son importance exacte et à apprécier dans quelle mesure ces facteurs se contrebalancent ou se surajoutent.. Autant dire qu’à priori on ne peut exprimer que des possibilités.
Une fois le pneumothorax artificiel entrepris et à mesure qu'il se poursuit, peut-on arriver du moins à des probabilités ?
APTO ES
Tout d’abord, il est une catégorie de malades pour lesquels le problème ne se pose plus après quelques tenlatives de collapsothérapie. Ce sont ceux chez lesquels des adhérences trop nombreuses ou une symphyse totale rendent impossible l'obtention d'une bulle gazeuse. Sur 161 malades justiciables du pneumothorax artificiel, 20 ne purent bénéficier de cette thérapeutique parce qu'il fut impossible d'obtenir un décollement, ce qui donne un premier déchet de 12,4 %. La plupart du temps l'existence d'adhérences suffisamment serrées pour rendre vaine toute tentative de pneumothorax à été impossible à prévoir, si nous faisons toutefois ex-, ceplion de 4 malades pleurétiques plus ou moins anciens figurant dans ce nombre.
Dans 5 cas, la bulle gazeuse à été minime, les insufflations sont devenues douloureuses et force a été d’abandonner le pneumothorax arüficiel. Si nous ajoutons ce nouveau déchet au premier, nous voyons que 25 malades sur 161, soit 15,53 %, se trouvent ainsi éliminés. Ecartons encore 1 cas où le pneumothorax artificiel ne fut pas réalisé parce qu'il s'agissait d’un sujet trop nerveux : il nous reste 135 malades traités sur lesquels est établie notre statistique.
Lorsque le décollement obtenu permet la poursuite du traitement, deux à trois mois sont en général nécessaires pour arriver à un Collapsus satisfaisant : c'est la période de création qui nécessite une surveillance constante. Il faudra ensuite entretenir la poche gazeuse (période d'entretien).
Pendant la période de création se manifeste déjà l’influence du pneumothorax artificiel. Il peut être :
As EU
a) soit efficace, c'est le cas de beaucoup le plus fréquent ;
b) soit inopérant, dans quelques cas ;
c) soit aggravant, très rarement (en précipitant, semble-t-1l l'évolution de lésions dans le poumon opposé).
En général, c'est dans l’année que se juge l'avenir d'un pneumothorax (L. Bernard). Mais, pendant toute la durée du traitement, des complications surviennent avec une fréquence variable pour modifier le cours des évènements et, le plus souvent, aggraver le pronostic.
Tant que se poursuit la cure on peut tirer des éléments de pronpstie :
1°) du siège et de l'étendue du pneumothorax.
2° des modifications qui se produisent sous l'influence de la compression dans les signes fonctionnels et généraux ainsi que dans les signes cliniques et radiologiques du côté malade.
3°) des incidents et complications diverses pouvant survenir tout au long du traitement.
A. Siège et étendue du pneumothorax.
8 de nos malades dont le sort n'a pu être fixé ne sont pas retenus dans nos calculs ; c'est sur 127 observations que nous basons les appréciations qui suivent. Comme un certain nombre d’entre eux sont traités depuis un temps relativement court, nous nous bornons à envisager seulement des « cas favorables » comprenant
les « guéris » et les améliorés, et des « cas défavorahe
SApree
bles » groupant les décédés, les aggravés et les station- }
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