INTRODUCTION
Il est classique de distinguer au cours de l’évolution des lésions tuberculeuses pulmonaires deux precessus : l’un caséifiant et destructeur , l’autre sclérosant et constructeur, ce dernier tendant à limiter les dégâts existants et s’opposant à l'extension des lésions. Ces deux tendances se combinant à des degrés variables, impriment à la tuberculose pulmonaire des formes variées selon leur prédominance respective. C’est grâce à la prédominance du processus de sclérose (considérée comme état cicatriciel) que la tuberculose tend à guérir. Malheureusement, le plus souvent, au moins dans les formes graves, ce processus, lent à se développer, ne parvient pas à limiter assez tôt les dégâts pulmonaires.
La méthode de Forlanini en réduisant dans une large mesure les mouvements d'expansion du poumon qui favorisent l'extension des lésions, en supprimant « les forces qui s'opposent à la rétractilité naturelle du parenchyme pulmonaire » accélère la tendance spontanée à la guérison. De plus par le ralentissement circulatoire, par l’ischémie relative qu'elle provoque dans le domaine de
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l'organe traité, elle diminue l'apport toxique vers l’organisme et place celui-ci dans de meilleures conditions de lutte.
Aussi peut-on attribuer au pneumothorax une double influence heureuse : l’une assez immédiate et qui résulte de la mise au repos du poumon et de la réduction de la circulation pulmonaire ; l’autre à effets plus lointains, nous voulons parler de l'influence favorisante du tissu de sclérose dont dépend la guérison solide.
Les résultats immédiats, c’est-à-dire surverant dans les 6 mois qui suivent la création du pneumothorax, sont ordinairement bons, souvent brillants. L'amélioration de l'état général et fonctionnel, notamment en ce qui concerne la courbe thermique et l'expectoration est remarquable. Tous les auteurs ont insisté sur ce fait.
Mais à échéance plus lomtaine et notamment pendant les deux premières années de la cure, le succès de la méthode est trop souvent compromis par des complications d'ordre et de gravité diverses tenant à des facteurs nombreux, prévisibles ou non, qui rendent l’avenir éloigné plus incertain. Un certain nombre de m:lades, après avoir bénéficié plus ou moins longtemps de la collapsothérapie se trouvent ainsi éliminés de la catégorie des « cas favorables ». Enfin, parmi ceux-ci, les uns se trouvent améliorés, les autres « guéris ».
Si l’amélioration passagère que procure au tuberculeux l'installation d’un pneumothorax n’est point négligeable, seuls sont intéressants les succès éloignés et durables. Le bilan en a été donné dans diverses statistiques — pas toujours comparables entre elles — dont nous citons les principales.